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Présidence de la République


Centrafrique : Cinq ministres débarqués du gouvernement

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[La rédaction|Mis à jour|22 juillet 2015  ]

La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a procédé lundi à un léger remaniement ministériel marqué par des changements notamment à la tête des portefeuilles des Affaires étrangères et de la Sécurité publique, a annoncé la radio nationale.

L’ancien ministre de la Sécurité, Nicaise Samedi Karnou, change de portefeuille et devient ministre du Tourisme en remplacement de Gilbert Kogrengbo qui quitte le gouvernement avec les cinq autres personnalités.

Il s’agit de Toussaint Kongo Doudou (Affaires étrangères), Victor Waké (Communication), David Banzoukou (Développement rural), Jeannette Déthoua (Réconciliation), et Robert Namséné (Environnement).

Six nouvelles personnalités font leur entrée dans le nouveau gouvernement. Samuel Rangba, ancien directeur de cabinet du ministre sortant, est nommé aux Affaires étrangères, tandis que Dominique Saïd Paguindji, magistrat, prend le portefeuille de la Sécurité publique.

Bruno Yapandé obtient le ministère de la Communication, Florence Lydie Ndouba est nommée à la Réconciliation nationale, Sébastin Wénézoui, réputé proche des milices chrétiennes anti-balaka, à l’Environnement, et Michel Bindo devient ministre délégué à l’Economie.

Les postes clés comme la Défense, la Justice, l’Administration du territoire ou les Finances, restent aux mains de leurs titulaires, dont plusieurs proches de la présidente et du Premier ministre, Mahamat Kamoun. Ce léger remaniement avait été annoncé il y a déjà plusieurs mois par la présidente Samba Panza, qui réclamait des « actions concrètes et visibles » à son équipe gouvernementale.

Le décret lu à la radio porte à 32 le nombre de ministres, contre 31 que comptait le gouvernement de transition formé en août 2014 et qui se voulait « inclusif », comprenant notamment des représentants des groupes armés.

La Centrafrique s’était retrouvée en plein chaos après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia qui était à la tête d’une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

©Afrique7


22/07/2015
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Sans commentaire : Décret nommant les membres du Comité technique de pilotage du Forum de Bangui

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06/04/2015
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COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 [La rédaction|Mis à jour|samedi 27 septembre 2014  ]

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Bangui, le 26 septembre 2014

 

La Présidence de la transition déplore la propagande acharnée avec laquelle des intérêts occultes cherchent à déstabiliser d’avantage, sous couvert d’allégations mensongères médiatisées, la République Centrafricaine, pays particulièrement fragilisé par une crise militaro politique profonde et confronté à un grand défi de mobilisation de ressources pour sortir la population de l’extrême vulnérabilité.

 

Le discrédit permanent, jeté sur les relations fortes d’amitié, de fraternité et de solidarité existantes entre la République de l’Angola et la République Centrafricaine, poursuit l’unique dessein de priver le peuple centrafricain, plongé dans la détresse humanitaire la plus grave de son histoire depuis décembre 2012, de toute assistance significative et durable de ses pays voisins membres de la CEEAC, qui se sentent concernés par le sort de l’Etat  Centrafricain et de sa population meurtrie.

 

La Présidence de la transition tient à informer l’opinion nationale et internationale que sur initiative de la Cheffe de l’Etat de la Transition, toute la lumière a été faite sur la gestion de l’assistance financière mise à la disposition de la République Centrafricaine par le gouvernement angolais avec les hautes autorités du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New-York.

 

Par conséquent, la Présidence de la transition demande instamment que cesse la campagne calomnieuse en cours, dont le peuple centrafricain n’a pas besoin, à un moment où des efforts sont déployés pour maintenir la République Centrafricaine en bonne place dans  l’agenda de la communauté internationale à coté des nombreuses urgences qui mobilisent l’attention des bailleurs de fonds.

.

Pour la Présidence de la transition,

 

Antoinette Montaigne,

 

Porte parole de la Présidence.

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27/09/2014
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ALLOCUTION DE MADAME CATHERINE SAMBA-PANZA, CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION

[La rédaction|Mis à jour|samedi 27 septembre 2014  ] 

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Réunion de haut niveau sur la République Centrafricaine en marge de

 l’Assemblée Générale des Nations Unie


New York, 26 septembre 2014

 

Leurs Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,


Mesdames, Messieurs les Membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, 


Monsieur le Médiateur International dans la crise Centrafricaine,


Monsieur le Secrétaire d’Etat Américain,


Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales, des Représentations diplomatiques et des Institutions financières Internationales,


Distinguées Personnalités,


Mesdames, Messieurs,


Une fois de plus, la Communauté Internationale se mobilise au chevet de la République Centrafricaine à travers cette réunion de haut niveau en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies que le Secrétaire Général des Nations Unies a bien voulue organiser et à laquelle tous les partenaires de mon pays sont conviés. Je suis très sensible à cet élan de solidarité internationale à l’égard de la population de mon pays et me réjouis que la crise Centrafricaine demeure encore au cœur des préoccupations de la Communauté Internationale.


