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Politique


Centrafrique : La Fête des Mères 2017 à Bégoua


11/06/2017
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Au Gabon, Ali Bongo officiellement réélu, son rival en appelle à la communauté internationale

Africa7info-Par Cyril Bensimon-Mis à jour le 25 septembre 2016

A Libreville, un important dispositif sécuritaire est déployé à tous les carrefours de la capitale.

C’est au cœur de la nuit, samedi 24 septembre, peu avant une heure du matin, que le verdict est tombé. Dans une capitale déserte, étroitement quadrillée par les militaires et les policiers, la Cour constitutionnelle a validé la réélection d’Ali Bongo Ondimba.

 

Sans la moindre surprise, la plus haute juridiction du Gabon n’a pas inversé les résultats provisoires proclamés fin août par la Commission électorale. Ceux-ci donnaient une très courte avance de moins de 6 000 voix au président sortant devant Jean Ping, son principal adversaire. Poussé par les diplomates occidentaux et africains, ce dernier s’était résolu, sans grande illusion, à déposer un recours devant « la tour de Pise qui penche toujours du côté du pouvoir », selon la formule des opposants gabonais. L’objectif était d’obtenir un recomptage des voix dans la province du Haut Ogooué, où le chef de l’Etat aurait réalisé des scores qui suscitent de très forts doutes – plus de 95 % des suffrages avec un taux de participation flirtant avec les 100 %.

Offre de « dialogue politique »

La requête de Jean Ping n’a finalement pas été entendue et Ali Bongo Ondimba, par le jeu des diverses annulations de bureaux de vote, peut désormais se prévaloir d’une victoire plus large : selon les résultats définitifs, il l’emporte avec 50,66 % des suffrages contre 47,24 % à son beau-frère et rival, soit une différence de 11 700 voix.

 

Lire aussi :   Au Gabon, le pouvoir est une affaire de famille

 

Conscient de l’étroitesse de son succès et des suspicions de fraudes qui l’entoure, Ali Bongo Ondimba a aussitôt après appelé « tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l’élection du 27 août, à travailler avec lui. » Reste que son offre de « dialogue politique », une pratique dont son père feu Omar Bongo était passé maître pour éteindre les contestations, s’inscrit dans un climat de répression des opposants. Vendredi, Léon Paul Ngoulakia, cousin germain du chef de l’Etat et ancien patron des services de renseignement récemment rallié à Jean Ping, a été arrêté à Libreville. Les craintes d’une révolution de palais, d’un coup d’état ou d’une grande mobilisation populaire ne sont manifestement toujours pas levées.

Se présentant encore et toujours comme « le président clairement élu par les Gabonais », Jean Ping n’a pour l’heure pas donné suite à cette main tendue. Samedi après midi, devant quelques dizaines de militants et les leaders politiques qui s’étaient ralliés à sa candidature, il a fustigé « en ce jour de deuil » la Cour constitutionnelle qui « une fois encore, une fois de plus, une fois de trop (…) a montré ses limites à travers son incontestable parti pris. » « Aucun Gabonais ne peut oublier le vote qui a été le sien. Aucune décision d’aucune instance, ne pourra rien changer à cette réalité », a-t-il martelé depuis le perron de la pagode qui jouxte sa demeure sous la surveillance de drones du pouvoir. Son message était au moins autant destiné à ses partisans qu’il invite à rester mobilisés qu’à la communauté internationale « qui doit se sentir interpellée par cette grave menace contre des valeurs universelles. »

En réaction à la décision de la Cour constitutionnelle, le ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a jugé que que l’examen des recours n’avait pas levé « tous les doutes » sur la réélection du président. Il a ajouté : la France « demande à ceux qui continuent de contester les résultats de récuser l’action violente ».

La capitale reste calme

A la différence du 31 août où Libreville, comme plusieurs villes de province, avait basculé dans la violence, la capitale est cette fois restée calme. Aucun pneu brûlé, aucune pierre lancée. L’important déploiement de forces de l’ordre à tous les carrefours de la ville et le souvenir de la répression – qui fit 4 morts selon le bilan officiel, entre 50 et 100 selon l’opposition – n’ont pas éteint la colère mais ils ont dissuadé tous ceux qui voulaient prendre la rue.

Devant son étal d’avocats du marché d’Akébé, un quartier populaire de Libreville, Marie-Thérèse Melongué clame sa désespérance. Ici, les supporters d’Ali Bongo Ondimba ne sont pas nombreux ou se font discrets. Dans la bouche de cette dame de 55 ans s’agrègent la colère contre son « vote bafoué » et les conditions de vie misérables dans ce qui devrait être un pays de cocagne recelant de pétrole et de minerais.

« Ici, nous sommes comme des rats, dit-elle. Il y a des robinets, on paye des factures mais il n’y a pas d’eau. Si tu vas à l’hôpital, on te demande 100 000 francs CFA (environ 150 euros). Où vais-je les trouver ? Ma fille a eu le bac il y a deux ans, mon fils il y a un an mais je n’ai pas les moyens de payer l’université. »

Lire aussi :   L’ordre règne à Brazzaville : le président est au palais, l’opposant en prison

 

Sous le regard approbateur de ses quelques clientes, Marie-Thérèse Melongué interroge : « On va faire quoi ? On a quelle force ? Quand tu veux parler, on vient te menotter et te tuer. C’est maintenant l’état de siège. Comment parler face à un fusil ? », dit-elle en mimant la posture d’un soldat prêt à tirer. Puis comme on lance une bouteille à la mer sans la moindre certitude que celle-ci atteindra un rivage, cette mère de « neuf gosses » supplie : « L’Union européenne a bien vu ce qui s’est passé. Ne nous abandonnez pas. »

©LE MONDE


25/09/2016
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Gabon: les réactions après la validation de la réélection d'Ali Bongo

 

 

 

 

Le président en exercice de l'UA, Idriss Déby, a pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle.
 

Après l'annonce de la réélection du président Ali Bongo à la tête du Gabon par la Cour constitutionnelle, l'Union africaine, dont le président tchadien Idriss Déby assure la présidence en exercice, a fait savoir qu'elle avait «pris acte» du verdict. Du côté des capitales influentes, la France, les Etats-Unis et le Maroc se sont aussi exprimés. Des réactions formulées en termes choisis.

 

La première grande capitale à s'être exprimée a été Washington par la voix de son ambassade à Libreville. La délégation américaine au Gabon « note la décision de la Cour constitutionnelle ». Elle appelle par ailleurs celle-ci à « publier les détails de ses procédures, par souci de transparence ». Les Etats-Unis appellent les deux parties au dialogue pour « panser les blessures d'un pays divisé ». Enfin, Washington s'inquiète des arrestations signalées dans les rangs de l'opposition, ainsi que de la perturbation du réseau Internet.

 

A Paris, la formule est savamment pesée : le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault « regrette » que l'examen des recours n'ait pas « levé tous les doutes » sur la réélection d'Ali Bongo. La France demande toutefois à l'opposition de « récuser l'action violente » et au gouvernement de « prendre des initiatives » pour « restaurer la confiance des Gabonais en leurs institutions ».

 

Au Maroc, un allié fidèle du Gabon, la diplomatie a dit « prendre acte » de la réélection du président sortant et se dit confiante dans le fait que les Gabonais choisiront la voie du dialogue pour résoudre la crise.

 

Idriss Déby appelle à un « dialogue politique »

 

C’est par un communiqué que le chef de l’Etat tchadien de retour de New York a pris acte de la réélection d’Ali Bongo Ondimba. Il invite « le président réélu à créer les conditions nécessaires et propices à un dialogue politique regroupant tous les fils du Gabon, gage de paix et de stabilité, exhorte l’opposition politique à plus de responsabilités ».

Idriss Déby, dont la présence a été annoncée à Libreville il y a quelques semaines au début de la crise post-électorale, n’a finalement pas fait le déplacement. Il a préféré attendre, les voies de recours n’étant pas épuisées, indique un de ses proches.

Le Tchad était tout de même à Libreville pour la fin du contentieux post-électoral. Nagoum Yamassoum, président du Conseil constitutionnel a fait partie de la délégation de l’Union africaine qui a assisté le Conseil constitutionnel gabonais.

 

©RFI

 


25/09/2016
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LES ACCORDS DE COOPERATION RCA-FRANCE DE 1960 SIGNES PAR DACKO ENFIN RETROUVES ET EXPOSES PAR DES PATRIOTES CENTRAFRICAINS

Africa7info-Mis à jour le 25 septembre 2016

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LES ACCORDS DE COOPERATION RCA-FRANCE DE 1960 SIGNES PAR DACKO ENFIN RETROUVES ET EXPOSES PAR DES PATRIOTES CENTRAFRICAINS

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

LOIS

Lois n° 60.1225 du 22 novembre 1960 portant approbation des accords particuliers conclus les 11,13 et 15 aout 1960 entre le gouvernement de la République Française, d’une part, et les gouvernements respectifs de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad d’autre part (1).

