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Ouest


Double attaque terroriste au Niger à quelques jours de la présidentielle

Africa7-mis à jour le 18/03/2016

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Au Niger, trois gendarmes ont été tués, ce jeudi 17 mars, au cours d'une attaque attribuée à al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans le sud-ouest du pays à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, tandis qu'un militaire a péri dans un attentat suicide attribué à Boko Haram, à Bosso, dans la région de Diffa, dans le sud-est du pays, a annoncé le ministre nigérien de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou à l'Agence France-Presse. Ces deux attaques interviennent à trois jours du second tour dimanche 20 mars de l'élection présidentielle au Niger, qui devrait permettre au chef de l'Etat sortant Mahamadou Issoufou de se maintenir au pouvoir.

Les cinq kamikazes, deux jeunes hommes et trois adolescentes, sont entrés à Bosso à partir du Nigeria, indiquent les autorités locales. Tous ont été abattus, mais trois militaires nigériens ont reçu des éclats de bombe. L’un d’eux, le commandant de la place de Bosso, a succombé à ses blessures. Le gouvernorat de Diffa indique que la bombe de l’un des kamikazes a explosé alors qu’un militaire remuait son corps pour vérifier qu’il était bien hors d’état de nuire. Les combattants de Boko Haram mènent fréquemment des incursions à partir du Nigeria le long de la bande frontalière à proximité du lac Tchad.

Lors d’une autre attaque, cette fois au sud-ouest du pays, à Dolbel, dans la préfecture de Téra, des assaillants ont tué trois gendarmes dans un poste avancé tout près de la frontière avec le Burkina Faso. Selon les autorités locales, ils ont mené leur assaut en moto et à bord d’un 4x4 peu avant minuit mercredi 16 mars. Ils ont pris la fuite avec les armes des gendarmes et sont repartis avec leurs blessés. Le ministre de l’Intérieur Hassoumi Massaoudou a indiqué qu’il s’agissait sûrement d’une attaque d’Aqmi, sans plus de précision. Des brigades Al-Mourabitoune de Moktar Belmokthar, qui a réintégré Aqmi, sévissent dans cette bande frontalière à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

 

©RFI


18/03/2016
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Burkina Faso : l'Australienne de 82 ans Jocelyn Elliott a été liberée

Africa7-Mis à jour le 07/02/2016

Âgée de 82 ans, l'Australienne Jocelyn Elliott a été libérée samedi. Elle avait été enlevée avec son mari médecin le 16 janvier à Djibo, au Burkina Faso, par des jihadistes liés à Al-Qaïda. Son mari Arthur Kenneth Elliott est toujours otage.

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L'Australienne Jocelyn Elliott, enlevée avec son mari à la mi-janvier à Djibo, au Burkina Faso, a été libérée samedi 7 février. Le rapt avait été revendiqué par Ansar Dine, un groupe jihadiste, allié d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Jocelyn Elliott "a été libérée aujourd'hui [samedi], elle est arrivée sans problème au Niger. Elle a été reçue par le président nigérien Mahamoudou Issoufou", a déclaré le chef de la diplomatie burkinabè Alpha Barry à Ouagadougou, précisant qu’"aucune rançon n'a été payée ni de conditions posées" par les ravisseurs.

Son mari Arthur Kenneth Elliott, un médecin de 84 ans, est en revanche toujours détenu par les jihadistes. "Pour l'instant on sait que son époux est en vie et se porte bien", a précisé Alpha Barry, ajoutant que d'autres négociations seraient menées en vue de sa libération. "Nous ferons tout pour le libérer", a-t-il promis.

Sydney remercie le Niger et le Burkina Faso

À Sydney, le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a confirmé sur ABC cette libération et indiqué que la ministre des Affaires étrangères Julie Bishop avait parlé à Jocelyn Elliott "il y a peu de temps". Il a remercié "le gouvernement du Niger et le gouvernement du Burkina Faso".

Originaire de Perth, Arthur Kenneth Elliott et son épouse Jocelyn vivaient au Burkina depuis 1972 et étaient engagés dans des opérations humanitaires en faveur des populations de la province du Soum et celles des pays voisins du Mali et du Niger.

Le couple a été enlevé à Djibo, à la frontière avec le Mali et le Niger, dans la nuit du 15 au 16 janvier lors d'une action apparemment coordonnée. Cette nuit-là, des attaques terroristes contre le café-restaurant Cappuccino, les hôtels Splendid et Yibi et un bar à Ouagadougou avaient fait 30 morts et 71 blessés.