Cette réunion va nous donner l’occasion d’évaluer les actions menées depuis la signature de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville et d’examiner les perspectives de la sortie définitive de crise dans mon pays, avec l’appui de la coopération internationale. 


Avant d’en arriver là, je voudrais m’acquitter d’un agréable devoir, celui de saluer la présence nombreuse de Très Hautes personnalités, des organisations et institutions qui ont toujours soutenu et accompagné mon action en faveur de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans mon pays. Leur présence ici est un véritable réconfort sinon le gage de la réussite de cette réunion qui porte les espoirs de tout un peuple meurtri par des conflits récurrents.

 

Je peux rassurer toutes ces hautes personnalités que le peuple Centrafricain sera toujours reconnaissant des efforts accomplis par leur pays respectif en sa faveur, des moyens déployés et des sacrifices consentis.


Je voudrais surtout saisir cette occasion exceptionnelle pour rendre un hommage renouvelé au dynamisme et à l’engagement du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban KI-MOON, qui n’a ménagé aucun effort pour être aux côtés du peuple Centrafricain et de ses dirigeants tout au long de cette crise.
 

Leurs Excellences,


Distinguées personnalités,


Mesdames, Messieurs,


Au moment où je m’adresse à vous du haut de cette tribune, la situation de la République Centrafricaine reste encore préoccupante malgré les avancées enregistrées depuis huit(8) mois. 


Parmi les résultats palpables, nous pouvons relever : le retour progressif de la sécurité à Bangui et dans certaines villes de l’arrière pays, grâce à l’appui des troupes internationales, la réduction du nombre de sites des déplacés, le retour progressif des réfugiés, la reprise timide des activités socioéconomiques, le redéploiement progressif de l’administration en province, la reprise de la coopération avec les institutions financières internationales, le déploiement de la MINUSCA et surtout la signature de l’Accord de cessation des hostilités sous les auspices du Médiateur International de la crise Centrafricaine, le 23 juillet à Brazzaville.

 

A travers cet Accord, les groupes armés, la société civile et les partis politiques se sont engagés à œuvrer ensemble pour sauver la RCA. 


Depuis lors, les leaders des communautés musulmanes, chrétiennes et protestantes œuvrent ensemble pour interpeller la population à la tolérance et à réapprendre à vivre ensemble. Les femmes sont également engagées dans cette dynamique et les jeunes ont pris conscience des méfaits de la violence sur leur avenir. Ils multiplient les actions de sensibilisation et de réconciliation dans les quartiers et les arrondissements et ensemble, nous avançons dans le processus du dialogue national inclusif. 

 

Leurs Excellences,


Distinguées personnalités,


Mesdames et Messieurs,

 

Malgré son potentiel naturel très important, mon pays enregistre des niveaux d’indicateurs socioéconomiques encore très critiques. L’Indice de Développement Humain (IDH) s’est considérablement détérioré, plaçant la RCA parmi les cinq derniers pays à l’échelle mondiale, soit au 172èmerang sur 177 pays. Ces indicateurs expriment à suffisance l’étendue des défis socio-économiques auxquels la République Centrafricaine doit faire face.

En réponse à ces défis, un Programme d’Urgence et de Relèvement Durable de la République Centrafricaine a été élaboré. Ce document constitue aujourd’hui le cadre de dialogue et de concertation avec les partenaires pour l’assistance en faveur de mon pays. 
Ce Programme met en œuvre une stratégie qui associe les actions d’assistance humanitaire et de relèvement précoce pour renforcer l’objectif général de lutte contre la pauvreté. 


Il est en effet important de maintenir une cohérence dans l’aide dont le paquet devra comporter nécessairement l’humanitaire, le développement et la sécurité dans ses aspects politique, civile et militaire. Mais il faut reconnaitre que nous devons vite sortir de l’humanitaire qui absorbe la majeure partie de l’aide en ce moment pour envisager le relèvement et le développement. 


C’est pourquoi, cette stratégie, qui fait l’objet du plaidoyer que je fais auprès de la Communauté Internationale, s’articule autour des piliers suivants: 


La sécurité d’abord. Dans ce domaine, nos attentes à l’endroit de la Communauté Internationale portent sur :


L’appui à la mise en œuvre des programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration (DDRR) et de réforme du secteur de la sécurité(RSS) pour parvenir à une réhabilitation et une refondation des Forces Armées Centrafricaines. Il est extrêmement important et urgent que le pays dispose d’une armée qui apporterait d’ailleurs son concours aux forces de maintien de la paix de l’ONU sur le terrain. Or, en raison des sanctions imposées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies et notamment de l’embargo sur les armes, la République Centrafricaine ne peut pas équiper son armée. 


Les questions sécuritaires doivent nécessairement être abordées dans le cadre d’une collaboration renforcée avec les pays voisins que nous avons déjà amorcée avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et les efforts dans ce sens devront être renforcés. 


Ensuite, nous attendons de la Communauté Internationale qu’elle nous soutienne dans la promotion de la bonne gouvernance et de la construction de l’Etat de droit en vue de rompre radicalement avec les dérives de la mauvaise gouvernance. 