L’assemblée nationale, le sénat ont adopté.

Le président de la république promulgue la loi dont la teneur suit :

Art 1er- sont approuvés les accords particuliers suivant, conclus en application de l’article 96, alinéa 3 et 5 de la constitution française d’une part, et les gouvernementsrespectifs de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad d’autre part, dont le texte est annexé à la présente loi (2) :

1e accord de défense ainsi que l’annexe I sur l’aide et les facilités mutuelles en matière de défense commune, l’annexe II concernant le Conseil de Défense de l’Afrique équatoriale et l’annexe III concernant les matières premières stratégiques :

2è Accord de Coopération Monétaire Economique et Financière ;

3è Accord Relatif à l’Enseignement Supérieur.

Art.2- sont approuvés les accords particuliers suivants, conclus, en application de l’article 86 alinéas 3 et 5 de la constitution du 13 aout 1960, entre le gouvernement de la République française, d’une part et le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part et dont le texte est annexé à la présente loi (2) :

1e accord particulier sur les conditions de participation de la République Centrafricaine à la communauté :

2è accord de coopération en matière de politique étrangère

3è accord concernant l’assistance militaire technique et annexe concernant le statut des membres des armées françaises sur le territoire de la République du Congo :

4è accord en matière d’aide ;

5è accord en matière domaniale ;

6è accord de coopération culturelle ;

7è convention d’établissement

Art. 3 sont approuvés les accords particuliers suivants, conclus, en application de l’article 86, alinéas 3 et 5 de la constitution, le 15 aout, entre le Gouvernement de la République française d’une part et le Gouvernement de la République du Congo d’autre part et dont les textes sont annexés à la présente loi (2)

8è accord relatif au centre d’enseignement supérieur de Brazzaville.

1e accord particulier sur les conditions de participation de la République Centrafricaine à la communauté :

2è accord de coopération en matière de politique étrangère

3è accord concernant l’assistance militaire technique et annexe concernant le statut des membres des armées française sur le territoire de la République du Congo :

4è accord en matière d’aide ;

5è accord en matière domaniale ;

6è accord de coopération culturelle ;

7è convention d’établissement

8è accord relatif au centre d’enseignement supérieur de Brazzaville

Art. 4 - la République française transférera à la République Centrafricaine les installations nécessaires à ses forces armées selon les modalités arrêtées en comité de défense.

Art 5- la République Centrafricaine s’engage à faire appel exclusivement à la République française pour l’entretien et les fournitures ultérieures des matériels et équipement destinés à se forces armées.

Lorsqu’une fourniture n’est pas effectuée à titre gratuite, les modalités financières en sont fixées d’un commun accord.

Art 6- les forces armées de la République centrafricaine peuvent faire appel pour leur soutien logistique au concours des forces armées française

Art 7 - un bureau d’aide militaire français est mis à la disposition de la République centrafricaine pour faciliter la mise sur pied, l’encadrement, l’instruction et l’administration de ses forces armées.

La liste des postes à pourvoir est fixée d’un commun accord.

Les personnels du bureau d’aide militaire sont mis à la disposition de la République centrafricaine pour tenir des emplois de leur qualification.

Art 8 - ces personnels sont soldés de tous leurs droits par la République française et sont logés, ainsi que leur famille par la République Centrafricaine.

Art 9- la mise à la disposition est déterminée pour une durée fixée conformément à la réglementation française sur les séjoursextérieurs. Elle peut être renouvelée ou interrompue d’un commun accord.

Art 10 - le personnel militaire mis à la disposition de la République Centrafricaine demeure sous juridiction militaire française dans la condition prévue à l’annexe du présent accord. Ils sont soumis aux règles des disciplines générales en vigueur dans les forces armées françaises de la République Centrafricaine.

Ils servent dans la force armée de la République Centrafricaine selon les règles traditionnelles d’emploi de leur arme ou service. Il leur est reconnu le grade de la hiérarchie des forces armées de la République Centrafricaine correspondant à celui dont ils sont titulaires dans les forces armées françaises ou le grade immédiatement supérieur.

Toutes les décisions les concernant prises par le commandement de l’armée nationale de la République Centrafricaine doivent être communiquées aux chefs du bureau d’aide militaire. Notamment les sanctions disciplinaires éventuellement encourues, sont portées à la connaissance du chef du bureau d’aide militaire. Ces sanctions peuvent entrainer la réaffectation immédiate dans les forces armées françaises.

Inversement, toutes les décisions de l’autorité militaire française les concernant doivent être portées à la connaissance du commandement militaire de l’armée nationale.

Art 11 - la République centrafricaine s’engage à faire appel à la République française pour la formation de ses cadres.

Les ressortissants de la république centrafricaine sont admis par concours dans les écoles militaires françaises.

En outre pour aller, la formation des cadres, des ressortissants de la République Centrafricaine désignés par leur Gouvernement en accord avec le Gouvernement français peuvent être admis comme stagiaire dans les grandes écoles et établissement militaires français.

La République française prend à sa charge les frais d’instruction des élèves et stagiaires dans les grandes écoles et établissement militaire français.

Fait à Bangui, le 13 aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ANNEXE

CONCERNANT LE STATUT DES MEMBRES DES FORCES ARMEES FRANÇAISE SUR LE TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Art 1- les juridictions militaires connaitront des infractions imputées à un membre des forces armées française lorsqu’elles auront été commises dans le service ou à l’extérieur des bases et installation de ces forces.

Dans les autres cas, les tribunaux de la République Centrafricaine seront compétents. Le Gouvernement de la République Centrafricaine considérera avec bienveillance toute demande émanant des autorités françaises et ayant pour objet un transfert de juridiction en leur faveur.

Lorsqu’il y’aura pas eu transfert de juridiction, il sera prévenu, dans le cas ou sa détention préventive sera prononcée par l’autorité judiciaire, détenu dans sa prison dépendant de l’autorité militaire française. Celle-ci s’engage à le présenter devant les autorités judiciaires de la République centrafricaine pour tous les actes de l’instruction et pour le jugement. En cas de condamnation, la peine sera exécutée à la diligence des autorités française dans des lieux et condition dont la République Centrafricaine sera informée.

Les autorités de la République Centrafricaine ne pourront procéder à l’arrestation d’un membre des forces armées françaises qu’en cas de flagrantdélit. Elles aviseront immédiatement les autorités militaires françaises et remettront l’intéressé à celle-ci dans le délai les plus courts requis pour cette remise.

Art 2 - les enquêtes sont effectuées à l’intérieurdes bases et installations des forces armées française par les autorités françaises de la République Centrafricaine dans le délai le plus court requis pour cette remise. Dans ce cas, les autorités judiciaires centrafricaines pourront êtreassociées à l’exécution des mesures d’instruction auxquelles il sera procédé à leur requête à l’intérieur des bases et installations militaires françaises.

Les forces armées françaises pourront, en liaison avec les autorités de la République Centrafricaine, utiliser à l’extérieur de leurs bases et installations, une police militaire dans les mesuresnécessaire pour maintenir l’ordre et la discipline parmi les membres de ces forces.

Art 3- en cas d’infraction commises sur le territoire de la République Centrafricaine contre les forces armées ou les installations, biens et matériels militaires français ou centrafricains, les autorités de la République française et les autorités de la République Centrafricaine s’engagent à prendre contre les personnes soumises à leur juridiction respective les mesures équivalentes à celles qui seraient prises si ces infractions avaient été commises à l’encontre de leurs propres forces armées ou leurs propres installations biens et matériels militaires.

Art 4- le Gouvernement de la République française versera des indemnités équitables en cas de dommages survenus à l’occasion de l’accomplissement de fonction officielles par des personnes directement employées par lui. Les demandes en indemnités seront transmises au Gouvernement de la République Centrafricaine à la diligence du Gouvernement française.

Sous réserve des dispositions du premier alinéa du présent article les tribunaux de la République Centrafricaine connaitront des dispositions envues, dirigées contre les membres des forces armées française.

Dans cette affaire, les autorités militaires de la République française prendront à la demande des autorités militaires de la République Centrafricaine toutes les mesures en leur pouvoir pour s’assurer du respect des jugements et ordonnances des tribunaux de la République Centrafricaine pour aider les autorités de la République Centrafricaine à faire exécuterle jugement et ordonnance. L’exécution de ces jugements et ordonnances ne pourra atteindre ni la personne, ni les armes, ni la munition, ni l’équipement, ni les objetsréglementaires, ni la tenue d’un membre des forces armées française.

Art 5- les membres des forces armées française sont imposés par le Gouvernement français et ne sont pas assujettis aux impôts directs perçus pour le compte de la République Centrafricaine et de ses collectivités territoriales.

