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Actualités


CPI :Arrestation en France de Patrice-Edouard Ngaïssona, ex-chef anti-balaka en RCA

 

 

A Paris, l’ancien chef rebelle centrafricain Patrice-Edouard Ngaïssona a été arrêté ce mercredi 12 décembre 2018 par les autorités françaises. Ancien leader du groupe armé anti-balaka, il a été arrêté en France conformément à un mandat d’arrêt délivré par la CPI à La Haye.

 

Le mandat d’arrêt a été délivré le 7 décembre pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui auraient été commis dans l’ouest de la RCA, précise un communiqué de la Cour pénale internationale.

Les faits dateraient de septembre 2013 au moins à décembre 2014. A l’époque Patrice-Edouard Ngaïssona était l’un des plus hauts dirigeants du mouvement anti-balaka, le coordinateur général national.

Durant la période considérée, la Cour estime qu’au moins une attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les anti-balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir le groupe armé de l'ex-Seleka.

Aujourd’hui président de la Fédération centrafricaine de football et ancien ministre des Sports sous François Bozizé, Patrice-Edouard Ngaïssona est donc poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité (meurtre, extermination, déportation, etc.) et crimes de guerre (meurtre, torture, traitement cruel, mutilation, etc.)… Son arrestation intervient peu de temps après celle d’Alfred Yekatom Rhombot lui aussi anti-balaka, avec des responsabilités plus locales à Bangui.

 

©Par RFI-Publié le 12-12-2018

 


12/12/2018


Centrafrique : La LCDH considère l’arrestation par la CPI de Patrice Edouard Ngaissona comme la politique de deux poids deux mesures

 

 

L’arrestation ce matin par la Cour Pénale Internationale de Patrice Edouard Ngaïssona, coordonnateur des Anti-Balaka est qualifiée de politique de deux poids deux mesures par le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme Joseph Bindoumi. Il l’a fait savoir dans une interview accordée au RJDH quelques heures après l’arrestation.

L’arrestation par la CPI de Patrice Edouard Ngaissona intervient un mois après celle de Yékathom Rrombot. C’est ce qui amène Joseph Bindoumi, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) à qualifier cette arrestation de tendancieuse, « quand on cherche les chefs Anti-Balaka, il faut arrêter les Séléka aussi. Comment en l’espace d’un mois on arrête deux leaders Antibalaka alors que ceux des Séléka ne sont même pas inquiétés ? Cette attitude prête à confusion et relève d’une politique de deux poids deux mesures », dénonce le président de la Ligue.

Joseph Bindoumi craint que ces arrestations à répétition pourraient créer de nouvelles tensions dans le pays, « il est possible que ce genre de comportement puisse entrainer le pays dans de nouvelles flambées de violences pare que personne nepeut comprendre que seuls les Antibalaka soient transférés à la CPI. Pour nous, si on arrête les Antibalaka, il faut bien mettre la main sur des gens comme Al Katim, AbdoulayeHissène, Ali Darass», fait-il savoir. Patrice Edouard Ngaïssona,coordonnateur des Anti-Balaka aille Ngaïssona a été à Paris. Il devrait être transférer la CPI qui a lancé depuis deux semaines un mandat d’arrêt contre lui.

©Par LCDH publié le 12/12/2018

 


13/12/2018


Centrafrique : Annexe 1- Forum National de Bangui, Un désordre organisé

….. Oser et Réussir …..

A faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction

 

 

Le dialogue national, demandé dès l’installation de Catherine SAMBA PANZA, choisie à la Présidence de la Transition (février-mars 2014) et tant attendu par tout un peuple, a fini par être convoqué du 04 au 11 mai 2015, après un premier report, avec l’ombre de l’Ambassadeur sortant de France qui plane dans l’hémicycle du palais de l’Assemblée Nationale retenu pour la circonstance..…

 

 Le déroulement de la cérémonie d’ouverture officielle, le lundi 04 mai 2015, a permis de constater la mise à l’écart de la classe politique centrafricaine, qui n’a pu faire une déclaration. La deuxième journée, consacrée à la première séance plénière,  a non seulement convaincu de cette mise à l’écart de la classe politique, mais encore plus, a estompé l’enthousiasme des délégués, qui se sont vu attribuer un temps de parole de trois (3) minutes, se voyant ainsi empêchés de développer, avec fierté, leurs préoccupations et attentes du haut de la tribune de la Maison du Peuple. Le Président du Présidium, Mr BATILI, défendant ce temps de parole de 3 minutes, a fait allusion aux pratiques des conférences internationales classiques, oubliant qu’il s’agit ici d’un dialogue national, après deux ans de tueries, d’assassinats politiques, et autres innommables exactions qui ont provoqué une profonde déchirure sociale, sur fond de haine. Ce dialogue est attendu comme un dialogue d’introspection collective et de communion nationale, afin de prendre conscience des erreurs commises, pour mieux organiser le présent et bien préparer l’avenir ; donc un dialogue de libération psychologique qui ne doit pas être confondu avec une simple conférence internationale où les intervenants disposent de 3 minutes d’adhésion et non de remise en cause d’un programme pré-établi. Ce dialogue se veut un moment de vérité pour réconciliation vraie. Accorder un temps de parole de 3 minutes, n’est autre chose que museler politiquement les intervenants.

 Et fait encore plus déconcertant, la distribution des paroles semble être faite sur la base de certaines considérations. Certains se voient donner la parole sans l’avoir demandée, d’autres qui l’ont demandée, parfois avec une certaine insistance, ne l’ont obtenue que tardivement ou pas du tout. A la troisième journée, la quasi-totalité des délégués, membres de la Commission Gouvernance, va décrier le rapport de synthèse des consultations populaires à la base, qui ne reflète pas leurs préoccupations évoquées lors de ces consultations.

 

Quant à l’hébergement de certains délégués, c’est un vrai parcours de combattant.

Les supports de travail, tels que kit des documents, badges, laisser-passer et autres, seront remis aux délégués sur trois jours, et en cours de cours des séances, d’où certaines gènes ou perturbations qui obligaient les Présidents de séance à demander que ces distributions soient faites à d’autres moments. Ainsi, deux cents (200) délégués auront le privilège d’avoir leurs supports de travail  le lundi 04 mai 2015, en fin de journée, la majorité des délégués les aura le mardi en fin de journée, et disons, les malchanceux ne les auront que le mercredi 06 mai 2015, en fin de journée… 

A certains délégués, il est même recommandé d’aller chez le fabricant à SICA 2 pour retirer leurs badges. Ceux qui n’ont pas voulu ou ne peuvent pas faire le déplacement, sont restés sans badges et obligés de présenter, à chaque fois, leur accréditation pour accéder dans les salles… Parfait désordre voulu ? Et à quel dessein …?

Certains leaders politiques ont fait l’objet d’in considérations par de jeunes loups qui semblent instrumentés.

 

 Ainsi, mépris, frustration, déception ont vite atténué l’enthousiasme de début de la quasi-totalité des délégués, à la fin de la troisième journée ; mais ceux-ci, compte tenu de l’enjeu politique de cette rencontre, tiennent prendre part audit dialogue, parce qu’ils doivent prendre acte et pouvoir rendre compte à leur retour.

 

N’ayant pu faire la déclaration du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, alors que nous avons été bien inscrit, nous avons jugé utile, compte tenu de tout ce qui a été évoqué ci-dessus, de remettre à chaque délégué, la compilation des contributions du PDCA (déclarations, suggestions ou propositions faites aux Autorités Politiques de Transitions) avec grand espoir, que ce dialogue tant attendu par tout un peuple, et que le PDCA place sous le signe d’un dialogue de nouvelle vision sociétale et politique n’accouche pas d’une souris. En effet, pour le PDCA, ce dialogue, que les Autorités Politiques de Transition appellent Forum de Bangui, doit être un dialogue de maturité politique, un dialogue plein d’espoirs pour la renaissance du Peuple Centrafricain. Mais, le déroulement durant les 3 premiers jours convint d’un désordre organisé : manquements des organisateurs ou désordre politique réellement organisé?

 

Toutefois, nous ne perdons pas espoir que les graves manquements constatés durant les 3 premiers jours, et qui ont constitué des motifs de participations plus actives, plus effectives et plus efficientes des différents délégués, pourraient corriger à temps les graves manquements des organisateurs et des Autorités Politiques de Transition qui semblent vouloir faire de ce dialogue une mascarade politique. Mais, le PDCA s’interroge sur l’ombre de l’Ambassadeur sortant de France qui plane sur ce dialogue. Ce dernier devrait déjà faire son mea culpa et présenter ses excuses au Peuple Centrafricain.

 

© Par WAFIO Jean Serge - Président Fondateur du PDCA     

 


11/12/2018


Centrafrique :CE QUE M’INSPIRE LE LIVRE DE MAÎTRE MBOLI GOUMBA Crépin par Jean Serge Wafio président du parti PDCA

 

 

                                                       Jean Serge Wafio , président du parti PDCA

 

 

 

 

MAÎTRE MBOLI GOUMBA CREPIN

 AVOCAT DE SON ETAT

 PRESIDENT DE SON PARTI

‘’ LA NATION CENTRAFRICAINE  ET  LES  RECIFS ‘’

  

                                                                                  Edition, L’HARMATTAN, 2018

  

Plusieurs jours après la publication du livre écrit par Maître MBOLI GOUMBA Crépin, Avocat de son Etat et Président de son Parti Politique, le PATRIE, j’ai été contacté par une personnalité expatriée qui souhaiterait avoir ma lecture politique de ce livre. En réponse, je lui avais simplement indiqué que je n’avais pas connaissance du livre dont elle parle ; étonnée certainement, elle m’a posé la question de savoir si je n’avais pas été à la cérémonie de présentation du livre à l’hôtel LEDGER PLAZA? Aussi simplement, je lui avais répondu que je ne pouvais pas assister à une cérémonie à laquelle je n’ai pas été convié. Et cette personnalité a promis me prêter le livre quand elle aura fini de le feuilleter, ce qui fut fait une vingtaine de jours après ce contact téléphonique.

 

A une réunion du Conseil des Leaders Politiques et Sociaux – CLPS, quelques collègues Leaders m’ont aussi interpellé à propos dudit livre et m’ont vivement recommandé de le lire, ‘’parce qu’il contient quelques contre-vérités,  que mon nom y a été cité et que maître MBOLI GOUMBA a accusé tout le monde, sauf lui’’. ….

 

Voilà comment j’ai été informé et motivé à lire ledit livre. Je remercie humblement la personnalité expatriée et les collègues Leaders qui m’ont encouragé à lire ce livre, lequel a été correctement écrit, il faudrait le reconnaître. Je ne suis pas chantre en français, mais j’ai trouvé correct le style. Aussi, je salue les efforts réalisés pour écrire ces 298 pages, parce qu’elles sont synonymes de nombreuses heures ou nuits blanches pour les écrire, les faire corriger et les saisir ou les faire saisir.