A cet égard, il est fondamental de mettre un accent particulier sur le rétablissement de la fonction judiciaire pour mieux lutter contre l'impunité et la corruption. Dans ce cadre, j’ai accepté de céder une partie de l’autorité nationale en matière de justice transitionnelle à la Mission Onusienne de Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) afin de renforcer les capacités des juges. 


Nous insisterons tout particulièrement sur le développement durable parce qu’il apparaît clairement que le déterminant décisif de la crise Centrafricaine est la pauvreté. 


La RCA connaît une forte mobilisation de l’assistance humanitaire à travers les interventions de plus de 90 ONGs internationales. Malgré tout, on peut noter une faiblesse de l’accès aux services sociaux. Mon appel à ces courageux partenaires est de revoir le contenu de l’aide humanitaire afin que celle-ci permette le relèvement effectif des communautés. 


Conformément à la Charte de Transition, j’ai fait du dialogue et de la concertation mon mode de gouvernance du pays en maintenant de manière régulière le dialogue avec les Institutions de la Transition et toutes les forces vives de la nation, ce qui a abouti à l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Le processus doit désormais se poursuivre avec les consultations populaires dans les 16 préfectures et le forum de réconciliation à Bangui. Toutes ces consultations nécessiteront des moyens matériels et financiers colossaux. Je sollicite l’appui de la Communauté Internationale à la mise en œuvre effective de ce processus politique. 


S’agissant des élections prévues en février 2015 et auxquelles je ne participerai pas, le cadre juridique électoral et les différents organes de régulation des élections ont déjà été mis en place. Cependant, notre ferme volonté d’aller résolument à l’organisation de ces élections bute sur de nombreux préalables d’ordre juridiques, institutionnels, politiques, sécuritaires, techniques et financiers.


Je sollicite la mobilisation de la communauté internationale pour l’appui technique et le financement des élections en République Centrafricaine afin de permettre à ce pays de retrouver rapidement sa place dans le concert de Nations démocratiques. 


L’autre défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui en Centrafrique est la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, dont l’objectif est de rapprocher l’administration des administrés afin d’accélérer le retour rapide des personnes déplacées internes et refugiées, et de renforcer la protection des civils. 


Nous sommes cependant conscients que ces actions passeront d’abord par la poursuite des réformes économiques et la promotion de la croissance soutenue. Il est en effet urgent, à court terme, de créer des richesses et des emplois afin non seulement de prendre en charge les dépenses régaliennes de l’Etat mais d’offrir des opportunités de formation et d’emplois aux femmes et aux jeunes désœuvrés qui forment les bataillons des rebellions armées. 


La mise en œuvre d’une assistance économique et budgétaire rapide devrait permettre de renforcer les capacités des principaux acteurs de l’économie et relancer les secteurs productifs créateurs d’emplois. 


Elle devrait également permettre de construire, réhabiliter et viabiliser les équipements et infrastructures économiques détruits et renforcer la gouvernance financière avec la poursuite des réformes globales des finances publiques.

 

Je suis cependant consciente qu’il est plus important et urgent de redonner à l’Etat Centrafricain des capacités financières propres. Pour cela, la sécurisation des zones minières est une action prioritaire devant conduire à terme au rétablissement de la République Centrafricaine dans le processus de Kimberley. Mon souhait le plus ardent est que les forces de l’ONU désormais déployées dans le pays apportent tout leur appui à cette action prioritaire. 

 

Leurs excellences,


Distinguées personnalités,


Mesdames et Messieurs,


Pour ramener la sécurité et la paix en République Centrafricaine, il faut reconnaître que les besoins sont énormes et les moyens demeurent encore très limités. La mise en œuvre du Plan d’Urgence pour le Relèvement Durable nécessite des moyens colossaux. C’est pourquoi, le peuple Centrafricain a encore besoin des Etats membres de la Communauté Internationale pour soutenir son espoir de reconstruire son pays et partant, de retrouver son unité et sa dignité. 


Cependant, il importe de souligner que la rigueur et la transparence dans la gestion des ressources extérieures et internes, est une nécessité et conditionne la capacité du pays à mobiliser des appuis extérieurs. Les allégations malveillantes relatives a la gestion du don angolais en est une démonstration. Ce dossier, d’une extrême importance pour les partenaires techniques et financiers a été clarifié avec le FMI lors de nos récentes rencontres.

 

Distinguées personnalités,


Mesdames et Messieurs,


Nous avons besoin du soutien de vos diverses institutions et organisations, pour promouvoir ce message d’espoir au sein de la communauté internationale par un plaidoyer sur la nécessité de faire de la République Centrafricaine un exemple concret de capacités de résilience pour sortir de la vulnérabilité. 


Je ne doute pas que la solidarité internationale qui s’est déjà manifestée en faveur du peuple Centrafricain va s’intensifier à l’issue de cette réunion par la tenue d’une table ronde des bailleurs de fonds dans les mois à venir pour un soutien plus accru aux efforts des Autorités de la Transition. 


Je vous remercie pour votre aimable attention.


27/09/2014
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Centrafrique : Premier Conseil des Ministres, elle a dit quoi ?