Le Gouvernement de la République française verse au Gouvernement de la République centrafricaine une contrepartie fixée d’un commun accord, compte tenu de l’importance des effectifs des forces armées française et des dispositions de la législation fiscale de la République Centrafricaine.

Art 6- les membres des forces armées française sont munis de carte d’identité ou de fiche d’indentification dont les spécimens sont déposés auprès du Gouvernement de la République Centrafricaine.

Art 7- le commandement militaire français peut à l’usage exclusif des membres des forces armées française, déposer de service de soutien logistique et notamment d’un service de poste aux armées et de galerie militaire. Un accord fixera les modalités de fonctionnement du service de poste aux armées.

Le commandement militaire français peut créer et entretenir des cercles, des foyers et des services. Ces établissements sont dispensés de licence et de taxe ou impôts sur la vente.

Les mesuresnécessaires sont prises par les autorités françaises afin que les personnes n’ayant pas droit de s’approvisionner auprès de l’établissement ne puissent procurer les marchandises qu’ils mettent en vente.

Art 8- les dispositions réglementaires concernant les marques extérieures de respect en vigueur dans l’armée de la République française et dans l’armée de la République centrafricaine observées par les membres d’une de ces armées à l’égard des membres de l’autre et l’égard des pavillons nationaux.

Art 9- les dispositions du présent accord s’appliquent aux membres des forces armées française sur le territoire de la République Centrafricaine et aux personnels militaires français mis à la disposition de la République centrafricaine.

Les personnes à charge des membres des forces armées française, telles qu’elles sont déterminées par la loi française sont assimilées aux membres des forces armées françaises pour application des articles 5, 6, 7 de la présente annexe. Toutes fois, ces personnes ne bénéficient pas des dispositions de l’article 8 en tant qu’elles exercent sur le territoire de la République Centrafricaine des activités assujetties à l’impôt.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORD EN MATIERE D’AIDE

ENTRE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 Juillet 1960, entré en vigueur le 12 Aout 1960, la République Centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la République française l’a reconnue en qu’Etat indépendant et souverain.

Considérant que la République Centrafricaine manifeste la volonté de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle elle participe dans la condition prévue aux accords en date de ce jour.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1er – la République française soucieuse de seconder les autorités autorités de la République centrafricaine pour son développement, elle apportera dans toute la mesure du possible, l’aide qui lui est nécessaire pour atteindre ses objectifs de progrès économique et social qu’elle s’est fixée.

Art 2 – l’aide de la République française à la République centrafricaine se manifestera notamment par la réalisation d’études, fourniture d’équipement, l’envoie d’experts et de techniciens, formation de cadre, l’octroi de concours financiers

Art 3 – les modalités et le montant des aides ainsi consenties feront l’objet de conventions spéciales.

Art 4 – chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement requises pour la mise en vigueur du présent accord qui prendra effet à la date de la dernière notification.

Fait à Bangui, le 13 Aout 1960.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORD EN MATIERE DOMANIALE

ENTRE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 Juillet 1960, entré en vigueur le 12 Aout 1960, la République Centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la République française l’a reconnue en qu’Etat indépendant et souverain.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1 - il est institué une commission mixte paritaire qui élaborera, dans un délai de six mois à dater de l’entrée en vigueur du présent accord, une convention en matière domaniale.

Art 2 – la commission mixte établira la liste des immeubles acquis ou constitués sur crédits du budget de l’Etat français dont la propriété sera reconnue à la République française. Elle déterminera éventuellement les compensations qui apparaitront nécessaires à la satisfaction des besoins des parties en présence.

Art 3- la commission prévoira l’affectation en jouissance à la République française de ceux des biens revenant à la République centrafricaine qui resteraient nécessairesaux besoins des services de la République française sur le territoire de cet Etat.

Art 4 – la commission établira la liste des organismes de droit publics français jouissant de l’autonomie administrative ou financière dont les biens sont propriété privée.

Art 5 – la République Centrafricaine déclare confirmer les concessions accordées antérieurement à la date à laquelle prend effet le présent accord sans préjudice des dispositions internes actuellement applicables.

Art 6- dès l’entrée en vigueur le présent accord, le droit de concession, en ce qui concerne les terrains immatriculés, sera exercé par les autorités de la République Centrafricaine.

Art 7 – les dispositions du présent accord ne s’appliquent pas aux terrains et bâtiments affectés à la défense, ceux-ci feront l’objet de conventions particulières.

Art 8 – chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement requises pour la mise en vigueur du présent accord, qui prendra effet à la date de la dernière notification.

Fait à Bangui, le 13 Aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORD DE COOPERATION

EN MATIERE DE LA POLITIQUE ETRANGERE ENTRE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 juillet 1960, entré en vigueur le 12 aout 1960, la République Centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la République française l’a reconnue en tant qu’Etat indépendant et souverain.

Considérant que la République Centrafricaine manifeste la volonté de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle elle participe dans des conditions prévues aux accords en date de ce jour.

Désireux d’affirmer la permanence des liens d’amitié qui unissent les deux peuples et reconnaissent que leurs politiques étrangères s’inspirent, dans l’esprit de la charte des Nations Unies d’un même idéal et des mêmes principes.

Sont convenus ce qui suit :

Art 1 – le Président de la République française, le Président de la Communauté accrédité auprès du Chef de l’Etat Centrafricain un Haut Représentant, ce Haut Représentant à rang et prérogatives d’ambassadeur. Il est le Doyen du Corps Diplomatique dans la République Centrafricaine.

Le chef de l’Etat centrafricain accrédite auprès du Président de la République française, Président de la communauté un Haut Représentant, ce Haut Représentant à rang et prérogative d’Ambassadeur, il lui est réservé une place privilège parmi les envoyés diplomatique accrédités à Paris.

Art 2 – des postes consulaires sont établis sur le territoire de chacun des deux Etats leurs sièges sont fixés à l’annexe joint au présent accord. Leur circonscriptionseradéfinie par un accord ultérieur. D’autres postes consulaires pourront être ouverts ultérieurement d’un commun accord entre les deux Gouvernements.

Art 3– la République française assure à la demande de la République Centrafricaine dans les Etats ou celle-ci n’a pas de représentation propre, la représentation de la République Centrafricaine ainsi que la protection de ses ressortissants et de ses intérêts.

La République française assure, à la demande de la République Centrafricaine sa représentation auprès des Organisations Internationales ou celle-ci n’a pas de représentation propre.

A cet effet, le Gouvernement de la République Centrafricaine donne par l’intermédiaire du Gouvernement de la République française, toutes directives aux agents diplomatiques et consulaires aux délégués français.

Des fonctionnaires de la République Centrafricaine peuvent être accueillis dans les postes diplomatiques et consulaires de la République française et de la communauté afin de suivre les affaires intéressant la République Centrafricaine.

Art 4 - Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République centrafricaine se tiennent mutuellement informés et se consultent au sujet des problèmes de politique étrangère afin de confronter leurs de vue et de rechercher, par toutes décision importante, harmonisation de leurs positions de par leurs actions, ils se concertent de manière régulière, notamment au sein de la conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement ainsi que dans des réunions périodiques des Etats et de Gouvernement ou des Ministres des Affaires étrangères.

Dans le même esprit, les délégués des parties contractantes se concertent avant toutes négociations ou conférences techniques internationales intéressant la République française et la République Centrafricaine.

Art 5 – le gouvernement de la République française prête au gouvernement de la République Centrafricaine son concours pour l’organisation et la formation technique des cadres diplomatiques et consulaires de la République Centrafricaine.

Art 6 – chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement requise pour la mise en vigueur du présent accord qui prend effet à la date de la dernière de ces notifications.

Fait à Bangui, le 13 Aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ANNEXE

CONCERNANT LES POSTES CONSULAIRES

En application e l’article 2 du présent accord :

1e des postes consulaires français seront établis à Bangui, Bouar et Obo

2E Un poste consulaire de la république centrafricaine sera établi à Paris.

ACCORD PARTICULIER

SUR LES CONDITIONS DE PARTICIPATION DE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A LA COMMUNAUTE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 juillet 1960, entré en vigueur le 12 aout 1960, la république centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la république française l’a reconnue en étant qu’Etat indépendant et souverain.

Considérant que la république centrafricaine manifeste la volonté de coopérer avec la république française au sein de la communauté.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1 – la République Centrafricaine est membre de la communauté à laquelle elle participe dans les conditions définies au présent accord et par des accords de coopération.

Art 2 – la République Centrafricaine reconnait que le Président de la République française est de droit le Président de la Communauté.

Art 3 – la République française et la République centrafricaine participent à une conférence périodique des Chefs d’Etat et de Gouvernement réunie sous la résidence du Président de la Communauté pour se concerter sur les problèmes essentiels intéressant celle-ci.