 

En terminant les quelques lignes de la page 298 du livre, j’avoue que je suis resté un moment perplexe, voire cancre, parce que je ne comprenais pas ; j’ai eu beaucoup d’appréhensions par la suite, et je me suis posé les quelques questions ci-après, certes anodines, mais qui méritent bien d’être posées:

  • Quelles compréhensions politiques avoir ou quelles leçons tirer de ce livre ?
  • Le Sieur MBOLI GOUMBA, voudrait-t-il se démarquer de ses parrains de l’époque ou des seleka ?
  • Pourrait-on se faire à la fois pyromane et sapeur-pompier ?
  • Pourrait-on se faire faiseur de leçons, après avoir participé à la néantisation du pays ?
  • Maître MBOLI GOUMBA voudrait-il faire l’histoire politique centrafricaine à la MBOLI GOUMBA ?
  • Maître MBOLI GOUMBA, voudrait-il se dédouaner des exactions des seleka ?
  • Maître MBOLI GOUMBA, voudrait-il régler ses comptes avec certains compatriotes?
  • Par ce livre, Maître MBOLI GOUMBA voudrait-il lancer son marketing politique ?
  • Par ce livre, Maître MBOLI GOUMBA politiquement ne s’est-il pas tiré des balles dans les pattes ?
  • Par ce livre, Maître MBOLI GOUMBA ne retourne-t-il pas le couteau dans les plaies de l’opposition démocratique et de seleka?
  • Est-ce que Maître MBOLI GOUMBA ne crache pas dans la soupe seleka après l’avoir bue ?
  • Est-ce que maître MBOLI GOUMBA a un cas de conscience ?
  • Qu’est ce qui fait courir politiquement Maître MBOLI GOUMBA ?
  • En d’autres termes, quel est le problème de Maître MBOLI GOUMBA Crépin ?

 

Oui, toutes ces quelques questions et d’éventuelles autres méritent bien d’être posées par toute personne qui aurait lu ce livre. Les inspirations, avis ou observations politiques que j’émets, résultent des questions posées et de la compréhension politique du contenu du livre. Ils ne seront pas acceptés comme tels, mais, ont le méritent d’être évoqués pour leur pertinence. Que les âmes sensibles comprennent que les analyses politiques se doivent d’être réalistes et objectives, lorsqu’on opte pour une Politique comme missions d’objectifs .

 

1-Dès réception du livre qui m’a été promis, et le tenant encore entre mes mains, mon attention a été attirée par la couleur bleu foncé ou bleu marine,

l’une des couleurs les plus usitées en Politique de la première page, la combinaison fantaisiste des couleurs du drapeau centrafricain et l’insertion en fond de toile de l’armoirie centrafricaine. C’est pour dire que maître MBOLI GOUMBA Crépin s’est conféré l’étoffe d’un Chef d’Etat  , alors que la loi interdit à toute personne, non habilitée, même un ancien Membre du  Gouvernement, d’utiliser à des fins personnelles ou privées les symboles et marques déposés de l’Etat. Le Secrétariat Général du Gouvernement et le Protocole d’Etat se doivent de rappeler à l’ordre, les compatriotes qui se permettent ce genre de fantaisie.

 

2- Quelques clarifications s’imposent :

 

- 9 janvier 2013 (page 11), insolite rencontre entre le Président BOZIZE et le Chef de la coalition seleka, NDJOTODIA Michel, à l’issu de laquelle ce dernier s’est rendu directement au domicile du nouveau Premier Ministre TIANGAYE pour lui rendre compte, lequel était en train de  parlementer pour la formation de son premier gouvernement, avec maître MBOLI GOUMBA à ses côtés. Or la nomination du Premier Ministre TIANGAYE n’était intervenue qu’après le sommet de Libreville (Gabon) tenu le 11 janvier 2013. Je ne comprends pas et m’interroge ; il y a quelque précision de date qu’il faudrait apporter. S’agit-il de 09/02/2013 ou bien du 09/01/2013 ?

-21 décembre 2013, le Général BOZIZE est déjà ancien Chef d’Etat, après avoir abandonné puissance, pouvoirs et armes pour se retirer au Cameroun le dimanche 24 mars 2013 . Comment pourrait-il participer à la réunion préparatoire de Ndjaména (Tchad)  du 21 décembre 2013 (page 45) ? S’agit-il ici de 21 décembre 2012 ou réellement du 21 décembre 2013?

-A propos de réunions préliminaires à l’invasion du pays et la prise du pouvoir de l’Etat à Bangui, il y a lieu de relever  que maître MBOLI GOUMBA observe un mutisme sur la réunion du 12 novembre 2012, tenue à N’Djamena, regroupant les ténors de l’opposition démocratique et de la seleka.

-Page 51 : le griot dont parle maître MBOLI GOUMBA s’appelle ZAMA PAPA Jaffons et non ZAWA Ambroise qui est ancien Ministre de l’Education Nationale et actuellement Député à l’Assemblée Nationale.

-Bouca est une Sous-Préfecture de la Préfecture de l’Ouham et non celle de la Préfecture de l’Ouham-Pendé (page 158).

-Les anti balaka authentiques, venus des Sous-Préfectures de Bossangoa, Bouca, Batangafo et Nana Bakassa n’étaient ni organisés ni soutenus par l’ancien Président BOZIZE. Ils s’étaient spontanément constitués et étaient animés par la ferme volonté de chasser du pouvoir le Président auto proclamé NDJOTODIA, suite aux innommables exactions commises par les seleka dans ces Sous-Préfectures, en septembre et octobre 2013. Leur action ayant été politicienne ment récupérée, ils s’étaient aussitôt retirés de Bangui après l’échec de la tentative du 05 décembre 2013. Ceux qui ont écumé l’agglomération de Bangui et certaines villes de province, étaient les accompagnateurs, qui  s’étaient joints à eux sur le parcours ou qui s’étaient improvisés anti-balaka et qui ont ainsi profité de cette opportunité pour s’enrichir irrégulièrement et facilement.

-Au moment où le Général BOZIZE faisait sa rébellion et prenait ensuite le pouvoir à Bangui le 15 mars 2003 , le sous-officier NGAÏKOSSET Eugène terminait sa formation d’officier à l’académie militaire de Dakar au Sénégal, à l’issue de laquelle il était rentré au pays au mois d’août 2003. C’est pour dire que NGAÏKOSSET Eugène, rentré à Bangui plusieurs mois après ce sursaut patriotique, ne pouvait participer à la rébellion et au coup d’Etat de BOZIZE.  Pour l’information de maître MBOLI GOUMBA, le capitaine NGAÏKOSSET Eugène est mon cousin.

-Le commandant GOUDEMO Olivier, alias GBANGOUMA, à l’époque n’était qu’un gendarme de rang et non officier. Il a gagné ses galons, c’est vrai, sous le règne de BOZIZE. Tout comme NGAÏKOSSET Eugène, il  n’avait pas participé ni à la rébellion de BOZIZE, ni aidé celui-ci à prendre le pouvoir.

 

3-La Politique, jusqu’à preuve du contraire, reste et demeure une science. En tant que science, elle s’apprend comme on apprend la profession d’Avocat. On ne s’improvise pas Homme Politique, mais on est Homme Politique Et il y a Homme Politique et homme politique.

 

La Politique, en tant que science, a sa noblesse et repose sur des principes et valeurs forts qui font cette noblesse : décence, élégance, respect, sérieux, responsabilité, courtoisie, humilité, sincérité, vérité, honnêteté, vertu, probité, considération de l’intérêt général ou social….., en sont quelques-uns. Et la Politique aujourd’hui se veut comme une mission d’objectifs et non une fonction. Et force nous est donnée de constater que chez nous, nous faisons de ‘’ l’Existentialisme Politique’’, c’est-à-dire nous faisons de la Politique une fonction ou une fin en soi.

Venir à la Politique, sous-entend être porteur d’espoirs et de visions sociales, sociétales qui se veulent prospectives et alternatives ; pour simplement expliquer, venir en Politique, c’est être ou savoir se faire en quelque sorte un bon berger ou un bon père de famille pour amener les brebis vers le vert pâturage ou satisfaire les besoins fondamentaux des membres de sa famille. C’est pour dire que la Politique se veut un creuset d’alternatives, de contre-alternatives et de perspectives d’avenir.   

 

A travers les 298 pages écrites par Maître MBOLI GOUMBA, j’ai pu constater difficilement une quelconque marque de considération, de respect ou autre, pour les personnalités ou les personnes qu’il cite ou interpelle avec une certaine vulgarité…..

            ‘’Ainsi parlait François Bozizé ce 9 janvier 2013.

             Michel Djotodia ne sait quoi répondre’’ (page 11),

Un singulier style d’in considération ou d’irrespect  qui tranche avec la bienséance ou la décence politique, pour parler d’un Chef d’Etat encore en fonction et d’un chef rebelle. Aucune affirmation au conditionnel, même pour des faits à lui rapportés, comme si maître MBOLI GOUMBA était présent à toutes les scènes ou est détenteur de la vérité pure, alors qu’en politique, toute vérité n’est que relative, parce qu’elle n’est pas une parole d’Evangile.

 

4-Compilation d’intrigues politiciennes du palais.

 

Le livre écrit par Maître MBOLI GOUMBA est la compilation ou la narration des intrigues politiciennes du palais, pour mieux dire, le récit des ‘’boules puantes au sommet du pouvoir seleka’’, qui infantilisent et déshonorent. Je m’attendais à la présentation d’idoines visions ou perspectives politiques pour une sortie définitive du cercle infernal des crises militaro-politiques qui ont induit la néantisation de notre pays, par quelqu’un qui a très étroitement  côtoyé pendant treize (13) mois les deux principaux acteurs politiques de l’Exécutif seleka et qui a dû prendre conscience des graves manquements et inconséquences politiques d’un pouvoir politique sorti de nulle part, j’ai eu droit à des querelles de positionnements politiques, de partages de portefeuilles ministériels juteux, sur fonds de diatribes, de trahison politique, de querelles de personnes, d’amateurisme, d’improvisation et d’illettrisme politique, ces actes qui ne nous ont pas grandi durant les 58 ans d’indépendance octroyée, par l’ancienne puissance colonisatrice, la France. C’est ici et maintenant qu’il faut relever avec force que nous, soit disant Leaders Politiques, après ces 58 ans de gâchis politiques, devons cesser avec cet ‘’l’Existentialisme Politique’’ (une politique fonction) et envisager une réelle Politique qui se veut comme une missions d’objectifs. Ce n’est pas parce qu’on a de l’argent et qu’on crée un Parti Politique, qu’on se dit Homme Politique. Cela s’appelle aventurisme politique.