 [La rédaction|Mis à jour| 29/08/14 ]

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Allocution de C.Samba Panza au 1er Conseil des Ministres


Monsieur le Premier Ministre,


Cette première réunion du conseil des ministres est une réunion de prise de contact. Elle nous permet de faire ou de refaire connaissance avec les membres du gouvernement qui viennent d’être nommés
C’est toujours l’occasion pour moi de délivrer les orientations sur les principes devant guider vos activités dans cette phase 2 de la transition afin d’instaurer très vite une dynamique de travail au sein du gouvernement !
La tâche de chaque membre de gouvernement est lourde au regard des nombreuses attentes des populations.
Comme vous le savez, tout est prioritaire ! Et par conséquent, il n’y aura pas de période de grâce pour les membres du gouvernement !
Mes priorités définis dans la Feuille de route sont relatives à la sécurité, la situation humanitaire, la restauration de l’autorité de l’Etat, la relance de la machine économique et administrative, la mobilisation des ressources internes et le processus électoral.
Nous devons poursuivre cette feuille de route telle qu’adopté par le Conseil National de Transition.
Depuis le Forum de Brazzaville, il faut y adjoindre, l’organisation dans les 16 préfectures, les consultations relatives à la réconciliation nationale et la tenue du dialogue nationale.
La mise en œuvre urgente et efficace des priorités nécessitent un engagement patriotique et républicain de tous.
J’exhorte tous les membres du gouvernement de se désengager de leur attachement partisan et autre afin de se mettre à la disposition de la République en signant un Pacte républicain dès leur prise de fonction.
Ce gouvernement de combat et d’actions auquel vous appartenez doit être une équipe cohérente et solidaire sous l’autorité du Premier Ministre, Chef du gouvernement.
Un gouvernement capable de redonner espoir au peuple centrafricain.
Il s’ensuit que vos actions doivent être concrètes et visibles. Ce sont ces actions que la majorité de la population de notre pays attend dans le silence. Vous devez prendre en compte ses attentes et chercher à les traduire dans la réalité de tous les jours.
Les actions gouvernementales doivent avoir un impact sur la vie des populations en termes de satisfaction de leurs besoins. La population doit ressentir les actions du gouvernement pour que nous méritions le soutien populaire.
Au cours des mois précédents, de nombreuses critiques ont porté sur un déficit de communication sur les actions des autorités de la transition.
La communication devra être assurée au quotidien sur des sujets maitrisés afin de rassurer la population et la communauté internationale sur nos actions.
A ce effet, j’attache du prix à la diffusion régulière des comptes rendus des Conseils des Ministres.
Monsieur le Premier Ministre, mesdames et Messieurs les membres du gouvernement.
Dans le contexte actuel où les défis à relever sont encore nombreux, vous devez être les hommes et les femmes capables de relever par des actions concrètes, ces défis.
Vous devez tout mettre en œuvre pour mobiliser les ressources propres.
Il nous a souvent été reproché la faible capacité d’absorption de l’aide extérieure et la non exploitation des opportunités existantes pour mobiliser des ressources additionnelles.
Un accent particulier sera mis sur la reprise réelle des activités agricoles, commerciales, minières et forestières.
La situation de la trésorerie devra être une préoccupation permanente du gouvernement avec compte-rendu régulier en Conseil des Ministres.
Il nous faut réduire de manière drastique le train de vie de l’Etat, en étant particulièrement rigoureux sur les missions à l’extérieur qui devront faire de rapport en Conseil des Ministres.
A ce sujet toute autorisation de mission devra obtenir l’avis préalable du Chef de l’Etat.
Je vous invite par ailleurs à plus de vigilance et vous exhorte à maintenir la cohésion au sein des instances dirigeantes de la transition.
Dans le gouvernement passé, il m’a été donné de constater des relations conflictuelles entre la Présidence de la République et le Gouvernement de la transition. Il doit y avoir une parfaite collaboration et une certaine synergie entre les deux Institutions pour relever le défis énormes dont le pays fait face.
Le Cabinet présidentiel est là pour m’assister dans la conduite de la politique de la Nation et le maintien du fonctionnement régulier des Institutions. Sa mission est donc de servir de courroie de transmission entre le gouvernement et moi à travers l’intervention des Conseillers auprès de la Primature et des départements ministériels pour recueillir des informations pour m’éclairer.
Ces interventions ne doivent être considérées comme source de frustration.
Les membres du gouvernement doivent donner une bonne image de leur fonction et un bon exemple d’hommes et de femmes d’état dans leur comportement.
La question du secret de délibérations des conseils des cabinets et des ministres est importante. Le membres du gouvernement sont astreints à l’obligation de réserve pour éviter la divulgation de secret d’état préjudiciable aux sérieux de l’action gouvernementale.
Dans l’esprit du Forum de Brazzaville, j’ai veillé à ce que le caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté en y incluant les principales entités représentatives des forces vives de notre pays et en mettant un accent sur l’équilibre régional.
Il fallait également avoir une administration avec des départements et des structures légers pouvant répondre aux attentes de la population.
Dans cet esprit, nous avons créé une trentaine de départements ministériels au lieu des vingt précédent.
Nous conscience des impératifs de réorganisation au sein de certains départements et des difficultés logistiques que cela devra entraîner.
Pour la plupart le cadre organique devra être entièrement revu. La gestion rigoureuse des structures et du personnel s’impose donc. Il ya lieu d’être prudent dans la gestion des hommes et dans les nominations. Il faut éviter de grands bouleversements en utilisant les cadres disponibles avant d’envisager le recours à d’autres compétences.
Le Premier Ministre et moi-même apporteront l’appui nécessaire au fonctionnement de vos département dans la limite des moyens disponibles.
Les chefs de département devront mettre un accent particulier sur la reprise effective du travail, le respect des horaires de travail et sur la propreté des bâtiments administratifs et des édifices publics.
Pour finir, le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois. Ce qui n’auront pas montré leur capacités à diriger un département ministériel seront remerciés.
Mais d’ores et déjà, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, mettons nous résolument au travail.
Je vous remercie.