Elles participent ainsi à des comités de ministres ou experts auxquels sont représentés éventuellement les autres Etats

Art 4 – la République Centrafricaine à la faculté d’envoyer une délégation à un sénat interparlementaire consultatif composé de délégué des assemblées législatives des Etats de la Communauté.

Art 5- chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement pour la mise en vigueur du présent accord qui prendra effet à la date de la dernière notification.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORDS PARTICULIERS CONCLUS LES 11, 13 ET 15 AOUT 1960 ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DE LA REPUBLIQUE DU CONGO ET DU TCHAD.

Accords quadripartites

Le Gouvernement de la République française

Le Gouvernement de la République Centrafricaine

Le gouvernement de la République du Congo et le

Le gouvernement de la République du Tchad

Considérant que par l’effet de l’entrée en vigueur des accords de transfert des compétences de la communauté, la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad ont accédé à l’indépendance et que la République française a reconnu leur indépendance et leur souveraineté,

Conscients des responsabilités qui leurs incombent en ce qui concernent, le maintien de la paix, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies,

Considérant que la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad manifeste leurs volonté de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle elles participent désormais dans les conditions aux accords conclus à cet effet.

Désireuse de déterminer les modalités de leur coopération en matière de défense.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1 er – la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad conviennent d’organiser avec la République française un système commun afin de préparer et assurer leur défense et celle de la communauté dont elles feront partie.

Art 2– les parties contractantes se prêtent à cet effet aide et assistance et se concertent d’une manière permanente sur les problèmes de défense.

Les problèmes généraux de défense de la communauté sont traités en conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

Les problèmesrégionaux de défense au niveau de chaque Etat sont traités par un comité de défense.

Art 3 – la République Centrafricaines, la République du Congo et la République du Tchad sont responsables de leur défense intérieure et extérieure.

A cette fin, chacune des Républiques dispose de forces armées nationales.

Ces forces armées nationales participent avec les forces armées française, sous un commandement unique, au système commun de défense organisé par le présent accord.

Art 4 – chacune des parties contractantes s’engage à donner aux autres toutes facilités et toutes baiesnécessaires à la défense et en particulier à la constitution, au stationnement à l’emploi des forces de défense.

Sur le territoire de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad, les forces de défense dispose des installations militaires et bénéficient des droits et sécurité ainsi qu’à l’exécution de leurs missions.

En particuliers afin de permettre à la République française d’assumer ses responsabilités dans la défense commune et à l’échelle mondiale. La République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad reconnaissent aux forces armées française la libre disposition des bases qui leurs sont nécessaires.

Art 5 – les forces de défense sont essentiellement les forces armées de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad et les forces armées française chargées de la défense de la communauté.

Art 6 – la République Centrafricaine s’engage à apporter à la République Centrafricaine, à la République du Congo et à la République du Tchad l’aide nécessaire à la constitution de leurs forces armées nationales.

Art 7 – des annexes définissent les modalités d’application du présent accord.

Art 8 – chacune des parties contractantes notifiera aux autres l’accomplissement des procédures constitutionnellement requise pour la mise en vigueur du présent accord et de ses annexes qui prendront effet à la date de la dernière notification.

Fait à Brazzaville, le 15 Aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

Pour le Gouvernement de la République du Congo

Fulbert youyou

Pour le gouvernement de la République du Tchad

François tombalbaye

ANNEXE

CONCERNANT LES MATIERES PREMIERES ET PRODUITS STRATEGIQUES

Art 1er – dans l’intérêt de la défense commune les parties contractantes décident de suivre une politique concertée des matières premières stratégiques et d’adopter en ce domaine les mesures prévues ci-après

Art 2 – sont considérés comme matière premières et produits stratégiques :

Les hydrocarbures liquides ou gazeux

L’uranium, le thorium, le lithium, le béryllium

L’hélium, leurs minerais et composés.

Des modifications pourront êtreapportées à cette liste par échange de lettre entre les parties contractantes.

Art 3 – la république française, la république centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad procèdent à des consultations régulières, notamment au sein de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement et du Conseil de défense pour la politique qu’elles sont appelés à suivre dans le domaine des matières premières et produites stratégiques, compte tenu en particulier des besoins généraux de la défense commune de l’évolution des ressources dans les Etats de la Communauté et de la situation du marché mondial

Dans le cadre de la politique concertée, la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad tiennent informée des mesures générales ou particulières qu’elles se proposent de prendre en ce qui concerne la recherche, l’exploitation et le commerces extérieur des matières premières et produits stratégiques. La République française communique à la République centrafricaine, la république du Congo et la république du Tchad les éléments d’appréciation dont elle dispose concernant les questions évoquées au présent alinéa. La République centrafricaine, la République du Tchad et la République du Congo l’informent des décisions prises.

Art 4 – la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad réserveront à la satisfaction des besoins de leur consommation intérieure les matières premières et produits stratégiques obtenus sur leurs territoires. Elles accordent à la République française une préférence pour l’acquisition de surplus et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle en ces matières et produits. Elles facilitent leurs stockages pour les besoins de la défense commune et lorsque les intérêts de cette défense l’exigent, elles prennent les mesures nécessaires pour limiter ou interdire leur exportation à destination d’autre pays.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

Pour le Gouvernement de la république du Congo

Fulbert youlou

Pour le gouvernement de la république du Tchad

François tombalbaye

ACCORD DE COOPERATION

EN MATIERE MONETAIRE, ECONOMIQUE ET FINANCIERE ENTRE LA REPUBLIQUE FRANCAISE, LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, LA REPUBLIQUE DU CONGO ET LA REPUBLIQUE DU TCHAD

Le Gouvernement de la République française

Le Gouvernement de la République Centrafricaine

Le Gouvernement de la République du Congo

Le Gouvernement de la République du Tchad

Considérant que les parts les effets de l’entrée en vigueur des accords de transferts de compétences de la communauté, la République Centrafricaine, la république du Congo et la République du Tchad

Considérant les relations particulières qu’entendent maintenir, en ce qui concernent notamment le régime monétaire et celui des échanges, la République centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad ci-après dénommés « Etat d’Afrique Equatoriale.

Considérant que les Etat d’Afrique équatoriale manifestent leur volonté de poursuivre leur développement en étroite association entre eux et en collaboration avec les autres pays de la zone franc, tout en bénéficiant des possibilités d’échange qui s’offrent à eux dans les autres parties du monde.

Considérant la volonté manifestée par ces Etats de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle ils participent désormais dans les conditions prévues aux accords conclus à cet effet.

Sont convenus de ce qui suit :

Tire 1

De la monnaie

Art 1er – la République française reconnait que l’accession à la souveraineté internationale des Etats d’Afrique équatoriale leur confère le droit de créer une monnaie et un institut d’émission qui leur soient propres.

Art 2 – les Etats d’Afrique équatoriale confirment leur adhésion à l’union monétaire dont ils sont membres à l’intérieur de la Zone franc.

Le franc CFA émis par la Banque centrale des Etats de l’Afrique équatoriale et du Cameroun dans des conditions en vigueur à la date d’effet du présent accord. Demeure la monnaie légale ayant pouvoir libératoire sur toute l’étendue de leurs territoires.

Art 3- les opérations de la Banque Centrale dans chacun des Etats d’Afrique équatoriale feront l’objet à une date qui sera fixée en commission mixte d’écriture distincte dans ses livres. Le comité groupant au sein de son conseil d’administration les représentants de la République Centrafricaine et de ceux des Etats d’Afrique équatoriale se réunit de plein droit sur demande de la représentation d’un Etat.

Art 4- les directeurs des agences de la Banque centrale dans les Etats d’Afrique équatoriale sont proposés par la Banque à l’agreement des Etats intéressés.

Art 5 - la République française et les Etats d’Afrique équatoriale se reconnaissent mutuellement le droit de mettre fin. Pour ce qui les concerne, au régime monétaire visé aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus et ce r2gime leur paraissait devenir contraire à la sauvegarde des intérêts légitimes de l’une ou l’autre des parties. En ce cas, des négociations seront entamées au sein de la commission mixte prévue à l’article 23 du présent accord afin de déterminer d’une part le délai préparatoire à la reforme, d’autre part les modalités de celle-ci pour autant qu’elles intéressent leurs parties contractantes et notamment les relations de la nouvelle monnaie avec le franc français et les autres unités monétaires dans la zone franc, ainsi que les rapports du nouvel institut d’émission avec les autres organismes monétaires de la zone.

La République française s’engage à apporter en cette hypothèse aux Etats intéressés dans toute la mesure du possible, l’assistance technique que ceux-ci lui demandaient.

Art 6 – toute modification de la parité entre l’unité monétaire utilisée sur le territoire des Etats d’Afrique équatoriale et le franc français ne pourra intervenir qu’accords entre les partiesintéressées.