 

©France24 & AFP


07/02/2016
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Cote d'Ivoire: CPI - Le camp Gbagbo contre-attaque et charge les soutiens de Ouattara

Africa7-Mis à jour le 01.02.2016

 

Au troisième jour du procès inédit de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale de La Haye, c'est au tour des défenseurs de l'ex-président ivoirien, jugé pour crimes contre l'humanité avec son ancien ministre Charles Blé Boudé, de faire entendre leur position.

Ce lundi 1er février dans la matinée, l'avocat de l'ancien chef d'Etat a ouvertement mis en cause les autres parties engagées dans la crise post-électorale de 2010-2011 : l'actuel président Alassane Ouattara, mais aussi la France.

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Ce lundi 1er février à La Haye, c'est au tour de la défense de dévoiler les grandes lignes de ce que sera sa stratégie durant le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, jugés pour crimes contre l'humanité. Laurent Gbagbo, 70 ans, est le premier ex-président poursuivi par la CPI depuis sa création.

Et ce lundi matin, l'avocat de l'ancien président ivoirien a clairement affiché sa position, qui consistera durant ce procès à « combler les silences du procureur, donner à voir un autre scénario ». Pour Emmanuel Altit, « la préméditation est avérée, Alassane Ouattara et ses soutiens voulaient se saisir du pouvoir par la force et la bataille d'Abidjan est la mise en application de cette stratégie. »

Et le conseil de M. Gbagbo d'attaquer : « En les faisant disparaitre du récit, veut-on faire oublier que l'armée de combattants pro-Ouattara venue du Nord à la fin du mois de mars 2011 avait laissé derrière elle un sillage de sang, commettant des massacres innombrables ? »

« Peut-être veut-on faire oublier qu'à leur arrivée à Abidjan, continue Me Altit, ces soldats s'étaient livrés à toutes sortes de crimes sur la population, dont des viols massifs. Veut-on faire oublier les crimes, les pillages et les viols dont s'étaient aussi rendus coupables à Abidjan dès décembre 2010 soldats et mercenaires pro-Ouattara ? »

La France mise elle aussi en cause pour le camp Gbagbo

La défense a donc pris le parfait contrepied de la thèse de l'accusation pour développer une tout autre vision de la crise post-électorale ivoirienne. Non seulement Me Emmanuel Altit, principal avocat de Laurent Gbagbo, nie que son client ait établi dès les années 2000 un plan meurtrier pour rester au pouvoir, mais il renvoie l'accusation sur son rival Allassane Ouattara, accusé d'avoir préparé sa prise de pouvoir par la force.

Ce, avec l'aide de mercenaires recrutés dès début 2010 au Burkina Faso. « Si ce sont les forces de sécurité qui étaient attaquées, tout le récit du procureur s'écroule et les preuves en ce sens sont innombrables. Si ce sont des groupes d'assaillants, organisés militairement et lourdement armés, qui lançaient des attaques et qu'une stratégie visant la prise du pouvoir par la force est discernable, alors le récit du procureur s'écroule », énumère l'avocat de l'ancien chef d'Etat.

Et de conclure en renvoyant également à M. Ouattara l'argument de la préméditation brandie par la procureure contre Laurent Gbagbo : « Si ces groupes de soldats et mercenaires ont été, dès avant les élections, infiltrés à Abidjan pour certains, transférés à l'hôtel du Golfe pour d'autres, organisés dans le nord du pays en vue de l'assaut final pour les derniers, alors la préméditation est avérée. »

Emmanuel Altit reproche à la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, d'avoir ignoré les exactions commises selon lui par les forces pro-Ouattara et le rôle joué de la France dans cette crise. Paris est accusée d'avoir fourni des armes aux forces pro-Ouattara malgré un embargo décrété par l'ONU, et d'avoir appuyé en sous-main l'offensive qui a mené à la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011.

« La France ne voulait pas d'une paix négociée », a conclu l'avocat, dressant par ailleurs de son client Laurent Gbagbo, le portrait d'un homme « de paix », qui s'est toujours battu pour l'unité pour la démocratie et contre la Françafrique. Un engagement qu'il aurait finalement payé de sa chute, selon son conseil.