 

On ne peut pas prétendre faire de la ‘’real politik’’ , si on passe le temps à se quereller pour les postes juteux ou à faire des coups tordus, (cf pages 20-21) pour la formation du premier Gouvernement du Premier Ministre TIANGAYE sous le Président BOZIZE et pages 91 et suivantes, pour la formation du deuxième gouvernement du Premier Ministre TIANGAYE, sous le Président auto proclamé NDJOTODIA. Les quelques Leaders Politiques visionnaires et conséquents se doivent d’être reconnaissants envers Maître MBOLI GOUMBA, pour nous     avoir suffisamment fait comprendre à travers son livre que les Membres, tant de l’Opposition Démocratique que de la coalition seleka, n’avaient pas de visions alternatives. Leur préoccupation se limitait à la prise du pouvoir de l’Etat. C’est ce qui fut fait, et après c’était le chaos.  

 

5-      Démagogie, naïveté politicienne primaire ou manque de sérieux ?

Dans quel pays du monde le salaire mensuel ou annuel d’un Ministre pourrait couvrir la totalité des bourses des Etudiants d’une Université donnée, même une micro Université comme celle de Bangui ? Il y a un manque de sérieux quelque part. Qui comprendrait qu’un Ministre de son Etat puisse offrir son salaire (mensuel ou annuel ?) aux Etudiants  (pp.123-124). Un tel acte, s’il se réalisait ne pouvait que susciter incompréhensions, doutes, interrogations, suspicions et autres…..

-          Est-ce que le salaire d’un Ministre à Bangui, quel qu’il soit, pourrait couvrir la totalité des bourses mensuelles ou trimestrielles des Etudiants de l’Université de Bangui ou de tous les Etudiants nationaux ?

-          Offrant son salaire ministériel aux Etudiants de l’Université de Bangui ou aux Etudiants nationaux, le Ministre d’Etat MBOLI GOUMBA devrait-il vivre avec quels moyens ?

Démagogie ou naïveté politicienne primaire ? Un manque de sérieux ? Une affirmation d’une suffisance matérielle ? Il faudrait politiquement comprendre une telle intention.

 

6-      L’Incontournable du pouvoir seleka :

Tant auprès du Premier Ministre TIANGAYE qu’il a trahi par la suite, tant auprès du Président auto proclamé NDJOTODIA, le sieur MBOLI GOUMBA s’est fait l’incontournable, le maître à penser ou l’homme fort du régime seleka. Auprès des deux principaux acteurs politiques de l’Exécutif que sont, le Premier Ministre et le Président auto proclamé, le sieur MBOLI GOUMBA a toujours eu la latitude de choisir ses portes-feuilles ministériels, après avoir manqué le coche pour le ministère des mines .

Ministre à charge des travaux publics et équipements, de l’urbanisme et du cadastre et porte-parole du Gouvernement, un tel cumul constitue un moyen manifeste de grandir politiquement et très rapidement. Et surtout, malgré ces lourds portes-feuilles ministériels, le sieur MBOLI GOUMBA s’est convaincu qu’il est le seul capable de faire sortir notre pays des abysses dans lesquelles nous l’avons plongé par nos propres turpitudes: ‘’ que face à l’absence de l’Etat et aux carences de ressources humaines,  je me retrouverai à faire le travail de plusieurs personnes, essayant de faire en sorte que l’Etat reste debout…..’’ (p. 189). N’est-ce pas une négation des autres de la coalition seleka et de l’Opposition Démocratique, alors que la néantisation du pays oblige à la concertation, à l’inclusive, à l’implication et à la totale mobilisation ? Un seul centrafricain, quelles que soient ses pointues compétences ou son génie politique national, ne peut prétendre être le seul capable de sortir notre pays de l’ornière dans laquelle nous l’avons plongé par nos inconséquences politiciennes….. Sieur MBOLI GOUMBA voudrait-il se faire le porteur de l’atlas centrafricain ‘’ en essayant de faire en sorte que l’Etat reste debout’’ ?

 

7-      L’Homme de toutes les situations……, et faiseur de Bienheureux…..

Il est normal, humain ou social, quand on cumule de stratégiques et juteux portes-feuilles ministériels, ou quand on est bien écouté ou homme de confiance successivement du Premier Ministre et du Président de la République, qu’on soit sollicité ou qu’on plaide ou défende certaines causes ou situations, c’est-à-dire ‘’donner certains coups de pousses’’. Ce faisant, on ne s’érige pas en un déterminant pour la réussite socio-professionnelle de ceux ou de celles dont on soutient ou plaide pour les dossiers ou candidatures. Et aussi, ce serait faussement logique de s’attendre à une éternelle reconnaissance de ceux et/ou de celles qu’on a appuyés ou soutenus volontairement, parce qu’il n’y a que les hommes pour aider les hommes et que les relations humaines fondent aussi la cohésion sociale.

‘’Elle me devait en grande partie sa nomination comme Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui…’’  Le dire ainsi est très choquant, très frustrant et très humiliant, vu que dame SAMBA PANZA a été choisie  comme Présidente de la Transition Politique (2014-2016). Et encore la frustration et l’humiliation ont été poussées à telle enseigne quand le sieur MBOLI GOUMBA écrit : ‘’ Je me trouvais dans le bureau du président le jour où Kamoun a apporté le projet de décret portant nomination de Catherine  Samba-Panza. Il n’avait pas une grande influence sur le président, et se faisait souvent rabrouer . Deux noms avaient été cités ce jour, deux noms aussitôt rejetés par le président. Quand Kamoun a cité le nom de Samba-Panza, j’ai réagi positivement en disant au président que cette dame était admirable.  Le président a dit qu’il avait travaillé avec son mari et en avait gardé de bons souvenirs. J’ai récupéré le projet entre les mains de Kamoun et l’ai remis au président pour signature. Voilà comment madame Samba-Panza est devenue présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui’’.  Ce passage suscite interrogations :

-Est-ce que Dame SAMBA PANZA a sollicité l’appui du sieur MBOLI GOUMBA ?

-Est-ce que dame SAMBA PANZA est nommée grâce à l’appréciation du sieur MBOLI GOUMBA, l’omniprésent auprès du Président auto proclamé NDJOTODIA, ou parce que le Président auto proclamé NDJOTODIA a une reconnaissance ou dette morale envers le Ministre SAMBA PANZA, époux de dame SAMBA PANZA?  

-S’agit-il de la récupération politicienne d’une situation ?

-Comment comprendre et expliquer l’omniprésence du sieur MBOLI GOUMBA au bureau du Président auto proclamé NDJOTODIA. N’avait-il pas de dossiers à traiter à son cabinet en tant que hyper Ministre ?

 

8-L’opportunisme politicien ou trahison politique ?

A travers le livre de sieur MBOLI GOUMBA, chacun a dû se rendre à l’évidence qu’en l’espace de quelques treize (13) mois,  Maître MBOLI GOUMBA, Avocat de son Etat, filleul du Premier Ministre TIANGAYE Nicolas, est devenu l’enfant chéri du Président auto proclamé NDJOTODIA. Passer d’un camp à l’autre aussi rapidement et facilement s’explique-t-il par l’opportunisme politicien ou par la trahison politique ? Chacun choisira le mot qui lui sied.

 

L’appétit vient en mangeant. Quand on est numéro trois de l’Exécutif, on a toujours tendance ou la volonté de devenir le numéro deux de cet Exécutif. Et quand on est le numéro deux, on a aussi tendance à devenir le numéro un, ce qui est humain. Pour devenir ce numéro deux de l’Exécutif, il faut avoir la confiance du Président de la République qui est le numéro un et qui a compétence et pouvoir de nommer le numéro deux, lequel est le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’où nécessité de trahir.

 

Oooohhhh…….., Trahison politique, quand tu tiens l’homme politique…..

 

9-Les non-dits

A travers les 298 pages de son écrit, le sieur MBOLI GOUMBA a tenu les propos qu’il a voulu tenir, a dépeint comme il a voulu dépeindre certains, a accusé comme il a voulu accuser d’autres, mais n’a pas dit ce qu’il devrait dire politiquement…..  Ce n’est que normal, quand on veut se blanchir ou paraître meilleur que les autres ; ainsi, à travers ses 298 pages, sieur MBOLI GOUMBA a insulté et accusé qui il veut, sans se reprocher quoi que ce soit, alors qu’il devrait faire son mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain, vu qu’il a contribué à l’extrême paupérisation de ce peuple en participant à la gestion du pouvoir seleka au très haut niveau.

-La bataille politique pour le ministère des mines…., dans le Gouvernement TIANGAYE 1 (Page 15), quels étaient les en-dessous ?

-          Le sieur MBOLI GOUMBA accuse tous ses amis de l’Opposition Démocratique ou du pouvoir seleka de lui en vouloir, mais il n’a pas dit pourquoi ils lui en veulent. C’est vrai, que le bossu ne voit pas sa bosse, mais il incombe maintenant au Premier Ministre TIANGAYE, aux anciens amis politiques du sieur MBOLI GOUMBA de l’opposition démocratique, notamment le Président-Premier Ministre ZIGUELE qui s’était écrié au téléphone ‘’…..c’est crépin Mboli Goumba qui est derrière tout çà…..’’,  de nous donner leurs versions  politiques…..

-Le sieur MBOLI GOUMBA s’est valorisé d’être le Président du Présidium de la Concertation Elargie qui a regroupé une trentaine de Partis Politiques, sans toutefois dire pourquoi et à quelle fin cette concertation élargie s’est ponctuellement constituée…..

- A propos de l’entente entre les seleka et l’Opposition Démocratique, chacun devrait rester sur sa faim, pour ce qui concerne l’objet de cette entente, les actions préconisées, les stratégies de mise en œuvre de ces actions, les moyens, appuis et autres…..…..

- Le sieur MBOLI GOUMBA a évoqué la non vocation des rebelles à diriger le pays (p.49) et pourtant Mr NDJOTODIA s’est auto proclamé Président, comment leur entente a été conclue et mise en oeuvre ? N’est-ce pas une manière sibylline d’affirmer que la seleka a été le bras armé de l’Opposition Démocratique ?

-          Le sieur MBOLI GOUMBA a indiqué en page 73 de son livre ‘’que l’écrasante majorité des éléments seleka était de confession musulmane’’, mais n’a donné aucune indication sur l’importance des mercenaires étrangers importés. Etant l’homme de confiance successivement du Premier Ministre TIANGAYE et du Président auto proclamé NDJOTODIA, il devrait disposer d’informations minimales à propos. Et il devrait en disposer. Il faudrait que sieur MBOLI GOUMBA nous rassure et qu’il aide les Autorités Politiques en leur communiquant les informations qu’il dispose pour faciliter le recensement des mercenaires étrangers importés, dans le cadre de la mise en œuvre du DDRR.