Le Gouvernement de la République française consultera les gouvernements des Etats d’Afrique Equatoriale dans le cadre des études pouvant être effectuées préalablement à toute modification éventuelle du rapport entre le franc français et les monnaies étrangères et négociés eux les mesures propres à sauvegarder les intérêts légitimes de leurs Etats.

Art 7 – à compter de la signature du présent accord toute modification aux statuts de la Banque centrale des Etats de l’Afrique équatoriale et du Cameroun résultera d’un accord entre gouvernement des Etats d’Afrique équatoriale et les autres autorités compétentes.

Art 8 – sont confirmées les conventions conclues à la date, l’effet du présent accord relatifs aux relations entre le trésor français et les trésors des Etats d’Afrique équatoriale.

Titre II

Des échanges

Art 9 – les Etats équatoriale négocient et signent avec autre pays et organisation internationales des accords ou traités et commerce, des conventions douanières et des accords financiers compte tenu des relations particulières qu’ils entretiennent entre aux notamment dans le cadre de l’union douanière équatoriale.

Art. 10 – en vue notamment d’assurer la coordination de leurs politiques économiques à l’égard des tiers, les parties contractantes conviennent de se consulter dans le cadre de commission mixte de tout organisme groupant plusieurs ou la totalité des Etats de la zone franc chaque fois que l’une des parties proposera la négociation d’accords, conventions, traités économiques ou financiers ont le contenu intéressera les partenaires.

Art 11 – les Etas d’Afrique équatoriale détermineront librement leur politique contingentaire et tarifaire sous réserve des engagements qu’ils souscrivent au sein ou en dehors de la zone franc et les limitations éventuelles arrêtés d’un commun accords en application des articles 13, 14 et 15 ci-dessous.

Art 12 – les parties contractantes conviennent de maintenir leurs relations économiques dans une relation économique dans le cadre d’un régime préférentiel réciproque dont les modalités d’application pourront être, en tant que les besoins précisées par accords spéciaux.

Ce régime préférentiel a pour objet d’assurer à chacune des débouchés privilégiés ; notamment dans le domaine commerciale et tertiaire ainsi que dans celui des organisations de marchés.

Art 13 – sous réserve de nécessités d’hygiène de la sécurité de l’ordre publics et du respect des monopoles fiscaux, les marchandises originaires et en provenance des territoires de la politique française ou des Etats de l’Afrique équatoriale circulent des éléments entre ces territoires.

Ces mêmes marchandises bénéficient l’entrée ou à la sortie de ces territoires de la franchise des droits de douane.

Des exceptions à ces deux principes motivées par la mise en œuvre des organisations de marchés ou par les exigences du développement, peuvent être apportées d’un commun accord en commission mixte.

Art 14 – les Etats d’Afrique équatoriale bénéficient des organisations de marchés et des aides financières intéressant les produits de base existant au sein de la zone franc.

Ils engagent en contrepartie à respecter les règles et directives générales formulées dans ce domaine pour l’ensemble de la zone franc, sous réserve des aménagements jugés nécessaires et acceptés d’un commun accord au sein de la commission mixte.

Art 15 – en vue d’assurer l’application du régime préférentiel réciproque visé à l’article 12 ainsi qu’utilisation judicieuse des ressources de la zone franc, les programmes d’importation, établis par les Etats d’Afrique équatoriale en fonction des besoins de leur développement, sont arrêtés annuellement en commission mixte. Ces programmes fixent un plafond global en devises qui peut être assorti de plafonds partiels application. Les importations réalisées au titre des accords commerciaux passés par l’Etats d’Afrique équatoriale sont reprise dans ces plafonds.

Art 16 – toutes les recettes et les dépenses des Etas d’Afrique équatoriale sur les pays extérieurs à la zone franche sont exécutées par cession ou achat de devise étrangère sur le marché des changes de Paris.

Les opérations en devise des Etats d’Afrique équatoriale sont individualisées et reprises dans un « compte devises » qui permet à tout moment d’en suivre les réalisations.

Art 17 - Les parties contractantes se consultent au sein de la commission mixte sur l’évaluation de la balance des paiements et de la trésorerie en devisés. Cette consultation intervient en particulier soit pour les accords de paiement que la république française se propose de négocier que les Etats d’Afrique équatoriale se proposent de conclure avec les pays tiers notamment lorsque ces accords sont matérialisés par des prêts qui impliqueraient une sortie de devises

Art 18 - les Etats d’Afrique équatoriale appliquent sur leur territoire, par l’intermédiaire des organismes compétents à la date d’effet du présent accord, la réglementation des échanges de la zone franc : les aménagements éventuels seront concrètes en commission mixte.

Dans un délai à déterminer à compter de l’entrée en vigueur du présent accord, les parties contractantes se consulteront en vue de la création dans chacun des Etats d’Afrique équatoriale d’un office des changes placé sous l’autorité de chaque gouvernement ; elles détermineront en commission mixte les modalités de fonctionnement de ces offices et les conditions de leur coordination avec les autorités centrales de la zone franc.

Les autorités contractantes collaborent à la recherche et à la répression des infractions aux règlementations des changes.

Art 19 – les investissements étrangers devant recevoir une application dans les Etas d’Afrique équatoriale sont soumis aux dispositions des articles 16 et 18 ci-dessus et donnent lieu à examen par les offices des changes intéressés. Toutes fois s’ils dépassent un plafond à déterminer en commission mixte, ils sont examinés au sein de celle-ci, ou en cas d’urgence, selon une procédure fixée par elle.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

Pour le Gouvernement de la République du Congo

Fulbert youlou

Pour le gouvernement de la République du Tchad

François tombalbaye


25/09/2016
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Centrafrique : 20 morts dans des violences

Africa7info- Par  - Mis à jour le 18 septembre 2016

 

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Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs blessées en Centrafrique par des hommes armés issus de la rébellion de l'ex-Séléka dans la région de Kaga Bandoro, dans le centre du pays.

"Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des attaques lancées vendredi par des éléments ex-séléka contre Kaga Bandoro et des villages environnants, provoquant la peur parmi les habitants qui ont fui en brousse ou encore vers les localités voisines", a déclaré un responsable de la gendarmerie.

 

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18/09/2016
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Marie-Madeleine Mborantsuo : « La Cour constitutionnelle du Gabon est capable de travailler sous la pression »

 Par Marwane Ben Yahmed - Envoyé spécial à Libreville Mis à jour le 

  Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, revient sur les derniers développements du processus électoral gabonais. Interview exclusive.

 

Jeune Afrique : La Cour constitutionnelle a reçu un recours formulé par le candidat Jean Ping. Où en est son examen ?

 

Marie-Madeleine Mborantsuo : Le recours a été enregistré au greffe de notre juridiction et immédiatement notifié à la partie défenderesse, c’est-à-dire Monsieur Ali Bongo Ondimba, déclaré provisoirement élu par la Commission électorale nationale autonome et permanente. Les juges rapporteurs chargés de l’instruction du dossier sont à pied d’œuvre et examinent non seulement les moyens de droit et les pièces jointes au dossier mais également les mémoires en défense qui ont été communiqués hier par les avocats de la partie défenderesse.

 

Quand peut-on espérer une décision ?

S’agissant de l’élection présidentielle, la cour dispose de quinze jours pour statuer à compter de la date d’enregistrement au greffe. Nous espérons donc que d’ici à la semaine prochaine, la Cour pourra vider sa saisine.

 

Monsieur Ping vous a adressé une sorte de mise en garde. Il vous enjoint de décider en fonction de ce qu’il perçoit comme étant la vérité des urnes. Comment accueillez-vous ses propos ?

Gabon : Jean Ping met en garde la Cour constitutionnelle en cas de rejet de son recours

 

Nous pensons que ce n’est qu’un excès de langage. Vous faites bien de dire qu’il s’agit de « sa » vérité. Ici, il n’y a pas deux vérités. Nous examinons les faits à partir des procès-verbaux que la Cenap nous fait parvenir en sa qualité de principal organisateur du scrutin. Nous travaillons également en fonction des pièces que nous communiquent Monsieur Ping mais aussi Monsieur Bongo Ondimba. Les injonctions d’un candidat, quel qu’il soit, ne rentrent pas dans le cadre d’une procédure judiciaire normale. La Cour ne statue pas en fonction des injonctions de l’une ou de l’autre partie. Elle le fait au vu des dossiers qui lui sont soumis. Les membres de la Cour sont sereins. Ils examineront les recours comme la procédure le prévoit.

 

Quelle qu’elle soit, votre décision aura des conséquences sur l’avenir du pays. Une lourde pression pèse sur votre juridiction. Comment vivez-vous cette période ?