 

©RFI

 


01/02/2016
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Un couple d'Autraliens enlevé dans le nord du Burkina Faso (ministère)

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On ignore si leur enlèvement est lié à l'attaque lancée samedi soir à Ouagadougou par un commando djihadiste

Deux Australiens, un médecin et sa femme, ont été enlevés vendredi matin dans le nord du Burkina Faso, a annoncé samedi le ministère burkinabè de la Sécurité intérieure.

"Nous essayons de confirmer cette information", a seulement déclaré Thomas Schnöll, porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères.

Le couple - dont on ignore s'ils étaient résidents au Burkina ou touristes de passage - a été enlevé à Baraboulé, dans la région du Sahel, située dans le nord du Burkina, frontalier du Niger et du Mali.

Dans la même région, à Oursi, une caserne avait été attaquée par des inconnus fin août 2015. Un gendarme burkinabè, blessé dans l'attaque, était décédé par la suite dans un hôpital à Ouagadougou.

On ignore si leur enlèvement est lié à l'attaque lancée samedi soir à Ouagadougou par un commando djihadiste qui a fait au moins 23 morts selon un "bilan partiel" communiqué par les autorités. Quatre djihadistes ont été tués dans l'assaut donné dans la nuit par les forces de sécurité.

 

©I24news/avec AFP


16/01/2016
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Deux Français tués dans l'attaque djihadiste à Ouagadougou (Paris)

Africa7-Par I24nwes, le 16-01-2016
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L'attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste Aqmi qui l'a attribuée au groupe Al-Mourabitoune
 

Deux ressortissants français ont été tués dans l'attaque djihadiste qui a visé un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a indiqué samedi à l'AFP un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Une Française a été par ailleurs été blessée, a indiqué dans un communiqué le quai d'Orsay qui a fait état d'un bilan de "27 morts et d'environ 150 blessés".

Au moins 26 personnes ont été tuées lors de l'attaque djihadiste, a affirmé samedi le ministre burkinabè de la Communication Rémi Dandjinou à l'issue d'un conseil des ministres, en soulignant qu'il s'agissait d'un bilan "provisoire".

Un deuil national de 72 heures sera observé à partir de dimanche, en hommage aux victimes de cette attaque terroriste qui a visé un hôtel et un restaurant du centre de la capitale du Burkina Faso de vendredi soir à samedi matin, a indiqué le ministre, sans donner de détail sur les nationalités des victimes.

Les opérations des forces de sécurité burkinabè contre les auteurs des attaques se sont terminées en fin de matinée, a affirmé à l'AFP une source des services de sécurité sous couvert d'anonymat, précisant que les opérations de ratissage aux alentours de l'hôtel Splendid, du restaurant Cappuccino et des établissements voisins se poursuivaient.

L'attaque a été revendiquée dans la nuit par le groupe djihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l'a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar, selon SITE, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a appelé samedi le peuple burkinabè au "courage" et à la "vigilance" après les attaques djihadistes.

Le Burkina Faso "n'a jamais plié l'échine devant quoi que ce soit et ce n'est pas aujourd'hui que cela va commencer", a assuré à la presse le président burkinabè, élu fin novembre.

"Nous appelons le peuple burkinabè à la vigilance et au courage parce que nous devons maintenant nous battre et intégrer les actions terroristes (dans) notre combat quotidien", a-t-il ajouté.

Le président Kaboré a par ailleurs "salué la coopération militaire que nous avons eue, que ce soit avec les Français ou les Américains, qui nous a permis aujourd'hui d'avoir une situation de sécurité plus claire".

Le président français François Hollande a dénoncé une "odieuse et lâche attaque" et assuré que "les forces françaises apportent leur soutien aux forces burkinabè".

Des forces spéciales françaises sont stationnées dans la banlieue de Ouagadougou dans le cadre de la lutte anti-djihadiste dans le Sahel. Washington dispose également de 75 militaires dans le pays, et a indiqué apporter un soutien aux forces françaises dans l'opération.

Le Burkina, "point d'appui permanent" de l'opération militaire française Barkhane, a déjà été la cible d'opérations djihadistes. En avril 2015, le chef de sécurité roumain de la mine de manganèse de Tambao (nord) a été enlevé, une action revendiquée par Al-Mourabitoune. On est sans nouvelles de lui.

©I24news/avec AFP


16/01/2016
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Côte d’Ivoire : la justice burkinabè émet un mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro

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Selon nos informations, le Burkina Faso a émis un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro. Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne est accusé par la justice militaire burkinabè d'avoir soutenu le putsch du général Gilbert Diendéré et de l'ex-RSP, à la mi-septembre.