29/08/2014
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République Centrafricaine: Décret portant nomination ou confirmation des personnalités à la Présidence de la République

  [La rédaction|Mis à jour|27 août 2014]

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Par décret numéro 14-292 émanant de la Présidence de la République Centrafricaine, Madame la Présidente de transition Catherine Samba-Panza réorganise son Cabinet suite à la formation du  gouvernement de Mahamat Kamoun comme Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

 

Cinq jours après la publication vendredi de la composition du nouveau gouvernement d'union nationale dirigé par Mahamat Kamoun, la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza a remanié l'équipe administrative mercredi, réduisant le nombre des membres de 28 à 20 et y introduisant deux membres de la diaspora, annonce-t-on à la présidence.

 

Comme pour le précédent nommé le 3 février après son élection par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire en place depuis juin 2013) consécutive à la démission forcée de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle Séléka, c'est un gouvernement bis que Mme Samba-Panza a mis en place, parallèlement au cabinet de Kamoun, son ex-ministre d'Etat, conseiller spécial.

 

Le secrétaire général de la présidence, Jean Ndemoukouma, et le ministre d'Etat, directeur de cabinet, Joseph Mabingui, conservent leurs postes dans ce cabinet présidentiel qui accueille cette fois- ci deux Centrafricains établis hors du pays. En provenance de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) à Yaoundé au Cameroun, Yvon Songué est nommé ministre, conseiller économique et financier auprès de la présidente de transition.

 

Aubin Lenghat quitte quant à lui Paris pour devenir ministre délégué,conseiller en matière de relations publiques, chargé des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Fait marquant, Catherine Samba-Panza se saisit du dossier du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) en créant à cet effet un poste confié au général de brigade Thomas Théophile Timangoa, passé de ministre de le Défense nationale dans le gouvernement sortant d'André Nzapayéké à ministre, conseiller à la défense au sein du cabinet présidentiel.

 

Le chef militaire est aussi chargé de la réforme du secteur de la sécurité destinée à permettre à la République centrafricaine ( RCA) de se doter de nouvelles forces de défense et de sécurité capables d'assurer la paix et la sécurité dans ce pays après une désintégration de troupes due aux multiples coups d'Etat et rébellions qu'il connaît depuis son indépendance en 1960.

 

 Le dialogue politique et social sera l'oeuvre d'Anicet Guiyama- Massogo, ministre délégué, conseiller politique, qui laisse le titre de porte-parole de la présidence à l'ex-ministre de la Communication et de la Réconciliation nationale Antoinette Montaigne née Moussa qui sa mission maintenant en tant que ministre, conseiller en communication chargé du suivi de la réconciliation nationale.

 

 

©Xinhua

 

 

 

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©La Présidence


27/08/2014
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Centrafrique: Liste du Nouveau Gouvernement de Premier Ministre Mahamat Kamoun

 [La rédaction|Mis à jour|vendredi 22 août 2014  ]

 

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Décret N°14.289

Portant nomination des Membres du Gouvernement

 

Ministre d’Etat,

Ministre d’Etat en charge des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’aménagement du Territoire, Mme Marie Noëlle Koyara

Ministre d’état en charge de la Défense nationale restructuration des armées des anciens combattants et victimes de guerre : M.Aristide Sokambi

Ministre :

Ministre des transports et aviation civile : Arnaud Djoubaye Abazene

Ministres des Affaires étrangères de l’intégration africaine et de la francophonie : Toussaint Kongo-Doudou

Ministre des Postes et télécommunication charge des Nouvelle Technologie : Abdallah Kadr

Ministre de la Justice chargé de la Réforme judiciaire et des droits de l’homme : Gabriel Faustin Gbodou

Ministre de l’Economie, du plan coopération internationale chargé des pôles des développements : Mme Florence Limbio

Ministre des Finances et budget : Bounandele koumba

Ministre desEaux forêt, chasse et pêches : Isabelle Gaudeuiile

Ministre de la Fonction publique : Eloi Anguimate

Ministre sécurité publique et de l’émigration immigration : Gal de Brigade Thierry Marie Metinkoe
MADT DR : Modbo walidou Chair