-En deux (2) jours, le Ministre d’Etat MBOLI GOUMBA et le Ministre DJONO ont réussi l’exploit de réunir cinquante-cinq  (55) millions de fcfa, sans le concours d’une banque, pour corrompre les Conseillers Nationaux  de Transition (CNT) en faveur du candidat KOLINGBA BILAL Désiré, lequel a promis la primature au Ministre NDJONO. Mais le sieur MBOLI GOUMBA n’a pas indiqué quel portefeuille ministériel lui avait été promis. Il ne s’est pas décarcassé pour ne rien recevoir, en tout cas ? Aussi, chacun doit comprendre que l’éphémère régime seleka a bien fait des riches, sur le dos du Peuple Centrafricain.

- Des probables commanditaires de la coalition seleka, le sieur MBOLI GOUMBA n’a évoqué que le nom de Mr GRYNBERG, à cause de l’accusation portée par le Président BOZIZE (page 9). Et les noms des autres commanditaires et complices ?..... Silence radio

 

10-  Le Bon et les méchants

Nulle part, à travers les 20 chapitres du livre du sieur MBOLI GOUMBA, je n’ai réalisé qu’il s’est remis en cause ou qu’il a fait son mea culpa, pour avoir étroitement contribué, au plus haut sommet du pouvoir seleka, à néantiser notre pays. En effet, notre Centrafrique, qui a ployé durant quarante-neuf (49) ans, soit 17 885 jours, sous de différents régimes dictatoriaux et exclusifs, s’est totalement écroulé pendant les dix (10) mois, soit 303 jours, du pouvoir seleka, avec le sieur MBOLI GOUMBA comme principal accompagnateur, sur fond d’une certaine ambition. Le sieur MBOLI GOUMBA a démontré magistralement qu’il a été au centre de tout, que tout lui a été rapporté, qu’il est la solution des situations difficiles, qu’il est le défaiseur des nœuds politiquement complexes, mais tout le monde est contre lui et tout le monde complote contre lui ou le critique dans des réunions secrètes…..

 

Oooohhhh…….., imagination très foisonnante….., Humilité, où es-tu ?

 

11-  Mais qu’est ce qui fait courir politiquement le sieur MBOLI GOUMBA ?

Après ces quelques observations auxquelles nous nous limitons parce que assez édifiantes, nous devons logiquement nous poser cette question qui pourrait être une question de synthèse, vu ce que nous avons constaté à travers les 298 pages écrites. En quelques treize (13) mois, le sieur MBOLI GOUMBA a brûlé toutes les grandes étapes politiques. Chargé de Missions anonyme ou de fait, fervent artisan auprès du Premier Ministre désigné TIANGAYE, Ministre et Porte-Parole du Gouvernement, dans le premier gouvernement TIANGAYE sous le Président BOZIZE, ensuite Ministre d’Etat cumulant deux (2) grands ministères et Porte-Parole du Gouvernement, donc troisième (3ème) personnage de l’Exécutif, dans le deuxième (2ème) gouvernement TIANGAYE, sous le Président auto proclamé NDJOTODIA et assistant quotidien successif des deux, le sieur MBOLI GOUMBA s’est très rapidement hissé au sommet de l’Etat, exploit politique qu’il faudrait saluer. Mais, une si rapide ascension politique est souvent synonyme  d’une brutale chute, pour ne pas dire une très rapide descente aux enfers. Dieu merci, si le tsunami anti balaka n’était pas passé par là, peut-être que le sieur MBOLI GOUMBA allait probablement se substituer au Président auto proclamé NDJOTODIA, en s’autant proclamant lui-même.

 

Dommage….., une si rapide ascension politique, très vite compromise. Connaître une si rapide ascension et se retrouver en-dessous du creux de la vague, treize (13) mois après, ne pouvait que rester sur le cœur….., hélas…. En âme et conscience, nous pouvons affirmer, pour ne pas dire conclure, que le vrai problème du sieur MBOLI GOUMBA Crépin se situe à  ce niveau.

 

A qui la faute, si le crapaud veut se faire plus gros que le bœuf ?  Que toutes celles et tous ceux formés à la DAVESNE, la vieille école coloniale, puissent se rappeler de ce fable

 

Le bon samaritain qui attend le retour de l’ascenseur : tout comme la Présidente de la Transition Politique, Dame SAMBA PANZA, le Président Démocratiquement élu, Sieur TOUADERA en a fait les frais. Après avoir soutenu au deuxième tour des élections présidentielles, le candidat TOUADERA qui ne l’a pas nommé, une fois élu, c’est le dénigrement, après deux (2)  ans d’attente 

 

Dénigrement 1 : ‘’ Personne n’attendait Touadera à ce niveau. Il n’avait pas pratiquement battu campagne. Son budget, dit-on, était de 40 000 000 fcfa. C’était une somme dérisoire, ridicule .’’

Et pourtant sieur MBOLI GOUMBA a bien soutenu le candidat TOUDERA au deuxième tour, par l’entremise du Ministre POLOKO Alfred.

 

Dénigrement 2 :  ‘’ Je reste persuadé que lorsque les historiens se pencheront sur l’histoire de notre pays des cinquante dernières années, ils retiendront que Faustin Archange Touadera, plus qu’un autre, aura été le plus grand fossoyeur de la morale politique, celui qui aura livré sans vergogne l’Etat à la mafia, accéléré le détricotage de l’esprit national, rabaissé les institutions et consacré le tribalisme…..

…..Une franche collaboration repose sur l’honnêteté et la sincérité. Or, force est de constater qu’il s’agit d’un personnage duplicite, incapable de tenir le plus petit de ses engagements. Il était donc temps de sortir de cette alliance’’ (page 275).  

 

C’est vrai, le bossu ne voit pas sa bosse. …., hélas, qui fait la leçon de morale à qui ?

 

L’obsession de devenir très rapidement un Grand Homme d’Etat ( ?????)

Tous ceux qui ont lu ou qui auront à lire le livre de sieur MBOLI GOUMBA relèveraient qu’il y a une obsession qui habite notre compatriote, celle d’être rapidement un Grand Homme d’Etat, à la SARKOZI ou à la MACRON ( ?). Toute ambition est légitime et logique, parce qu’elle fonde la détermination et la persévérance. Mais quand elle est démesurée et réalisée au mépris des règles de l’art, elle est illégitime et illogique. Par ces quelques faits ci-après évoqués, chacun comprendra ou déduira ce qu’il faudrait déduire:

 

Fait 1 : Dans l’avion, du retour de Libreville, sieur GUENEBEME a soufflé à l’oreille de sieur MBOLI GOUMBA qu’il allait proposer au Président BOZIZE de le nommer Premier Ministre. Si on est naïf politiquement, on ne peut qu’y croire.

 

Fait 2 : A côté du Premier Ministre TIANGAYE, sieur MBOLI GOUMBA a dû prendre rapidement goût et a eu certainement envie de devenir Premier Ministre, et ce n’est que normal, parce que  l’appétit vient en mangeant. Et pour y parvenir, il faudrait trahir politiquement son mentor politique pour ensuite s’afficher et être à tout moment à côté du Président auto proclamé NDJOTODIA, pour gagner sa confiance et succéder probablement au Premier Ministre TIANGAYE, le moment opportun.

 

Fait 3 : la petite phrase prononcée par dame SAMBA PANZA, qui recevait les congratulations après son intronisation comme Présidente de la Transition, ‘’ nous allons nous revoir’’, aurait été perçue comme une volonté de consultation politique pour la Primature, et d’emblée sieur MBOLI GOUMBA s’est

vu Premier Ministrable, à côté des deux autres prétendants, Mrs NZAPAYEKE André et GONDA Cyriaque. En politique, la promesse n’engage que ceux qui y croient.

 

Fait 4 : L’alliance avec le candidat TOUADERA a été considérée par sieur MBOLI GOUMBA comme une opportunité de revenir dans l’arène politique. En tant que Président de la Concertation Elargie, même s’il n’obtient pas la primature, au moins il pourrait redevenir Ministre. Mais après deux ans d’attente, c’est la déception, l’amertume, d’où les ….. diatribes. Que chacun comprenne l’amertume, quand on voit passer le train qui ne s’arrête pas à la gare, alors qu’on l’attendait avec très grande impatience.

 

12-  Le mensonge est très difficilement toléré en Politique, parce que faute grave.

Le mensonge en Politique, même si dans certaines circonstances exceptionnelles, pourrait constituer un argumentaire, est généralement considéré comme une faute grave et ne grandit pas.

 

Si,

 

 Monsieur LAKOUE DERANT Hénoch,          

                                                                        Ancien Président de la BDEAC,

                                                                        Ancien Premier Ministre de son Etat,

                                                                        Ancien Conseiller National de Transition

                                                                        Président de son Parti, le Parti Social Démocrate - PSD

Et,

Monsieur WAFIO Jean Serge,

                                                                        Ancien Parlementaire,

                                                                        Ancien Ministre,

                                                                        Ancien Commissaire à la Commission de la CEMAC,

                                                                        Président de son Parti, le Parti Démocratique Centrafricain – PDCA,

ont tenu une réunion secrète pour simplement ourdir un complot contre sieur MBOLI GOUMBA Crépin, il faudrait l’admettre, que les Présidents LAKOUE et WAFIO se sont trop rabaissés et ont versé dans un illettrisme politique inconcevable.

 

Eeeehhhh……………., mensonge politique, quand tu me prends.

 

‘’ Il s’agissait désormais de la possibilité de participer à la gestion du pouvoir. Certains leaders politiques, toujours les mêmes depuis au moins trente ans, se convainquirent que pour avoir plus de chance de participer au gouvernement, il fallait prendre le contrôle de la  concertation. Il fallait trouver l’angle de tir. Enoch Dérant Lakoué soutenu par Jean Serge Wafio ouvrirent le bal. Ils convièrent certains leaders de la concertation à une réunion secrète pour leur dire que je ne gérais pas bien le bureau de la concertation en tant que Président du Présidium et qu’il fallait changer le bureau. Aussitôt après cette réunion, certains me téléphonèrent pour me rendre compte de la situation’’ (page 260).

 

J’ose croire que tout éventuel lecteur comprendra et réalisera que sieur MBOLI GOUMBA est assez sibyllin et récupérateur politicien, à travers ce qui suit.

 

A la fin de la troisième (3ème) journée du Forum National de Bangui, j’avais produit un communiqué de presse de deux (2) pages, sous l’intitulé, ‘’Forum National de Bangui, un désordre organisé’’ . Et à la sortie dudit forum, j’avais fait un commentaire politique de dix (10) pages sous l’intitulé ‘’Forum National de Bangui , un vrai désordre politique et après’’, qualifiant ce forum de mascarade politique à cause des grossiers mensonges politiques de la Présidente SAMBA PANZA et ai lancé un message aux Leaders Politiques Centrafricains démocrates et conséquents, pour occuper le devant de la scène politique et de s’assumer, car avec le FNB les Autorités Politiques de Transitions ont fait preuve de manipulations politiciennes pour obtenir deux (2) choses :

-          La prolongation de la transition politique, synonyme de la prolongation de la récréation,

-          L’amnistie pour effacer le tableau, c’est-à-dire consacrer l’impunité.