Chaque élection présidentielle a toujours son lot de pression. Ce ne sera pas la première fois que la Cour constitutionnelle gabonaise se retrouve dans une situation sensible. Il vous souviendra qu’en 2009, c’est cette même cour qui a eu à superviser l’élection du président de la République suite au décès d’Omar Bongo Ondimba. Nous avons de l’expérience et sommes capables de travailler sous la pression. Je ne peux pas dire qu’on s’en accommode mais le juge, de par sa formation, a toujours des éléments qui lui permettent de ne pas perdre pied, de statuer non en opportunité mais en droit.

 

Nous sommes au regret de dire qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il y ait encore autant d’insuffisance dans l’organisation des scrutins

Quelles sont les possibilités qui s’offrent à la Cour constitutionnelle ? Elle peut confirmer l’élection du président Ali Bongo Ondimba. Peut-elle inverser les résultats pour déclarer Jean Ping vainqueur ou alors demander un nouveau scrutin ?

 

La loi prévoit toutes ces possibilités. En l’état actuel du dossier, je ne puis me déterminer. Cependant, je dois dire qu’il est rare que la voie de l’inversion soit utilisée. La Cour étant saisie en contentieux électoral, les dossiers portent aussi bien sur les résultats annoncés dans la province du Haut Ogooué, dans le Woleu Ntem, à Libreville, à Owendo ou à Ntoum. Comme vous le constatez, il est prématuré d’envisager telle ou telle voie. Je peux tout simplement vous assurer qu’en dehors de l’aspect contentieux, la Cour va procéder au contrôle de la régularité de tous les 2 580 procès-verbaux de cette élection. Nous ne validerons pas des résultats que nous n’aurons pas préalablement vérifiés.

 

Au regard des documents en votre possession, comment jugez-vous le travail effectué par la Cenap ?

 

Pendant près de huit mois, les membres de la Cour ont sillonné tout le pays, se sont adressé aux acteurs chargés de la bonne tenue des opérations électorales. Mais nous avons dénombré des retards, nous déplorons l’absence des scrutateurs dans les bureaux de vote. Nous déplorons également l’absence des représentants de certains candidats dans les bureaux de vote. Nous sommes au regret de dire qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il y ait encore autant d’insuffisance dans l’organisation des scrutins. Cela ne rend pas facile la tâche du juge constitutionnel. Beaucoup reste à faire.

 

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de partialité compte tenu des relations que vous avez entretenues avec Omar Bongo Ondimba ?

 

Eh oui (soupir), c’est vraiment dommage de devoir en parler. Écoutez, c’est de l’histoire ancienne. En plus, ces candidats qui en parlent ont eux-mêmes entretenu le même genre de relations avec cette même famille Bongo Ondimba. Donc je n’ai rien à leur dire. Je leur demande tout simplement de considérer que ces relations ne les ont pas empêchés, eux, de se présenter contre le fils d’Omar Bongo Ondimba ou de critiquer son action. Je suis juge, je le serai toute ma vie. J’ai mes convictions qui sont strictement personnelles. Je dois préciser que je ne suis pas seule à prendre les décisions. La Cour est composée de 9 juges parmi lesquels des personnes liées par le sang aux candidats à l’élection présidentielle. Donc, je dis que ces vieilles relations ne remettent en cause ni l’impartialité, ni la rigueur et encore moins la collégialité des décisions rendues par la Cour.

Les acteurs politiques ont privilégié les querelles de personnes au détriment de la confrontation des idées

Comment la citoyenne que vous êtes analyse-t-elle la crise que votre pays traverse actuellement ?

 

L’élection n’a été qu’un détonateur. Depuis un peu plus d’un an et demi, les acteurs politiques se sont engagés dans une voie faite d’invectives et de diatribes. En fait, cela n’avait rien à voir avec l’élection en elle-même. Ce sont des règlements de comptes personnels, des questions d’intérêt familial ou d’intérêt personnel qui ont conduit malheureusement le Gabon vers cette crise que nous vivons. Lorsque certains candidats se sont autoproclamés présidents de la République, les résultats n’étaient pas encore centralisés par les instances compétentes, notamment la Cenap, qui est un organe composé à parité par les représentants des partis de la majorité et ceux de l’opposition. Donc, on n’a pas attendu que l’instance compétence ait annoncé les résultats. Non seulement on s’est autoproclamé président de la République mais il y a eu des violences qui ont suivi. Et la Cour que je préside n’était même pas encore saisie. Cela pour vous dire que l’élection n’était qu’un alibi. Les acteurs politiques ont privilégié les querelles de personnes au détriment de la confrontation des idées.

 

© J.A


16/09/2016
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Centrafrique :GOUVERNEMENT D'AMATEURS

 

Africa7info-Mis à jour le 18/08/2016 https://static.blog4ever.com/2014/03/768809/LOGOA71.jpg
                                                                     
                                                                                                                                                                                               

Quatre mois seulement après l'élection du nouveau président, Faustin Archange Touadéra, son gouvernement parait plus que jamais essoufflé et en panne de créativité. Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji n'était visiblement pas l'homme de la situation, n'ayant pas l'envergure d'un homme d'Etat ni d'un politique aguerri. De surcroît, s'étant entouré de personnalités sombres et non convaincues des tâches et des responsabilités qui leur étaient dévolues, le gouvernement de monsieur Sarandji na pas brillé par les mesures et actions que la situation du pays exigeait.

L'évidence s'impose aux yeux de tous, aussi bien dans l'opinion publique nationale qu'internationale, un changement de gouvernement est inévitable et Monsieur Simplice Mathieu Sarandji va faire les frais de ce qui est considéré aujourd'hui comme le premier échec du nouveau régime.

Aucune des grandes lignes de politique générale du Président n'a été mise en chantier. Paix, Justice, Sécurité, Réconciliation et Reconstruction

- Nous avons vu un gouvernement se lancer dans des actes de bluff spectaculaires sans réelle dimension nationale et loin, très loin des enjeux stratégiques au regard de la gravité de la situation.

- On nous a servi les mêmes recettes indigestes qui ont été le quotidien des précédents régimes: Tribalisme, Népotisme et Clientélisme dans les nominations. D'ailleurs les observateurs ne se sont pas beaucoup trompés dans les critiques du pouvoir. Nous avons entendu ci et là, que l'on reprenait les mêmes et on recommence. Que la médiocrité restait le critère principal de sélection. La grande majorité des personnalités de l'époque Bozizé sont de retour.

- Timoré dans les prises de décision, hésitation et calcul afin de ne pas froisser les anciens amis. Audit ou pas audit, les dossiers s'accumulent et on ne voit rien venir. Des bureaux qui brulent ou sont cambriolés. Des dossiers qui disparaissent. Voici les empruntes du gouvernement Sarandji.

- Pendant que le président parle de Justice pour tous, le gouvernement organise ou accepte la disparition de plusieurs dossiers, l'absence de mandat contre des criminels notoires et les nominations d'anciens délinquants au sein des Institutions publiques, sans parler et cela ne lui incomberait pas à lui seul, des délinquants et criminels, élus ou pas, que l'on reçoit en grande pompe, photos à l'appui. Ce qui légalise de fait l'impunité et refroidit l'adhésion des populations au programme de réconciliation nationale.

- Le Président a mis l'accent dans son programme politique sur les graves problèmes de sécurité et aucune solution ne vient apporter des réponses à ces engagements présidentiels sur l'ensemble du territoire. Il y a encore des zones de non droit, des enclaves où nos concitoyens sont pris en otage par des bandits en arme, sans qu'à aucun moment le gouvernement ne projette des actions de reconquête. Le Km 5, Bambari, Kaga Bandoro, Bria, Ndélé, Birao et autre sont des zones dangereuses. Plus de la moitié de notre territoire est sous le joug des criminels des ex Séléka, de la LRA et autres Anti Balaka. Nous devons reconquérir tous ces territoires avec ou sans la communauté internationale. Nous n'en prenons pas le chemin.

- Dans son discours d'investiture, le Président a pris des engagements afin que les problèmes humanitaires soient au cœur de son quinquennat, et le gouvernement n'inscrit aucune mesure prioritaire en faveur des populations victimes du conflit, pour ne pas citer que les déplacés vivant encore dans les camps, dans des conditions insupportables. Nous aurions apprécié des visites des autorités et une aide appuyée aux déplacés des "Ledgers". Même des mesures à travers une incitation aux ONG nous auraient satisfait.

Nous savons que la communauté internationale et notamment les Nations Unies dans ses dernières résolutions, réaffirment que le gouvernement centrafricains doit mettre en œuvre toutes les mesures qui s'imposent pour assurer la sécurité des populations. Qu'il est de la responsabilité des autorités centrafricaines au premier chef de conduire une politique dynamique en faveur de la Justice et des Droits de l'Homme, ainsi que de mettre en place toutes actions pour garantir la sécurité sur l'ensemble du territoire. Rien n'est fait en dehors de quelques exécutions sommaires et extra judiciaires de délinquants primaires et autres braqueurs isolés.