Ministre de la Santé et de la population : Mme Marguerite Samba-Maliavo

Ministre de l’Education et de l’enseignement technique :Mme Gisèle Bedan

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : M.Bernard Simiti

Ministre du Commerce et de l’Industrie: Mme Gertrude Zouta

Ministre du Développement du monde rural : Banzoukou david

Ministre du Travail, de la sécurité sociale et de l’ emploi : Gaston Mackouzangba

Ministre des Mines et de la géologie : Joseph Agbo

Ministre de l’Energie et l’hydraulique : Jacques Médard Mboliadas

Ministre de la Réconciliation nationale du Dialogue politiqueet de la promotion de la culture civique: Mme Jeannette Dethoua

Ministre de l’Urbanisme et des édifices publics : Jacques Demangha

Ministre de l’Habitat et du logement : Gilbert Kogbengbo

Ministre Affaires sociales et de l’ action humanitaire : Eugenie yarafa

Ministre de l’Environnement et du développement durable : Robert Namsene

Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institution : Marc Mokopete

Ministre du Tourisme des arts, culture de l’artisanat : Romaric Vomitiade

Ministre de la Jeunesse et des Sport : Armel Ningatoloum Sayo

Ministre délégué :

Ministre Délègué aux finances et budget: jaco désiré ngaya

Ministre délégué à l’Elevage : Mahmat thaib yacoub

 

 

Par: Présidence de la République

 

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22/08/2014
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République Centrafricaine : adresse à la nation de Cathérine Samba Panza, le 30 juillet 2014

[La rédaction|Mis à jour |31-07-2014]