Cette fois, l’affaire prend une tournure judiciaire. Régulièrement mis en cause dans les médias depuis la divulgation d’écoutes téléphoniques supposées l’impliquant dans la tentative de coup d’État au Burkina Faso, à la mi-septembre, Guillaume Soro est désormais visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè. « Ce mandat d’arrêt signifie qu’il est recherché par la justice burkinabè pour être entendu sur un certain nombre de faits qui lui sont reprochés », confie notamment à Jeune Afrique une source sécuritaire proche de l’enquête.

Le 23 décembre, Sita Sangaré, le directeur de la justice militaire en charge de l’enquête sur le putsch manqué du général Gilbert Diendéré et de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), avait révélé que des « écoutes téléphoniques » avaient été versées au dossier, sans toutefois préciser leur contenu ni les interlocuteurs impliqués.

L’ « affaire des écoutes »

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est fragilisé depuis le mois d’octobre et le début de l' »affaire des écoutes ». Selon plusieurs écoutes téléphoniques supposées, il aurait essayé, en collaboration avec Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, de soutenir les putschistes de l’ex-RSP lors de leur tentative de coup d’État à Ougadougou.

Mi-décembre, la justice burkinabè avait émis un mandat d’arrêt international contre Blaise Compaoré, actuellement réfugié en Côte d’Ivoire, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ex-président Thomas Sankara. Cette requête est pour l’instant restée lettre morte à Abidjan. Tout laisse penser qu’il devrait en être de même pour Guillaume Soro, responsable politique ivoirien de premier plan faisant figure de potentiel successeur à Alassane Ouattara.

©J.A


15/01/2016
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Afrique: Le continent, niche de vestiges historiques

 Africa7-Mis à jour le 13-01-2016

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Les paysages grandioses tels que les Chutes de Victoria, désert du Sahara, du Namib ou du Kalahari, littoral) et divers (entre mer, montagnes, plaines, déserts, forêts tropicales, bush.), sont les principaux atouts du tourisme africain.

Si le tourisme africain a la cote, c'est en grande partie à ses atouts multiples et des initiatives positives, tels que les vestiges historiques qui se déclinent en des pyramides d'Egypte aux églises rupestres d'Ethiopie en passant par la sud-africaine Robben Island, l'île de Gorée au Sénégal ou les peintures rupestres du Tassili algérien ou du Tsodilo au Botswana).

Selon le rapport de l'Africa Tourism Monitor, des initiatives ont été lancées en Afrique, ces dernières années, pour inciter davantage de touristes à venir visiter le continent.

De même des progrès dans la facilitation des visas et la coopération régionale, avec la mise en place de e-visa et de visa uniques : un seul et même visa suffit pour l'ensemble des pays membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC par acronyme anglais), le nouveau visa dit "KAZA" (pour Kavango-Zambèze) a été développé entre la Zambie et le Zimbabwe, et la Communauté d'Afrique de l'Est a lancé, en février 2014, un visa unique qui couvre trois pays (Kenya, Ouganda et Rwanda).

Toutefois, les infrastructures et services de transports seraient le talon d'Achille de la croissance du secteur du tourisme : «Voyager sur le continent africain ne se fait pas toujours sans heurt », selon le rapport. Parce qu'il est plus compliqué et plus onéreux de voyager à travers le continent, que de s'y rendre depuis l'Europe, l'Amérique du Nord ou l'Asie.

©lejecos


15/01/2016
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URGENT Nigeria : Au moins 12 morts dans une explosion dans le nord-est du pays (témoins)

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[La rédaction|Mis à jour| 26/07/2015 18:07 ]

Au moins douze personnes ont trouvé la mort dimanche dans une explosion dans un marché local de la ville de Damaturu, dans l'Etat de Yobe (nord-est), ont rapporté des témoins.

 

©Xinhua


26/07/2015
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Mali: des djihadistes prennent une ville proche de la Côte d'Ivoire

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[La rédaction|Mis à jour| 28 juin 2015 ]

Des hommes armés soupçonnés d'être des djihadistes ont pris dimanche le contrôle d'une partie de la ville malienne de Fakola, près de la frontière ivoirienne, selon des sources concordantes. Ils ont mis à sac le principal bâtiment administratif de la ville.