De même, en matière économique, il appartient au premier chef aux autorités centrafricaines de créer les conditions pour le renforcement des mécanismes de gestion des finances publiques pour la relance de l'économie. La voie qu'a choisie le gouvernement ne nous paraît pas judicieuse, car l'accent est mis essentiellement comme d'habitude sur la main tendue aux bailleurs, négligeant la mise en valeur de nos propres capacités. C'était pourtant un des points forts du candidat Touadéra. Le gouvernement attend avec délectations la réunion de Bruxelles de Novembre 2016 et il fait les choux gras de chaque don et autres lignes de crédit allouées par les Institutions internationales.

En matière politique, nous faisons deux observations. Une, en ce qui concerne la politique étrangère du pays. Le Président a défini la politique étrangère de son quinquennat, nous souhaitons qu'elle soit mise en œuvre et conduite par le Ministre en charge du département qualifié et non par la Présidence, même si plusieurs compétences s'y trouvent. Ce qui laisserait plus de temps au Président et à ses collaborateurs de s'occuper des choses liées à leurs fonctions et aux exigences du moment.

Deux, en matière de politique intérieure, la main tendue aux compatriotes qui ont pris les armes a des limites qu'il ne faut pas franchir. La communauté internationale nous incite à avoir recours, selon la Résolution 2301 des Nations Unies et précédentes, à une stratégie globale qui privilégie le dialogue et l'application rapide d'un programme inclusif de DDRR, mais à quelles conditions, et jusqu'où il ne faut pas aller ? Nous estimons qu'aucun programme DDRR ne peut être mené avec les rebelles qui n'acceptent pas de déposer les armes au préalable. L'Etat et la Communauté internationale garantissent leur sécurité et leur intégrité lors des négociations dans le cas où ils ne seraient pas poursuivis par la justice nationale ou internationale.

Dans tous les cas la porte du gouvernement ne saurait être ouverte à une quelconque représentation des rebelles ou même de personnalités poursuivies par la justice. Notre Constitution et le peuple centrafricain s'y opposeraient.

Monsieur le Président,

Nous pensons que vous prendrez acte des déboires de ce gouvernement et que le prochain que vous mettrez en place saura tirer les enseignements de cet échec afin que tout votre quinquennat ne soit pas un fiasco.

Les électeurs et le peuple vous en seront reconnaissants.

Jésus Le-Messie Matamorose.

 

© Lafraternité 

 

 


18/08/2016
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Centrafrique: Comment Abdoulaye Hussein et ses éléments ont pu quitter Bangui sans danger.

Africa7info-Par Gisèle MOLOMA-CNC -Mis à jour le 16/08/2016

 

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Informées du départ d’Abdoulaye Hussein de Bangui le 12 août dernier, les autorités du pays n’avaient rien fait pour empêcher ce collaborateur de l’ancien Président François Bozizé à la sortie de Bangui. L’homme a pu quitter Bangui après avoir détruit en 12 secondes, pas plus, le dispositif de sécurité mis en place au Pk12. Grâce aux Commandos français de l’opération Sangaris, il a été stoppé a 50 km de la ville de Sibut avec certains de ces hommes dont Arou Gaye alias 50/50 Alors, comment une telle opération peut se produire sans que le gouvernement du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI puisse prendre des mesures nécessaires à la hauteur de l’enjeu?

Décidément, le retour du colonel Francis Bozizé fait penser à beaucoup des centrafricains le retour prochain de l’ancien Président François BOZIZÉ à Bangui. C’est sur cette même disposition d’esprit que la plupart des éléments de la Séléka se préparent à affronter dans les jours à venir, les Forces de Défense et de Sécurité Centrafricaines si celles-ci seront dirigées par le Colonel Francis Bozizé. Abdoulaye Hussein, un ancien proche collaborateur de François Bozizé devenu un Chef militaire de la Séléka après la chute du pouvoir de son patron, n’avait pas accepté le retour au pays du fils de son ancien patron le Colonel Francis Bozizé. Pour lui, c’est le retour sans doute du désordre, et donc il faut quitter Bangui. Ainsi, le 9 août dernier, il avait fait part de son intention de quitter Bangui le 12 août à ses proches amis qui lui ont sur le champ déconseillé d’une telle nouvelle aventure.

Dur sur sa position, il a pu réunir quelques 4 Pick-Up, 2 voitures et son propre véhicule de fonction quand il était Ministre. En tout sept véhicules qu’il a pu affrété pour quitter Bangui avec. Pendant ce temps, le gouvernement a été informé de l’intention d’Abdoulaye Hussein, et qu’il fallait l’arrêter dès son arrivée à la barrière du Pk12.

Le vendredi 12 août 2016 le jour du départ, Abdoulaye Hussein, l’un des hommes les plus dangereux du quartier Km5, s’était bien préparé en hommes et minutions, avait quitté son quartier de Km5 aux environs de 20h en direction de la résidence de son ami Djono ABBA, ancien Ministre des Mines de Michel Djotodia. Arrivé avec tous ses éléments vers 21h à la résidence de ce dernier proche de la cité des 14 villas, Abdoulaye Hussein avait tenté de persuader son ami Djono ABBA de le suivre dans sa fuite pour la ville de Kaga-Bandoro. Une proposition rejetée en bloc par ce dernier. Après une demi-heure de discussion, Abdoulaye Hussein avait quitté le domicile de son ami en lui disant « restés là toujours avec ton histoire de DDRR, Francis Bozizé est déjà de retour ». C’est sur cette dernière phrase qu’Hussein avec ses éléments ont quitté son ami en direction de Pk12 via le Ministère des transports sur l’avenue de l’Indépendance.

Roulé en toute vitesse et avec détresse, le cortège d’Abdoulaye Hussein a atteint la barrière de pk12 quelque minute plus tard où les quatre soldats FACA étaient en poste. L’un d’eux qui était en faction s’approchait du premier véhicule pour demander à son chauffeur le but de leur sortie, le chauffeur lui indiquait d’aller voir le chauffeur du 4e véhicule. C’est exactement en ce moment que le premier véhicule fonçait sur la barrière et les autres véhicules le suivaient avec des détonations d’armes de tout côté qui faisaient fuir, et les gendarmes de la brigade territoriale du Pk12, et les autres soldats FACA assis juste à côté de la barrière.
Au même moment, un jeune boutiquier qui assistait à la scène, a pris contact au téléphone avec les Anti-Balaka de Damara pour les stopper. Les éléments de la garde présidentielle qui étaient aussi nombreux dans un bar du pk12, avaient été informés de la situation. Conscients du danger que représentent le cortège de la mort conduit par Abdoulaye Hussein, ces soldats de garde présidentielle ont pris leur responsabilité de poursuivre ce cortège qui prenait la route de Damara. Quelque minute plus tard, Abdoulaye Hussein et ses éléments ont été accueillis à Damara les Ati-Balaka qui n’ont pas hésité à tirer sur eux. Moins équipés par rapport aux éléments d’Abdoulaye Hussein, les Anti-Balaka ont été neutralisés en moins d’une heure. Les soldats de la garde présidentielle à la poursuite de ce cortège depuis le pk12,ont participé aussi au combat de Damara sans succès. Or entre temps, les commandos français ont été parachutés à 50km avant l’entrée de la ville de Sibut pour bloquer le passage de ce cortège. Les éléments de la MINUSCA de la ville de Sibut ont été aussi appelés au renfort. Quelque temps après, le cortège est arrivé et les commandos français appuyés par la MINUSCA avaient demandé à l’équipage de se désarmer sans condition, une proposition rejetée par Abdoulaye Hussein. Au même moment, quelques éléments de la garde présidentielle ayant participé au combat de Damara sont arrivés sur place avec des gendarmes. Des négociations ont été engagés avec Abdoulaye Hussein et ces éléments de se désarmer sans condition et pacifiquement.

Après cinq heures de négociations sans issue, le cortège a été pris d’assaut par les soldats de la MINUSCA qui ont pu mettre en déroute Abdoulaye Hussein et ses éléments. Une dizaine des combattants rebelles ont été arrêtés, environ 12 morts et les autres ont pris la poudre d’escampette dans la brousse. Pour l’heure, on ignore le sort de l’ancien ministre Abdoulaye Hussein s’il est arrêté ou pas.
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Le samedi 13 août dernier, l’une de nos équipes a pu progresser jusqu’à Damara à la recherche des informations plus concrètes en vain, elle n’a fait que constater les dégâts causés par le combat entre les Anti-Balaka et les éléments de Abdoulaye Hussein dans le quel plusieurs de ses derniers ont trouvé la mort. Les habitants de cette ville se sont enfuis pour se réfugier dans la brousse.