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Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,
Je voudrai avant tout remercier très sincèrement la population de Bangui pour l'accueil patriotique qu'elle m'a réservée à mon retour de Brazzaville. Après le forum de Brazzaville qui a pris fin le 23 juillet dernier, il était nécessaire et urgent que je vous donne la bonne lecture de cet événement majeur de la vie politique nationale dans cette période de Transition, afin de vous éclairer sur l’évolution de la situation de notre pays.
Chers compatriotes,
Je vous annonçais dans ma dernière adresse, qu’ il a été proposé aux forces vives de la Nation l’organisation et la tenue en terrain neutre, d’un forum de réconciliation nationale et de dialogue politique entre centrafricains.
Le Président Denis SASSOU NGUESSO de la République du Congo, Médiateur international de la crise centrafricaine a bien voulu abriter ce Forum à Brazzaville au Congo, du 21 au 23 Juillet 2014, en vue d’entreprendre un dialogue entre centrafricains sur la cessation des hostilités et des violences par les groupes armés et de parvenir à un accord de désarmement.
Malgré la réticence d’une partie de la classe politique et de la société civile, le forum de Brazzaville a bien eu lieu, pour le grand bonheur des populations centrafricaines éprises de paix.
Les forces vives de notre pays, conscientes des souffrances infligées à nos paisibles concitoyens et soucieuses de l’avenir de notre pays, ont dans leur majorité décidé de faire le déplacement de Brazzaville, dans le but de sortir la République Centrafricaine de la spirale de la violence.
Durant trois jours les filles et fils de Centrafrique ont saisi l’opportunité qui leur est offerte pour débattre, dans la sérénité et en toute responsabilité, des questions profondes concernant la paix et la sécurité dans leur pays.
En prenant en considération les sages conseils prodigués par le médiateur de la crise centrafricaine, son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, à l’ouverture de nos travaux, les forces vives de la nation centrafricaine, à travers un dialogue franc et sincère ont dépassé leurs clivages pour poser des actes d’importance capitale. Il s’agit de la signature de l'Accord de cessation des hostilités et des violences et de la souscription d’une déclaration d’engagement des parties au processus politique inclusif sur la crise Centrafricaine. Nous pouvons ainsi affirmer sans ambages que l’objectif que nous nous sommes assignés pour ce forum a été atteint.
C’est pourquoi, je ne saurais poursuivre mon propos sans rendre un hommage appuyé à mon Frère le Président Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise centrafricaine ainsi qu’à ses deux adjoints qui ont fait un travail remarquable non seulement pour réunir les Centrafricains autour d’une table mais pour les amener à signer l’accord de cessation des hostilités et des violences.
Une mention spéciale doit être adressée au gouvernement et au peuple congolais pour son hospitalité légendaire dont nous avons bénéficié et la marque de solidarité qu’ils n’ont cessé de manifester envers le peuple centrafricain.
Je tiens aussi à adresser notre profonde gratitude à Son Excellence José Edouardo DOS SANTOS, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, pour l’appui multiforme apporté pour l’organisation, le déroulement et la réussite du Forum de Brazzaville.
Mes chers compatriotes,
Ce forum de réconciliation nationale et de dialogue politique inter- centrafricain de Brazzaville marque un tournant décisif dans le processus du retour de la paix et de la stabilité en République centrafricaine. Je réaffirme qu’il ne constitue qu’une première étape du processus politique qui sera suivie d’autres étapes aux niveaux local et national.
Le succès de ce forum confirme bel et bien l’élan de patriotisme qui a toujours caractérisé le peuple centrafricain chaque fois qu’il se trouve en face de son destin.
La grande conclusion à tirer du forum de Brazzaville est qu’une étape importante a été franchie qu’il faudra ensemble consolider.
Je tiens à remercier tous les Centrafricains engagés à mes côtés et qui ont su être à la hauteur du défi qui nous était lancé, celui de s’approprier le processus de dialogue politique et de réconciliation inter-centrafricaine. Je remercie tous ceux qui se sont pleinement investis dans la préparation et l’organisation de ce forum où il est apparu clairement que la communauté internationale n’était là que pour nous accompagner. La partie Centrafricaine a été félicitée à Brazzaville pour le travail remarquable abattu par le comité préparatoire national présidé par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et qui a produit les documents de base du Forum.
Contrairement aux craintes qui ont été exprimées par certains compatriotes, il n’y avait pas d’agenda caché puisque les travaux du forum se sont déroulés conformément au programme et aux thématiques retenus par le comité préparatoire national. C’est ainsi que dans les trois commissions mises en place, il a été question de cessation des hostilités et des violences, de désarmement et de cadre politique de gestion de la Transition.
Même si beaucoup de sujets d’une certaine importance ont été réservés au forum qui se tiendra à Bangui conformément aux vœux des Centrafricains, ceux inscrits à l’agenda de Brazzaville n’ont pas été escamotés.
Par conséquent, il se dégage clairement que contrairement à ce qui est affirmé, le forum de Brazzaville a été un succès de tous points de vue pour les Centrafricains. Non seulement la participation des Forces Vives y était massive mais la qualité de la Médiation internationale qui a encadré les pourparlers était exceptionnelle. Toute la communauté internationale était présente a Brazzaville, démontrant ainsi l’intérêt porté à cette concertation inter centrafricains.
La crise Centrafricaine n’a jamais fait autant l’objet de l’attention soutenue de la Communauté Internationale et les Centrafricains devraient s’en réjouir. Cela signifie qu’il y a non seulement une grande mobilisation de cette communauté internationale au chevet de notre pays mais qu’il y a la manifestation d’une forte solidarité en notre faveur pour que cette crise prenne fin rapidement. La communauté internationale qui nous accompagne considère en effet que cette crise a trop duré et qu’il est temps de mettre un terme aux massacres des populations et aux destructions des biens d’autrui.
L'accord de Brazzaville a été signé non seulement par les parties belligérantes de la crise Centrafricaine, par les Forces Vives de la Nation présentes et par les Autorités de la Transition mais il a été aussi cosigné par la Médiation Internationale et notamment par le Président Denis SASSOU NGUESSO qui a tenu à s’engager personnellement aux côtés de ses frères Centrafricains.
Je tiens ici à exprimer à tous les pays frères et à toutes les organisations sous régionales, régionales et internationales ayant apporté leur concours à la réussite du forum de Brazzaville toute la reconnaissance du peuple Centrafricain.
Mes chers compatriotes,
Nous avons été à Brazzaville où nous nous sommes engagés en toute liberté et en toute responsabilité, à travers nos représentants dûment mandatés.