Les assaillants "sont arrivés très armés. Ils étaient enturbannés. Ils avaient le drapeau noir et scandaient des versets du Coran. Ils ont d'abord attaqué le camp de la gendarmerie et ensuite le camp militaire", a déclaré à l'AFP un élu de cette localité située à 300 km au sud de la capitale Bamako.


Un véhicule de l'armée a été brûlé par les assaillants qui ont aussi saccagé le siège de la sous-préfecture, a indiqué un habitant dont les propos ont été confirmés par le sous-préfet.

Selon un agent du service local des Eaux et forêts, chargé de la protection de l'environnement, les djihadistes présumés "contrôlent une bonne partie de Fakola. Ils ne sont pas dans l'autre partie de la ville, mais l'armée malienne n'est pas aussi là", a-t-il dit.


"Ils ont également pris position en face de la frontière ivoirienne. Ils sont vraiment armés. Les populations ont peur. Mais les djihadistes ont dit qu'ils ne (leur) feront rien" et que "leur problème, (c'est) avec les militaires" a déclaré un autre habitant.

 

Attaques rares


Une source militaire a confirmé l'attaque et annoncé un renfort de l'armée. C'est la deuxième fois en moins d'une vingtaine de jours que cette partie Sud du Mali est touchée par des attaques djihadistes, alors que ce type d'opérations étaient jusqu'ici limitées au nord et au centre du pays.


La ville de Misséni, près des frontières ivoirienne et burkinabè, avait été attaquée le 10 juin par des islamistes qui avaient tué un militaire et en avaient blessé deux autres, selon le ministère malien de la Défense.


Samedi, une attaque imputée à des islamistes a fait trois morts parmi les soldats du camp militaire de Nara (nord), près de la frontière mauritanienne.

 

©Romandie


28/06/2015
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Militaires en colère en Côte d'Ivoire: «Le président a compris»

 [La rédaction|Mis à jour| 20 novembre 2014 ]

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 Les militaires de plusieurs casernes en Côte d'Ivoire ont manifesté ce mardi 18 novembre contre des impayés de soldes qui remontent, pour certains, à plusieurs années. RFI a rencontré des militaires excédés du bataillon des commandos parachutistes dans le camp d'Abobo, au nord d'Abidjan.

Au camps militaire d'Abobo, le premier bataillon des commandos parachutistes se rassemble pour « descendre les couleurs ». Mardi, plusieurs centaines de militaires ont manifesté pour réclamer le paiement de leurs arriérés de leur solde. Parti de Bouaké, le mouvement s'est étendu dans la plupart des grandes villes du pays, à Abidjan, la capitale économique, Ferkéssédougou et Korhogo, deux villes du Nord, ainsi que Bondoukou et Abengourou, dans l'est. Les militaires mécontents ont investi durant une demi-heure les locaux de la Radio-Télévision publique à Bouaké. Ils ont enregistré un message afin d'expliquer leurs revendications.

A Abobo, les militaires restent fermes. Ils ont été suffisamment patients, estime un caporal. « Depuis les accords de Ouagadougou, nous avons attendu, parce que nous savions que le pays traversait un moment difficile. Entre le 1er janvier 2009 jusqu'au sixième mois de 2011, rien n'a été payé. Le président doit prendre des décisions pour régler cette situation. Il doit dire " votre problème est résolu ", c'est ce que nous voulons entendre. »

Ne pas confondre « revendication » et « mutinerie »

Déterminés, les militaires réaffirment leur volonté de manifester dans le calme. Le mot d'ordre : rester vigilant face aux engagements pris par les ministres de la Défense et de l'Intérieur, qui se sont engagés à verser les arriérés de solde entre novembre 2014 et décembre 2014, mais aussi veiller à ce que la mobilisation ne dégénère pas. Les militaires insistent : il s'agit de « revendications » et non d'une « mutinerie ».

Une nuance « appréciée » par le gouvernement, souligne le ministre de l'Intérieur, Ahmed Bakayoyo, qui assure : « Ce que je veux dire aux jeunes ? Vous vous êtes exprimés, le président a compris, il a donné des instructions au Parlement pour régler votre problème. Comme on dit chez nous en Afrique : quand tu as raison, il ne faut pas gâter ta raison. Je leur demande de rester comme ils ont été : raisonnables. Nous avons entamé des discussions précises pour les modalités d'exécution. »

Ce mardi soir, une patrouille nocturne a été organisée au camps militaire d'Abobo. Un malfrat a été tué et six autres arrêtés mardi alors qu'ils tentaient de profiter de la situation.

 

©RFI


20/11/2014
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