 

Avec l’officialisation du troisième (3ème) chronogramme irréaliste par l’Autorité Nationale des Elections – ANE et les premières ratées des opérations de recensement à Bangui, il n’y avait plus de doute que les élections n’auront pas lieu en juillet et août 2015. Ayant fait le constat des risques d’impasse politique, au nom du PDCA, j’avais soumis à la très haute attention de Son Excellence Monsieur SASSOU NGUESSO Dénis, Président de la République du Congo, Médiateur International dans la crise centrafricaine, la proposition d’une troisième transition politique : ‘’L’Alternative Troisième Transition, pour sauver Centrafrique de la désintégration’’.  Pour susciter l’adhésion des Partis Politiques et conférer à cette proposition un caractère politique et populaire, je me suis rapproché du Président BEDOUNGA du MDREC qui animait un groupe de vingt et cinq (25) Partis Politiques pour la mise en place d’une plate-forme, dénommée Coordination Générale des Partis et Associations Politiques - CGPAP. Pour des raisons qui lui sont personnelles, le Président BEDOUNGA a refusé de prendre la présidence de cette plate-forme, et madame SANZE Gina, secrétaire générale du PATRIE s’en est accaparé.

 

A l’issue d’une réunion du Cadre de Concertation, à l’hôtel LEDGER PLAZA, à laquelle je n’avais pas pris part, les Présidents des Partis  Politiques devant se retrouver en concertation, le sieur MBOLI GOUMBA a proposé la disponibilité de son siège, sis au quartier Bataillon, en face du stade Barthélémy BOGANDA, à SICA 1, ce qui est logique. Informé, j’ai participé aux réunions qui s’y sont tenues pour soutenir ma proposition, ‘’L’Alternative Troisième Transition’’ qui est devenue une réelle préoccupation des Leaders. La quasi-totalité des Présidents des Partis Politiques et Personnalités Civiles y prenaient part à l’exception de ceux empêchés qui se faisaient représenter. Et le groupe a pris la dénomination de la Concertation Elargie, avec une présidence rotative, la première étant assurée, je crois, par le Premier Ministre TIANGAYE, Président du CRPS, avec les Ministres LOUDEGUE Marcel et ZINGASS Simplice Aurélien à ses côtés.

 

Absent à quelques (deux ou trois) réunions, j’ai constaté que le sieur MBOLI GOUMBA Crépin présidait les réunions avec à ses côtés, Madame SANZE  Gina et Mr KAZAGUI Maxime, actuel Ministre de Communication et Porte-Parole du Gouvernement, dans le Gouvernement SARANDJI 2. Et le sieur MBOLI GOUMBA commençait à délocaliser les réunions, auxquelles il ne faisait participer que certains Présidents, ‘’pour éviter que les Présidents des petits Partis Politiques ne puissent extrapoler ou trahir les esprits des débats ou les grandes décisions prises’’. Outre cette manière inédite, je relevais réellement  quelques dysfonctionnements aux plans organisationnel, gestion des débats, d’attitude et langages politiques et administratifs ; fort de ces évidences et réalisant d’insolites récupérations politiciennes de l’initiative, je ne devrai que réagir ce qui fut fait à la réunion tenue le 05 novembre 2015, au bureau du Président LAKOUE DERANT, sis dans une aile de l’ex clinique CHOUAIB. Sans détour, j’ai demandé des informations et des explications pour savoir quand sieur MBOLI GOUMBA est devenu Président du Présidium, avec à ses côtés sa secrétaire générale, dame SANZE Gina. En lieu et place d’informations et explications, j’ai eu droit à de délires diaboliques et invectives de sieur MBOLI GOUMBA et dame SANZE. Et il avait fallu les rappels à l’ordre des Présidents LAKOUE DERANT et POUZERE, pour indiquer à ces deux, qu’il s’agissait d’une question qui nécessitait des réponses ou explications. Et depuis cette réunion du 05 novembre 2015, je n’ai plus participé aux réunions de la Concertation Elargie. J’étais le énième Président de Parti Politique à me retirer, après des personnalités telles, BEDOUNGA, DOTHE, DOLOGUELE, ZINGASS, GOMINA PAMPALI, WILIBIRO SACKO, LOUDEGUE, KOLINGBA, DOUBANE, BOUKANGA, BELIBANGA, NGAÏSSONA, MBOKANI, NGUENDET, NDITIFEÏ ….. Et je peux relever et affirmer ici avec force, que beaucoup de collègues Présidents de Partis Politiques et de Personnalités Civiles se sont fait discrets, quand sieur MBOLI GOUMBA a astucieusement réussi à s’accaparer la présidence du présidium.

 

Et depuis cette date du 05 novembre 2015, je n’ai plus pris part aux réunions de la Concertation Elargie. Alors, je ne sais par quels stratagèmes je pourrais aider le Président LAKOUE DERANT, qui a quitté la coalition après moi, à déclencher les hostilités dont parle sieur MBOLI GOUMBA? Et si le Président LAKOUE DERANT, connu pour son calme et sérieux politique a quitté la Concertation Elargie après moi, ceci ne fait que confirmer les dysfonctionnements causés par sieur MBOLI GOUMBA. Avec le départ du Président LAKOUE DERANT, la concertation Elargie devrait être une coquille vide. Il y a lieu de comprendre l’alliance avec le candidat TOUADERA au deuxième (2ème) des élections présidentielles. Au lieu de chercher à accuser les autres, sieur MBOLI GOUMBA Crépin devrait faire son introspection.

 

A propos de réunion secrète et quelle réunion secrète, il y a eu …..???  A l’instar des autres Présidents Fondateur ou Présidents des Partis Politiques, il n’est que normal de recevoir, rencontrer, discuter ou échanger avec tout le monde ou tenir des réunions à domicile. Mais tenir une réunion secrète pour critiquer sieur MBOLI GOUMBA, je ne trouve pas ce qui est plus aberrant que cela, car un tel acte, non seulement, dépasse tout entendement politique, mais relève d’une bassesse politique inconcevable. Sieur MBOLI GOUMBA n’est pas notre tasse de thé quotidienne. Nous avons eu à travailler politiquement un petit moment pour question d’intérêt national. Et chacun réalisant que ce travail est en train d’être récupéré politicienne ment, a fait son chemin, sans demander le reste. Si amertume, il y a, ce n’est que logique, car quand on fait de la récupération politicienne, il faudrait s’attendre à des déconvenues.

 

Quant aux insultes, j’en fais grâce. Toutefois, je voudrais relever à l’attention de sieur MBOLI GOUMBA et de celle des jeunes loups politiques qui sont tentés par des aventures politiciennes ceci.. Dans toutes les civilisations ou éducations africaines, en général, et centrafricaines, en particulier, il a été enseigné le respect des ‘’anciens ou vieux’’, parce que témoins de l’histoire et gardiens des valeurs traditionnelles positives, c’est-à-dire ces ‘’anciens ou vieux’’ sont des bibliothèques vivantes de la communauté.

 

 ‘’ On s’assoit toujours sur une vielle natte pour tisser une nouvelle’’. La vieille classe politique, que sieur MBOLI GOUMA insulte, dédaigne ou méprise, est pleine d’expériences positives ou négatives qui ne pourraient qu’inspirer les jeunes loups politiques. La rancœur et la haine ne sont pas de bons conseillers politiques. Le chemin politique est très sinueux et semé de beaucoup d’embûches ou d’obstacles à chaque tournant. Et les ‘’anciens ou vieux’’ sont bien outillés ou expérimentés pour indiquer aux jeunes loups politiques ces embûches ou obstacles.

 

La Politique se veut aujourd’hui comme une mission d’objectifs. A ce titre, elle se conçoit en termes d’alternatives crédibles, parce que la finalité première de toute action politique demeure l’amélioration des conditions de vie en société, même si chez nous en Centrafrique, le libéralisme sauvage et les égoïsmes de groupe ou individuels ont encore droit de cité. Nous avons été tous témoins en 2011, 2012 et 2013, que la vindicte populaire qui a fait basculer les PAPANDREOU (Grèce), BERLUSCONI (Italie), SARKOZI (France), ZAPATERO (Espagne), BEN ALI (Tunisie) et NDJOTODIA (Centrafrique), préoccupés par la défense des intérêts des grands groupes au mépris de leurs peuples respectifs, a été et demeure la manifestation brutale ou sauvage de l’exaspération des peuples brimés, spoliés et paupérisés à l’extrême. Le printemps arabe au Maghreb et les anti-balaka en Centrafrique sont des exemples édifiants.

 

L’aventurisme politicien n’a plus droit de cité en Centrafrique. Et le Peuple Centrafricain, certes encore analphabète à plus de 70 %, a plus que compris que l’homme politique aventurier, et a réalisé qu’il a été trop dupé, trompé, désabusé par les gouvernants dictatoriaux successifs. Et surtout, ce peuple a aussi bien compris que notre pays qui a ployé pendant quarante et neuf ans (49) sous les différents régimes politiques exclusifs, s’est littéralement écroulé durant les dix (10) mois du pouvoir seleka.. Ayant connu les affres du cercle infernal des crises militaro-politiques, survenues pratiquement tous les cinq (5) ans, ce peuple n’aspire plus qu’à la sécurité et à la paix pour s’auto-organiser. Donc, la Politique aujourd’hui dans notre pays s’entend maintenant et désormais en termes de perspectives devant créer une société plus entreprenante, plus engagée, plus responsable et vivant dans un cadre de vie décent, et non plus en terme d’existentialisme politique.

 

J’ose croire que chacun comprendra que l’aventurisme politique, sur fond de récupération politicienne, n’a plus droit de cité ; pour preuve, les récents soubresauts à l’Assemblée Nationale ont fait notre honte et ont créé une très grande amertume ou déconcertassions, vu la gestion scabreuse étalée, sans vergogne, sur la place publique.

 

A chacun de comprendre et de tirer les leçons qui s’imposent.

 

Merci

 

©Par WAFIO Jean Serge-Président Fondateur du PDCA

                              

 

 

 


10/12/2018


LES ACCORDS DE COOPERATION RCA-FRANCE DE 1960 SIGNES PAR DACKO ENFIN RETROUVES ET EXPOSES PAR DES PATRIOTES CENTRAFRICAINS

Africa7info-Mis à jour le 25 septembre 2016

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LES ACCORDS DE COOPERATION RCA-FRANCE DE 1960 SIGNES PAR DACKO ENFIN RETROUVES ET EXPOSES PAR DES PATRIOTES CENTRAFRICAINS

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

LOIS

Lois n° 60.1225 du 22 novembre 1960 portant approbation des accords particuliers conclus les 11,13 et 15 aout 1960 entre le gouvernement de la République Française, d’une part, et les gouvernements respectifs de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad d’autre part (1).