Depuis le début de cet événement c’est seulement hier que le gouvernement a fait une déclaration pour demander à la MINUSCA de justifier la disparition d’Abdoulaye Hussein et ses 2 haut gradés présents dans le cortège du vendredi dernier. Cette inquiétude du gouvernement a été alimentée par les éléments de la garde présidentielle qui ont participé au combat de Damara. Selon eux, Abdoulaye Hussein et ses 2 haut gradés ont été récupérés par les soldats rwandais de la MINUSCA dans leur chars blindés pour les amenés à Sibut. Une accusation très grave vis à vis des Nations Unis qui seront dans l’obligation de se justifier suite à cette rumeur alimentée par le pouvoir en place.

 

©CNC


16/08/2016
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Centrafrique : Les leaders de l’ex-Séléka arrêtés proche de Sibut, transférés à Bangui

 Africa7info- Par Sylvestre SOKAMBI-Mis à jour, le 16/08/2016

Nouvelles nationales sur RJDH

Les leaders de l’ex-Séléka, arrêtés entre Damara et Sibut le 13 août dernier, ont été transférés à Bangui le même jour à bord d’un hélicoptère de la Minusca. Ces leaders sont gardés dans un endroit tenu secret pour des besoins de sécurité, selon des sources proches de la mission onusienne.

 

Dans un communiqué, la Minusca a, sans donner de noms, fait état de l’arrestation à 50 km de Sibut, de dix leaders de l’ex-Séléka. De sources concordantes proches de la mission onusienne, il s’agit de Abdoulaye Hissene, Aroun Gaye, Tidjani Mahamat, Faraz et Pakim.  Selon les mêmes sources, ces chefs militaires ont été transférés le même jour à Bangui où ils sont gardés dans un endroit tenu encore secret.

 

Plusieurs des cadres de ce mouvement armés, arrêtés sont recherchés par la justice centrafricaine, selon le communiqué de la Minusca qui précise que les forces onusiennes ont récupéré d’importante quantité d’armes dans les véhicules de ces chefs militaires.

 

Une source militaire centrafricaine jointe à Sibut a confié au RJDH que des véhicules lourdement armés appartenant à ces membres de la Séléka se trouvent à Sibut « leurs véhicules ont été amenés à Sibut mais ils sont déjà transférés à  Bangui. Ici, il ne reste que les blessés dont cinq graves », a-t-elle précisé.

 

Le gouvernement centrafricain n’a pas encore officiellement réagi par rapport à cette affaire. Mais un ministre  a, sous couvert d’anonymat justifié cette attitude en ces termes « le gouvernement réagira quand il aura les détails parce que jusque-là, nous ne connaissons pas encore avec précision les leaders arrêtés ».

 

Abdoulaye Hissene et Aroun Gaye arrêtés, sont  les deux principaux cadres du FPRC encore à Bangui, ville qu’ils ont tenté à plusieurs reprises de quitter en vain. Abdoulaye Hissene, arrêté le 15 mars 2016, s’est fait libérer par ses hommes quelques heures plus tard à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI) où il était détenu. Aroun Gaye quant à lui, a résisté à son arrestation par la Minusca dans la nuit du 1er au 2 août 2015. Les affrontements entre ses hommes et les casques bleus avaient fait trois morts dont un soldat de la paix.

 

L’arrestation de ces chefs militaires du FPRC intervient huit jours après celle de Francis Bozizé mis en liberté provisoire sous surveillance judicaire, après son audition le 9 août dernier par le doyen des juges.

 

©RJDH


16/08/2016
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Centrafrique : C'est le scandale des logements administratifs de Berbérati

 Africa7Info-Par Isidore Mbayo -Mis à jour le 15 Août 2016

 

 

Centrafrique : Armel Sayo, rebelle truand et délinquant, ou l'arbre qui cache la forêt

Armel Sayo, rebelle truand et délinquant, ou l'arbre qui cache la forêt


Sur une courte période sous la transition, Armel Ningatouloum Sayo, chef rebelle notoire et inculte, avec son groupe R.J, aura été ministre de l’habitat et du logement. Il n'aura pas perdu son temps à ce poste pour des pratiques illégales.

L'AFFAIRE

Le 23 Juillet dernier, c'est Albert Eustache Nakombo, le maire de Berbérati, qui lors d’une conférence de presse avait allumé la mêche, en désignant nommément Armel Ningatoloum Sayo, comme initiateur et responsable de vente illégale de bâtiments administratifs à Berbérati à des personnes choisies par le même Sayo. "Des retraités de l'administration qui méritaient une maison pour leur retraite" s'en justifiait Sayo.

Or, ce même Albert Eustache Nakombo avait avoué à Berbérati le 23 Juillet 2016, avoir profité de la manne, et acheté localement un bâtiment de l'Etat, vendu par le Ministère en charge de l’urbanisme et du logement, pour une valeur (dérisoire) de 2 millions 500.000 F CFA. Pourquoi ce revirement soudain et ce réveil tardif de sa conscience à l'honnêteté ?

 

En vérité, il n'avait pas le choix, parce que dès le 21 juillet, des conseillers municipaux de la ville de Berbérati avaient dénoncé publiquement cette escroquerie, au point de se regrouper en une association pour exiger "une poursuite judiciaire contre tous ceux qui sont impliqués dans la vente illicite de la résidence du maire (Nakombo)."

Albert Eustache Nakombo l'avait dit publiquement : « plusieurs maisons au camp fonctionnaire ont été vendues avec la signature d'Armel Ningatoloum Sayo, ancien Ministre de l’habitat et du logement ».

Aujourd'hui, il lâche l'affaire en dénonçant Sayo pour pratiques illégales.

Un dossier que les ministère des finances et de la justice à Bangui ne pouvaient pas ignorer. Dès Juillet, Pascale Sanganda, directeur régional de l’urbanisme et du logement, lui aussi parti pris et impliqué aussi dans cette affaire avait dénoncé ces ventes douteuses des biens de l'ETAT : « nous avons adressé une correspondance au Ministre en charge de l’urbanisme et du logement pour ces cas »

Ce sont les journalistes Fridolin Ngoulou et Jean Claude Waniewa qui avaient soulevé ces lièvres, en mettant à jour des escroqueries de ventes massifs de bâtiments administratifs à des "amis" durant la période la transition, entre 2013 et 2015.

Cependant, il s'avère que Sayo, usant de son titre de ministre de l’habitat et du logement, avait étendu cette pratique sur tout le territoire national. C'est ainsi que de nombreux bâtiments administratifs, pour la plupart, héritage de la colonisation française, et en "état de ruine", toujours selon Sayo, ont été vendus à prix d'ami, à des personnes choisies, des "administrés de l’Etat inscrits sur le départ à la retraite" 'Sayo dixit.

Armel Ningatouloum Sayo reconnait bien avoir procédé à la vente de ces biens publics à ces personnes sélectionnées par lui-même entre autre, dans une vaste escroquerie remontant à 2013, bien avant son passage au ministère de l’habitat et du logement. Il n'aura fait que poursuivre le courant.

Problème : La loi centrafricaine n'autorise en aucune manière le ministère de l’habitat et du logement a dépouiller l'Etat de certains de ses biens au profit de personnes tierces choisies. Ceci s'apparente à du détournement de biens public et de trafic en réunion.

Seul le ministère des finances et apparentés est habilité à mettre en vente public des bâtiments de l'administration, et, ajoutons sur la base d'un décret d'offres publiques promulgué au Journal Officiel pour la connaissance de tout le peuple centrafricain.

Aussi, "vendre" en catimini des bâtiments de l'état à des personnes choisies par le ministre de l’habitat et du logement et à des prix à sa discrétion, c'est ILLEGAL, c'est de l'ESCROQUERIE CARACTERISEE.

Justification de Sayo : " Il est prévu dans les textes du département de l’habitat et du logement que les administrés de l’Etat inscrits sur le départ à la retraite et qui manifestent le besoin d’avoir un logement pour terminer sa carrière et que la demande est exprimée, il est de notre devoir de leur apporter une réponse après le travail des techniciens sur le terrain. C’est ce que j’ai fait."

Argument fallacieux qui ne correspond à aucune directive légale du ministère des finances, seul en charge d'une telle pratique.

Car à part ce même Armel Ningatoloum Sayo, qui a choisi les bâtiments vendre ? Qui a choisi les bénéficiaires ? Qui a estimé la valeur des biens vendus ?

En final, toute cette affaire doit être examinée par la justice, afin d'éclairer le public sur ces pratiques mafieuses de détournement de biens publics, népotisme, favoritisme, enrichissement personnel illégal de Mr Armel Ningatoloum Sayo, lors de son passage éclair à la tête du ministère de l’habitat et du logement, ainsi que de toutes les personnes impliquées depuis 2013.

Et qu'en est-il de l'évaporation de véhicules de l'Etat lors de la fin de la transition ?

Un scandale de plus dans cette Centrafrique sans justice et où coule toujours l'impunité sans inquiétude aucune.

 

 

©Alwihda Info


15/08/2016
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