L’assemblée nationale, le sénat ont adopté.

Le président de la république promulgue la loi dont la teneur suit :

Art 1er- sont approuvés les accords particuliers suivant, conclus en application de l’article 96, alinéa 3 et 5 de la constitution française d’une part, et les gouvernementsrespectifs de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad d’autre part, dont le texte est annexé à la présente loi (2) :

1e accord de défense ainsi que l’annexe I sur l’aide et les facilités mutuelles en matière de défense commune, l’annexe II concernant le Conseil de Défense de l’Afrique équatoriale et l’annexe III concernant les matières premières stratégiques :

2è Accord de Coopération Monétaire Economique et Financière ;

3è Accord Relatif à l’Enseignement Supérieur.

Art.2- sont approuvés les accords particuliers suivants, conclus, en application de l’article 86 alinéas 3 et 5 de la constitution du 13 aout 1960, entre le gouvernement de la République française, d’une part et le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part et dont le texte est annexé à la présente loi (2) :

1e accord particulier sur les conditions de participation de la République Centrafricaine à la communauté :

2è accord de coopération en matière de politique étrangère

3è accord concernant l’assistance militaire technique et annexe concernant le statut des membres des armées françaises sur le territoire de la République du Congo :

4è accord en matière d’aide ;

5è accord en matière domaniale ;

6è accord de coopération culturelle ;

7è convention d’établissement

Art. 3 sont approuvés les accords particuliers suivants, conclus, en application de l’article 86, alinéas 3 et 5 de la constitution, le 15 aout, entre le Gouvernement de la République française d’une part et le Gouvernement de la République du Congo d’autre part et dont les textes sont annexés à la présente loi (2)

8è accord relatif au centre d’enseignement supérieur de Brazzaville.

1e accord particulier sur les conditions de participation de la République Centrafricaine à la communauté :

2è accord de coopération en matière de politique étrangère

3è accord concernant l’assistance militaire technique et annexe concernant le statut des membres des armées française sur le territoire de la République du Congo :

4è accord en matière d’aide ;

5è accord en matière domaniale ;

6è accord de coopération culturelle ;

7è convention d’établissement

8è accord relatif au centre d’enseignement supérieur de Brazzaville

Art. 4 - la République française transférera à la République Centrafricaine les installations nécessaires à ses forces armées selon les modalités arrêtées en comité de défense.

Art 5- la République Centrafricaine s’engage à faire appel exclusivement à la République française pour l’entretien et les fournitures ultérieures des matériels et équipement destinés à se forces armées.

Lorsqu’une fourniture n’est pas effectuée à titre gratuite, les modalités financières en sont fixées d’un commun accord.

Art 6- les forces armées de la République centrafricaine peuvent faire appel pour leur soutien logistique au concours des forces armées française

Art 7 - un bureau d’aide militaire français est mis à la disposition de la République centrafricaine pour faciliter la mise sur pied, l’encadrement, l’instruction et l’administration de ses forces armées.

La liste des postes à pourvoir est fixée d’un commun accord.

Les personnels du bureau d’aide militaire sont mis à la disposition de la République centrafricaine pour tenir des emplois de leur qualification.

Art 8 - ces personnels sont soldés de tous leurs droits par la République française et sont logés, ainsi que leur famille par la République Centrafricaine.

Art 9- la mise à la disposition est déterminée pour une durée fixée conformément à la réglementation française sur les séjoursextérieurs. Elle peut être renouvelée ou interrompue d’un commun accord.

Art 10 - le personnel militaire mis à la disposition de la République Centrafricaine demeure sous juridiction militaire française dans la condition prévue à l’annexe du présent accord. Ils sont soumis aux règles des disciplines générales en vigueur dans les forces armées françaises de la République Centrafricaine.

Ils servent dans la force armée de la République Centrafricaine selon les règles traditionnelles d’emploi de leur arme ou service. Il leur est reconnu le grade de la hiérarchie des forces armées de la République Centrafricaine correspondant à celui dont ils sont titulaires dans les forces armées françaises ou le grade immédiatement supérieur.

Toutes les décisions les concernant prises par le commandement de l’armée nationale de la République Centrafricaine doivent être communiquées aux chefs du bureau d’aide militaire. Notamment les sanctions disciplinaires éventuellement encourues, sont portées à la connaissance du chef du bureau d’aide militaire. Ces sanctions peuvent entrainer la réaffectation immédiate dans les forces armées françaises.

Inversement, toutes les décisions de l’autorité militaire française les concernant doivent être portées à la connaissance du commandement militaire de l’armée nationale.

Art 11 - la République centrafricaine s’engage à faire appel à la République française pour la formation de ses cadres.

Les ressortissants de la république centrafricaine sont admis par concours dans les écoles militaires françaises.

En outre pour aller, la formation des cadres, des ressortissants de la République Centrafricaine désignés par leur Gouvernement en accord avec le Gouvernement français peuvent être admis comme stagiaire dans les grandes écoles et établissement militaires français.

La République française prend à sa charge les frais d’instruction des élèves et stagiaires dans les grandes écoles et établissement militaire français.

Fait à Bangui, le 13 aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ANNEXE

CONCERNANT LE STATUT DES MEMBRES DES FORCES ARMEES FRANÇAISE SUR LE TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Art 1- les juridictions militaires connaitront des infractions imputées à un membre des forces armées française lorsqu’elles auront été commises dans le service ou à l’extérieur des bases et installation de ces forces.

Dans les autres cas, les tribunaux de la République Centrafricaine seront compétents. Le Gouvernement de la République Centrafricaine considérera avec bienveillance toute demande émanant des autorités françaises et ayant pour objet un transfert de juridiction en leur faveur.

Lorsqu’il y’aura pas eu transfert de juridiction, il sera prévenu, dans le cas ou sa détention préventive sera prononcée par l’autorité judiciaire, détenu dans sa prison dépendant de l’autorité militaire française. Celle-ci s’engage à le présenter devant les autorités judiciaires de la République centrafricaine pour tous les actes de l’instruction et pour le jugement. En cas de condamnation, la peine sera exécutée à la diligence des autorités française dans des lieux et condition dont la République Centrafricaine sera informée.

Les autorités de la République Centrafricaine ne pourront procéder à l’arrestation d’un membre des forces armées françaises qu’en cas de flagrantdélit. Elles aviseront immédiatement les autorités militaires françaises et remettront l’intéressé à celle-ci dans le délai les plus courts requis pour cette remise.

Art 2 - les enquêtes sont effectuées à l’intérieurdes bases et installations des forces armées française par les autorités françaises de la République Centrafricaine dans le délai le plus court requis pour cette remise. Dans ce cas, les autorités judiciaires centrafricaines pourront êtreassociées à l’exécution des mesures d’instruction auxquelles il sera procédé à leur requête à l’intérieur des bases et installations militaires françaises.

Les forces armées françaises pourront, en liaison avec les autorités de la République Centrafricaine, utiliser à l’extérieur de leurs bases et installations, une police militaire dans les mesuresnécessaire pour maintenir l’ordre et la discipline parmi les membres de ces forces.

Art 3- en cas d’infraction commises sur le territoire de la République Centrafricaine contre les forces armées ou les installations, biens et matériels militaires français ou centrafricains, les autorités de la République française et les autorités de la République Centrafricaine s’engagent à prendre contre les personnes soumises à leur juridiction respective les mesures équivalentes à celles qui seraient prises si ces infractions avaient été commises à l’encontre de leurs propres forces armées ou leurs propres installations biens et matériels militaires.

Art 4- le Gouvernement de la République française versera des indemnités équitables en cas de dommages survenus à l’occasion de l’accomplissement de fonction officielles par des personnes directement employées par lui. Les demandes en indemnités seront transmises au Gouvernement de la République Centrafricaine à la diligence du Gouvernement française.

Sous réserve des dispositions du premier alinéa du présent article les tribunaux de la République Centrafricaine connaitront des dispositions envues, dirigées contre les membres des forces armées française.

Dans cette affaire, les autorités militaires de la République française prendront à la demande des autorités militaires de la République Centrafricaine toutes les mesures en leur pouvoir pour s’assurer du respect des jugements et ordonnances des tribunaux de la République Centrafricaine pour aider les autorités de la République Centrafricaine à faire exécuterle jugement et ordonnance. L’exécution de ces jugements et ordonnances ne pourra atteindre ni la personne, ni les armes, ni la munition, ni l’équipement, ni les objetsréglementaires, ni la tenue d’un membre des forces armées française.

Art 5- les membres des forces armées française sont imposés par le Gouvernement français et ne sont pas assujettis aux impôts directs perçus pour le compte de la République Centrafricaine et de ses collectivités territoriales.

Le Gouvernement de la République française verse au Gouvernement de la République centrafricaine une contrepartie fixée d’un commun accord, compte tenu de l’importance des effectifs des forces armées française et des dispositions de la législation fiscale de la République Centrafricaine.

Art 6- les membres des forces armées française sont munis de carte d’identité ou de fiche d’indentification dont les spécimens sont déposés auprès du Gouvernement de la République Centrafricaine.

Art 7- le commandement militaire français peut à l’usage exclusif des membres des forces armées française, déposer de service de soutien logistique et notamment d’un service de poste aux armées et de galerie militaire. Un accord fixera les modalités de fonctionnement du service de poste aux armées.

Le commandement militaire français peut créer et entretenir des cercles, des foyers et des services. Ces établissements sont dispensés de licence et de taxe ou impôts sur la vente.

Les mesuresnécessaires sont prises par les autorités françaises afin que les personnes n’ayant pas droit de s’approvisionner auprès de l’établissement ne puissent procurer les marchandises qu’ils mettent en vente.

Art 8- les dispositions réglementaires concernant les marques extérieures de respect en vigueur dans l’armée de la République française et dans l’armée de la République centrafricaine observées par les membres d’une de ces armées à l’égard des membres de l’autre et l’égard des pavillons nationaux.

Art 9- les dispositions du présent accord s’appliquent aux membres des forces armées française sur le territoire de la République Centrafricaine et aux personnels militaires français mis à la disposition de la République centrafricaine.

Les personnes à charge des membres des forces armées française, telles qu’elles sont déterminées par la loi française sont assimilées aux membres des forces armées françaises pour application des articles 5, 6, 7 de la présente annexe. Toutes fois, ces personnes ne bénéficient pas des dispositions de l’article 8 en tant qu’elles exercent sur le territoire de la République Centrafricaine des activités assujetties à l’impôt.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORD EN MATIERE D’AIDE

ENTRE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 Juillet 1960, entré en vigueur le 12 Aout 1960, la République Centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la République française l’a reconnue en qu’Etat indépendant et souverain.

Considérant que la République Centrafricaine manifeste la volonté de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle elle participe dans la condition prévue aux accords en date de ce jour.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1er – la République française soucieuse de seconder les autorités autorités de la République centrafricaine pour son développement, elle apportera dans toute la mesure du possible, l’aide qui lui est nécessaire pour atteindre ses objectifs de progrès économique et social qu’elle s’est fixée.

Art 2 – l’aide de la République française à la République centrafricaine se manifestera notamment par la réalisation d’études, fourniture d’équipement, l’envoie d’experts et de techniciens, formation de cadre, l’octroi de concours financiers

Art 3 – les modalités et le montant des aides ainsi consenties feront l’objet de conventions spéciales.

Art 4 – chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement requises pour la mise en vigueur du présent accord qui prendra effet à la date de la dernière notification.

Fait à Bangui, le 13 Aout 1960.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORD EN MATIERE DOMANIALE

ENTRE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 Juillet 1960, entré en vigueur le 12 Aout 1960, la République Centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la République française l’a reconnue en qu’Etat indépendant et souverain.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1 - il est institué une commission mixte paritaire qui élaborera, dans un délai de six mois à dater de l’entrée en vigueur du présent accord, une convention en matière domaniale.

Art 2 – la commission mixte établira la liste des immeubles acquis ou constitués sur crédits du budget de l’Etat français dont la propriété sera reconnue à la République française. Elle déterminera éventuellement les compensations qui apparaitront nécessaires à la satisfaction des besoins des parties en présence.

Art 3- la commission prévoira l’affectation en jouissance à la République française de ceux des biens revenant à la République centrafricaine qui resteraient nécessairesaux besoins des services de la République française sur le territoire de cet Etat.

Art 4 – la commission établira la liste des organismes de droit publics français jouissant de l’autonomie administrative ou financière dont les biens sont propriété privée.

Art 5 – la République Centrafricaine déclare confirmer les concessions accordées antérieurement à la date à laquelle prend effet le présent accord sans préjudice des dispositions internes actuellement applicables.

Art 6- dès l’entrée en vigueur le présent accord, le droit de concession, en ce qui concerne les terrains immatriculés, sera exercé par les autorités de la République Centrafricaine.

Art 7 – les dispositions du présent accord ne s’appliquent pas aux terrains et bâtiments affectés à la défense, ceux-ci feront l’objet de conventions particulières.

Art 8 – chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement requises pour la mise en vigueur du présent accord, qui prendra effet à la date de la dernière notification.

Fait à Bangui, le 13 Aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORD DE COOPERATION

EN MATIERE DE LA POLITIQUE ETRANGERE ENTRE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 juillet 1960, entré en vigueur le 12 aout 1960, la République Centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la République française l’a reconnue en tant qu’Etat indépendant et souverain.

Considérant que la République Centrafricaine manifeste la volonté de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle elle participe dans des conditions prévues aux accords en date de ce jour.

Désireux d’affirmer la permanence des liens d’amitié qui unissent les deux peuples et reconnaissent que leurs politiques étrangères s’inspirent, dans l’esprit de la charte des Nations Unies d’un même idéal et des mêmes principes.

Sont convenus ce qui suit :

Art 1 – le Président de la République française, le Président de la Communauté accrédité auprès du Chef de l’Etat Centrafricain un Haut Représentant, ce Haut Représentant à rang et prérogatives d’ambassadeur. Il est le Doyen du Corps Diplomatique dans la République Centrafricaine.

Le chef de l’Etat centrafricain accrédite auprès du Président de la République française, Président de la communauté un Haut Représentant, ce Haut Représentant à rang et prérogative d’Ambassadeur, il lui est réservé une place privilège parmi les envoyés diplomatique accrédités à Paris.

Art 2 – des postes consulaires sont établis sur le territoire de chacun des deux Etats leurs sièges sont fixés à l’annexe joint au présent accord. Leur circonscriptionseradéfinie par un accord ultérieur. D’autres postes consulaires pourront être ouverts ultérieurement d’un commun accord entre les deux Gouvernements.

Art 3– la République française assure à la demande de la République Centrafricaine dans les Etats ou celle-ci n’a pas de représentation propre, la représentation de la République Centrafricaine ainsi que la protection de ses ressortissants et de ses intérêts.

La République française assure, à la demande de la République Centrafricaine sa représentation auprès des Organisations Internationales ou celle-ci n’a pas de représentation propre.

A cet effet, le Gouvernement de la République Centrafricaine donne par l’intermédiaire du Gouvernement de la République française, toutes directives aux agents diplomatiques et consulaires aux délégués français.

Des fonctionnaires de la République Centrafricaine peuvent être accueillis dans les postes diplomatiques et consulaires de la République française et de la communauté afin de suivre les affaires intéressant la République Centrafricaine.

Art 4 - Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République centrafricaine se tiennent mutuellement informés et se consultent au sujet des problèmes de politique étrangère afin de confronter leurs de vue et de rechercher, par toutes décision importante, harmonisation de leurs positions de par leurs actions, ils se concertent de manière régulière, notamment au sein de la conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement ainsi que dans des réunions périodiques des Etats et de Gouvernement ou des Ministres des Affaires étrangères.

Dans le même esprit, les délégués des parties contractantes se concertent avant toutes négociations ou conférences techniques internationales intéressant la République française et la République Centrafricaine.

Art 5 – le gouvernement de la République française prête au gouvernement de la République Centrafricaine son concours pour l’organisation et la formation technique des cadres diplomatiques et consulaires de la République Centrafricaine.

Art 6 – chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement requise pour la mise en vigueur du présent accord qui prend effet à la date de la dernière de ces notifications.

Fait à Bangui, le 13 Aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ANNEXE

CONCERNANT LES POSTES CONSULAIRES

En application e l’article 2 du présent accord :

1e des postes consulaires français seront établis à Bangui, Bouar et Obo

2E Un poste consulaire de la république centrafricaine sera établi à Paris.

ACCORD PARTICULIER

SUR LES CONDITIONS DE PARTICIPATION DE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A LA COMMUNAUTE

Le Gouvernement de la République française, d’une part

Le Gouvernement de la République Centrafricaine d’autre part.

Considérant que par l’effet de l’accord de transfert en date du 12 juillet 1960, entré en vigueur le 12 aout 1960, la république centrafricaine a accédé à l’indépendance et que la république française l’a reconnue en étant qu’Etat indépendant et souverain.

Considérant que la république centrafricaine manifeste la volonté de coopérer avec la république française au sein de la communauté.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1 – la République Centrafricaine est membre de la communauté à laquelle elle participe dans les conditions définies au présent accord et par des accords de coopération.

Art 2 – la République Centrafricaine reconnait que le Président de la République française est de droit le Président de la Communauté.

Art 3 – la République française et la République centrafricaine participent à une conférence périodique des Chefs d’Etat et de Gouvernement réunie sous la résidence du Président de la Communauté pour se concerter sur les problèmes essentiels intéressant celle-ci.

Elles participent ainsi à des comités de ministres ou experts auxquels sont représentés éventuellement les autres Etats

Art 4 – la République Centrafricaine à la faculté d’envoyer une délégation à un sénat interparlementaire consultatif composé de délégué des assemblées législatives des Etats de la Communauté.

Art 5- chacune des parties contractantes notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnellement pour la mise en vigueur du présent accord qui prendra effet à la date de la dernière notification.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

ACCORDS PARTICULIERS CONCLUS LES 11, 13 ET 15 AOUT 1960 ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DE LA REPUBLIQUE DU CONGO ET DU TCHAD.

Accords quadripartites

Le Gouvernement de la République française

Le Gouvernement de la République Centrafricaine

Le gouvernement de la République du Congo et le

Le gouvernement de la République du Tchad

Considérant que par l’effet de l’entrée en vigueur des accords de transfert des compétences de la communauté, la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad ont accédé à l’indépendance et que la République française a reconnu leur indépendance et leur souveraineté,

Conscients des responsabilités qui leurs incombent en ce qui concernent, le maintien de la paix, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies,

Considérant que la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad manifeste leurs volonté de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle elles participent désormais dans les conditions aux accords conclus à cet effet.

Désireuse de déterminer les modalités de leur coopération en matière de défense.

Sont convenus de ce qui suit :

Art 1 er – la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad conviennent d’organiser avec la République française un système commun afin de préparer et assurer leur défense et celle de la communauté dont elles feront partie.

Art 2– les parties contractantes se prêtent à cet effet aide et assistance et se concertent d’une manière permanente sur les problèmes de défense.

Les problèmes généraux de défense de la communauté sont traités en conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

Les problèmesrégionaux de défense au niveau de chaque Etat sont traités par un comité de défense.

Art 3 – la République Centrafricaines, la République du Congo et la République du Tchad sont responsables de leur défense intérieure et extérieure.

A cette fin, chacune des Républiques dispose de forces armées nationales.

Ces forces armées nationales participent avec les forces armées française, sous un commandement unique, au système commun de défense organisé par le présent accord.

Art 4 – chacune des parties contractantes s’engage à donner aux autres toutes facilités et toutes baiesnécessaires à la défense et en particulier à la constitution, au stationnement à l’emploi des forces de défense.

Sur le territoire de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad, les forces de défense dispose des installations militaires et bénéficient des droits et sécurité ainsi qu’à l’exécution de leurs missions.

En particuliers afin de permettre à la République française d’assumer ses responsabilités dans la défense commune et à l’échelle mondiale. La République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad reconnaissent aux forces armées française la libre disposition des bases qui leurs sont nécessaires.

Art 5 – les forces de défense sont essentiellement les forces armées de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République du Tchad et les forces armées française chargées de la défense de la communauté.

Art 6 – la République Centrafricaine s’engage à apporter à la République Centrafricaine, à la République du Congo et à la République du Tchad l’aide nécessaire à la constitution de leurs forces armées nationales.

Art 7 – des annexes définissent les modalités d’application du présent accord.

Art 8 – chacune des parties contractantes notifiera aux autres l’accomplissement des procédures constitutionnellement requise pour la mise en vigueur du présent accord et de ses annexes qui prendront effet à la date de la dernière notification.

Fait à Brazzaville, le 15 Aout 1960

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

Pour le Gouvernement de la République du Congo

Fulbert youyou

Pour le gouvernement de la République du Tchad

François tombalbaye

ANNEXE

CONCERNANT LES MATIERES PREMIERES ET PRODUITS STRATEGIQUES

Art 1er – dans l’intérêt de la défense commune les parties contractantes décident de suivre une politique concertée des matières premières stratégiques et d’adopter en ce domaine les mesures prévues ci-après

Art 2 – sont considérés comme matière premières et produits stratégiques :

Les hydrocarbures liquides ou gazeux

L’uranium, le thorium, le lithium, le béryllium

L’hélium, leurs minerais et composés.

Des modifications pourront êtreapportées à cette liste par échange de lettre entre les parties contractantes.

Art 3 – la république française, la république centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad procèdent à des consultations régulières, notamment au sein de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement et du Conseil de défense pour la politique qu’elles sont appelés à suivre dans le domaine des matières premières et produites stratégiques, compte tenu en particulier des besoins généraux de la défense commune de l’évolution des ressources dans les Etats de la Communauté et de la situation du marché mondial

Dans le cadre de la politique concertée, la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad tiennent informée des mesures générales ou particulières qu’elles se proposent de prendre en ce qui concerne la recherche, l’exploitation et le commerces extérieur des matières premières et produits stratégiques. La République française communique à la République centrafricaine, la république du Congo et la république du Tchad les éléments d’appréciation dont elle dispose concernant les questions évoquées au présent alinéa. La République centrafricaine, la République du Tchad et la République du Congo l’informent des décisions prises.

Art 4 – la République Centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad réserveront à la satisfaction des besoins de leur consommation intérieure les matières premières et produits stratégiques obtenus sur leurs territoires. Elles accordent à la République française une préférence pour l’acquisition de surplus et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle en ces matières et produits. Elles facilitent leurs stockages pour les besoins de la défense commune et lorsque les intérêts de cette défense l’exigent, elles prennent les mesures nécessaires pour limiter ou interdire leur exportation à destination d’autre pays.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

Pour le Gouvernement de la république du Congo

Fulbert youlou

Pour le gouvernement de la république du Tchad

François tombalbaye

ACCORD DE COOPERATION

EN MATIERE MONETAIRE, ECONOMIQUE ET FINANCIERE ENTRE LA REPUBLIQUE FRANCAISE, LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, LA REPUBLIQUE DU CONGO ET LA REPUBLIQUE DU TCHAD

Le Gouvernement de la République française

Le Gouvernement de la République Centrafricaine

Le Gouvernement de la République du Congo

Le Gouvernement de la République du Tchad

Considérant que les parts les effets de l’entrée en vigueur des accords de transferts de compétences de la communauté, la République Centrafricaine, la république du Congo et la République du Tchad

Considérant les relations particulières qu’entendent maintenir, en ce qui concernent notamment le régime monétaire et celui des échanges, la République centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad ci-après dénommés « Etat d’Afrique Equatoriale.

Considérant que les Etat d’Afrique équatoriale manifestent leur volonté de poursuivre leur développement en étroite association entre eux et en collaboration avec les autres pays de la zone franc, tout en bénéficiant des possibilités d’échange qui s’offrent à eux dans les autres parties du monde.

Considérant la volonté manifestée par ces Etats de coopérer avec la République française au sein de la communauté à laquelle ils participent désormais dans les conditions prévues aux accords conclus à cet effet.

Sont convenus de ce qui suit :

Tire 1

De la monnaie

Art 1er – la République française reconnait que l’accession à la souveraineté internationale des Etats d’Afrique équatoriale leur confère le droit de créer une monnaie et un institut d’émission qui leur soient propres.

Art 2 – les Etats d’Afrique équatoriale confirment leur adhésion à l’union monétaire dont ils sont membres à l’intérieur de la Zone franc.

Le franc CFA émis par la Banque centrale des Etats de l’Afrique équatoriale et du Cameroun dans des conditions en vigueur à la date d’effet du présent accord. Demeure la monnaie légale ayant pouvoir libératoire sur toute l’étendue de leurs territoires.

Art 3- les opérations de la Banque Centrale dans chacun des Etats d’Afrique équatoriale feront l’objet à une date qui sera fixée en commission mixte d’écriture distincte dans ses livres. Le comité groupant au sein de son conseil d’administration les représentants de la République Centrafricaine et de ceux des Etats d’Afrique équatoriale se réunit de plein droit sur demande de la représentation d’un Etat.

Art 4- les directeurs des agences de la Banque centrale dans les Etats d’Afrique équatoriale sont proposés par la Banque à l’agreement des Etats intéressés.

Art 5 - la République française et les Etats d’Afrique équatoriale se reconnaissent mutuellement le droit de mettre fin. Pour ce qui les concerne, au régime monétaire visé aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus et ce r2gime leur paraissait devenir contraire à la sauvegarde des intérêts légitimes de l’une ou l’autre des parties. En ce cas, des négociations seront entamées au sein de la commission mixte prévue à l’article 23 du présent accord afin de déterminer d’une part le délai préparatoire à la reforme, d’autre part les modalités de celle-ci pour autant qu’elles intéressent leurs parties contractantes et notamment les relations de la nouvelle monnaie avec le franc français et les autres unités monétaires dans la zone franc, ainsi que les rapports du nouvel institut d’émission avec les autres organismes monétaires de la zone.

La République française s’engage à apporter en cette hypothèse aux Etats intéressés dans toute la mesure du possible, l’assistance technique que ceux-ci lui demandaient.

Art 6 – toute modification de la parité entre l’unité monétaire utilisée sur le territoire des Etats d’Afrique équatoriale et le franc français ne pourra intervenir qu’accords entre les partiesintéressées.

Le Gouvernement de la République française consultera les gouvernements des Etats d’Afrique Equatoriale dans le cadre des études pouvant être effectuées préalablement à toute modification éventuelle du rapport entre le franc français et les monnaies étrangères et négociés eux les mesures propres à sauvegarder les intérêts légitimes de leurs Etats.

Art 7 – à compter de la signature du présent accord toute modification aux statuts de la Banque centrale des Etats de l’Afrique équatoriale et du Cameroun résultera d’un accord entre gouvernement des Etats d’Afrique équatoriale et les autres autorités compétentes.

Art 8 – sont confirmées les conventions conclues à la date, l’effet du présent accord relatifs aux relations entre le trésor français et les trésors des Etats d’Afrique équatoriale.

Titre II

Des échanges

Art 9 – les Etats équatoriale négocient et signent avec autre pays et organisation internationales des accords ou traités et commerce, des conventions douanières et des accords financiers compte tenu des relations particulières qu’ils entretiennent entre aux notamment dans le cadre de l’union douanière équatoriale.

Art. 10 – en vue notamment d’assurer la coordination de leurs politiques économiques à l’égard des tiers, les parties contractantes conviennent de se consulter dans le cadre de commission mixte de tout organisme groupant plusieurs ou la totalité des Etats de la zone franc chaque fois que l’une des parties proposera la négociation d’accords, conventions, traités économiques ou financiers ont le contenu intéressera les partenaires.

Art 11 – les Etas d’Afrique équatoriale détermineront librement leur politique contingentaire et tarifaire sous réserve des engagements qu’ils souscrivent au sein ou en dehors de la zone franc et les limitations éventuelles arrêtés d’un commun accords en application des articles 13, 14 et 15 ci-dessous.

Art 12 – les parties contractantes conviennent de maintenir leurs relations économiques dans une relation économique dans le cadre d’un régime préférentiel réciproque dont les modalités d’application pourront être, en tant que les besoins précisées par accords spéciaux.

Ce régime préférentiel a pour objet d’assurer à chacune des débouchés privilégiés ; notamment dans le domaine commerciale et tertiaire ainsi que dans celui des organisations de marchés.

Art 13 – sous réserve de nécessités d’hygiène de la sécurité de l’ordre publics et du respect des monopoles fiscaux, les marchandises originaires et en provenance des territoires de la politique française ou des Etats de l’Afrique équatoriale circulent des éléments entre ces territoires.

Ces mêmes marchandises bénéficient l’entrée ou à la sortie de ces territoires de la franchise des droits de douane.

Des exceptions à ces deux principes motivées par la mise en œuvre des organisations de marchés ou par les exigences du développement, peuvent être apportées d’un commun accord en commission mixte.

Art 14 – les Etats d’Afrique équatoriale bénéficient des organisations de marchés et des aides financières intéressant les produits de base existant au sein de la zone franc.

Ils engagent en contrepartie à respecter les règles et directives générales formulées dans ce domaine pour l’ensemble de la zone franc, sous réserve des aménagements jugés nécessaires et acceptés d’un commun accord au sein de la commission mixte.

Art 15 – en vue d’assurer l’application du régime préférentiel réciproque visé à l’article 12 ainsi qu’utilisation judicieuse des ressources de la zone franc, les programmes d’importation, établis par les Etats d’Afrique équatoriale en fonction des besoins de leur développement, sont arrêtés annuellement en commission mixte. Ces programmes fixent un plafond global en devises qui peut être assorti de plafonds partiels application. Les importations réalisées au titre des accords commerciaux passés par l’Etats d’Afrique équatoriale sont reprise dans ces plafonds.

Art 16 – toutes les recettes et les dépenses des Etas d’Afrique équatoriale sur les pays extérieurs à la zone franche sont exécutées par cession ou achat de devise étrangère sur le marché des changes de Paris.

Les opérations en devise des Etats d’Afrique équatoriale sont individualisées et reprises dans un « compte devises » qui permet à tout moment d’en suivre les réalisations.

Art 17 - Les parties contractantes se consultent au sein de la commission mixte sur l’évaluation de la balance des paiements et de la trésorerie en devisés. Cette consultation intervient en particulier soit pour les accords de paiement que la république française se propose de négocier que les Etats d’Afrique équatoriale se proposent de conclure avec les pays tiers notamment lorsque ces accords sont matérialisés par des prêts qui impliqueraient une sortie de devises

Art 18 - les Etats d’Afrique équatoriale appliquent sur leur territoire, par l’intermédiaire des organismes compétents à la date d’effet du présent accord, la réglementation des échanges de la zone franc : les aménagements éventuels seront concrètes en commission mixte.

Dans un délai à déterminer à compter de l’entrée en vigueur du présent accord, les parties contractantes se consulteront en vue de la création dans chacun des Etats d’Afrique équatoriale d’un office des changes placé sous l’autorité de chaque gouvernement ; elles détermineront en commission mixte les modalités de fonctionnement de ces offices et les conditions de leur coordination avec les autorités centrales de la zone franc.

Les autorités contractantes collaborent à la recherche et à la répression des infractions aux règlementations des changes.

Art 19 – les investissements étrangers devant recevoir une application dans les Etas d’Afrique équatoriale sont soumis aux dispositions des articles 16 et 18 ci-dessus et donnent lieu à examen par les offices des changes intéressés. Toutes fois s’ils dépassent un plafond à déterminer en commission mixte, ils sont examinés au sein de celle-ci, ou en cas d’urgence, selon une procédure fixée par elle.

Pour le Gouvernement de la République française et de par la délégation du Premier Ministre :

Le secrétaire d’Etat à la relation avec les Etats de la communauté.

Jean foyer

Le Gouvernement de la République Centrafricaine.

David dacko.

Pour le Gouvernement de la République du Congo

Fulbert youlou

Pour le gouvernement de la République du Tchad

François tombalbaye


25/09/2016