Nous avons accepté de signer volontairement et en toute conscience un Accord de cessation des hostilités. Tous les signataires de l’accord de Brazzaville ont donc l’obligation d’en faire une stricte application. Notre responsabilité à nous Centrafricains tant au niveau individuel qu’au niveau collectif est pleinement et directement engagée dans l’application stricte et le respect de cet accord. L’objectif poursuivi à travers la signature de cet accord était justement de lier les Centrafricains entre eux, sous l’égide de la Médiation Internationale, afin qu’ils renoncent aux hostilités et aux violences destructrices pour s’engager résolument sur la voie de le recherche de la paix et de la reconstruction de leur pays. C’est pour cela que Brazzaville n’était pas qu’un voyage mais le lieu de poser un acte décisif pour la paix en République Centrafricaine, au bénéfice des populations meurtries par les affres des conflits interminables.
Les images des Centrafricains émus, fraternisant après la signature dudit accord diffusées en boucle sur les chaînes des télévisions internationales ne peuvent être un leurre de plus qui nous discréditerait définitivement aux yeux du monde et de notre peuple.
Après Brazzaville, nous avons l’obligation de démontrer aux yeux du monde et de notre peuple que nous sommes murs et sérieux, que nous savons ce que nous voulons pour aller vers la paix et la reconstruction de notre pays. Sinon, à quoi aurait servi que nous nous approprions le processus politique de dialogue et de réconciliation si nous ne sommes pas capables de l’assumer nous-mêmes ?
J’en appelle à toutes les parties prenantes à ces pourparlers notamment la classe politique, les Ex- Séléka, les Anti- balaka, la société civile, la plateforme religieuse et les syndicats au respect des accords signés et des engagements pris solennellement devant les médiateurs et la communauté internationale. De leur coté, les autorités de la transition s’engagent à mettre en application les conclusions issues dudit forum.
Cela signifie aussi que tous ceux qui ne rentreront pas dans le processus seraient en rupture de ban et seront considérés comme les ennemies de la paix. L’inapplication de quelque disposition que ce soit de l'Accord de Brazzaville ne sera pas tolérée.
Il ne sera plus possible de tolérer les entorses pour des intérêts égoïstes aux efforts de paix. Les responsabilités individuelles et collectives seront établies et traitées comme telles pour tous les cas d’entorses aux efforts de paix. Car, s’il y a un temps pour la guerre, il y a aussi un temps pour la paix. C’est cela que tous ceux qui s’agitent doivent impérativement comprendre. L’accord de Brazzaville est une chance que nous devons saisir pour reconstruire notre pays sur de nouvelles bases solides et cela, en toute responsabilité et dans la fraternité.
Mes chers compatriotes,
Maintenant l’heure est au sursaut patriotique. Il est temps que les Centrafricaines et les Centrafricains prennent leur destinée en mains et participent activement au processus de sortie de crise. C’est tous ensembles que nous devons écrire une nouvelle page de notre histoire, porteuse d’espoir.
Il est temps que tous ceux qui croient sincèrement en l’avenir du pays se mettent au travail. Il y a de la place pour tous. Il est temps de se réconcilier et de se rassembler. Aujourd’hui, l’essentiel consiste renouer le fil du dialogue entre les filles et les fils de Centrafrique pour un vivre ensemble retrouvé.
Sans remettre en question les conclusions et décisions prises par la communauté internationale, la République Centrafricaine doit s’affirmer et recouvrer véritablement sa souveraineté.
A cet effet, le gouvernement a résolument pris ses responsabilités pour faire de Brazzaville le point de départ d’un nouvel élan à la Transition en cours qui devra être conduit à son terme dans les délais prescrits. J’ai ainsi décidé d’accélérer la mise en œuvre des actions prévues dans la feuille de route du gouvernement. De manière concrète, le comité de suivi de l’application de l’accord incluant toutes les parties prenantes au forum de Brazzaville, y compris les représentants de la communauté internationale, sera mis en place dans un bref délai. Il aura pour mission de surveiller, contrôler et évaluer périodiquement la mise en œuvre effective de l’accord sur le terrain. Ce comité travaillera étroitement avec des organes dans l’arrière pays qui seront aussi mis en place.
A côté de ce comité de suivi, un comité de vulgarisation des termes de l’accord de Brazzaville sera mis en place pour travailler à la plus large appropriation du document par toutes les couches de la population. Il est en effet très important qu’à tous les niveaux on sache exactement le contenu de l’accord que les différentes entités ont signé au nom de toute la population et dont dépendra largement notre nouveau vivre ensemble.
Comme déjà annoncé avant Brazzaville, le réaménagement du gouvernement sur des critères de technocratie, de région et de compétence mais intégrant la dimension politique et les nouvelles donnes issues du forum de Brazzaville sera opéré après une large consultation des entités parties prenantes. Je veillerai à ce que l’esprit de Brazzaville préside à ce réaménagement.
A ce propos, l’appartenance ethnique ou la pratique d’une religion ne devrait être ni un avantage ni un obstacle à la participation à ce gouvernement ou à l’exercice d’un quelconque emploi public civil ou militaire.
Le vaste chantier que je vais lancer au plan politique reste cependant la préparation et l’organisation non seulement des consultations populaires dans les 16 préfectures de la R.C.A mais du forum de réconciliation à Bangui.
Des instructions ont d’ores et déjà été données pour qu’un chronogramme précis soit établi avec le concours des partenaires internationaux afin que ce processus démarre dans un bref délai pour être achevé avant la fin de l’année. Je veillerai aussi à ce que ce processus soit conduit de la manière la plus convenable dans l’intérêt de la sortie définitive de la crise et de l’organisation effective des élections à la fin de la Transition.
A côté du volet politique, il y a le volet économique auquel une attention toute particulière sera accordée. J’ai dit et répété que l’une des causes de cette crise est la pauvreté. Avec l’accord de Brazzaville qui demande aux belligérants de lever les barrières illégales et de ne pas enfreindre le déploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire, il sera désormais possible de restaurer l’autorité de l’Etat dans l’arrière pays et favoriser ainsi la relance des activités économiques en ce qui concerne notamment la perception des impôts et l’exploitation des ressources naturelles.
En parlant de la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, je ne peux m’empêcher de revenir sur la question de la partition de notre pays qui alimente encore malheureusement des discussions. J’ai même constaté avec un pincement de cœur que des gens qui se disent Centrafricains ont marché pour soutenir l’idée d’une partition. C’est vraiment malheureux parce qu’un digne fils ou fille de ce pays ne peut demander une telle chose! Cela rappelle l’histoire biblique des deux femmes qui réclamaient un même bébé et à qui le roi a proposé de diviser le bébé en deux parties. Comme on le sait, la vraie mère du bébé a refusé que son bébé soit divisé en deux parties.
Je dis à mes compatriotes qui sont animés par cette idée que la partition n’est nullement la solution à notre problème. Elle a été expérimentée ailleurs, non loin de chez nous et on voit ce que cela a donné. Comment comprendre qu’à l’heure où l'on recherche les grands ensembles chers à BOGANDA partout ailleurs pour assurer la puissance, nous ramions à contre courant en optant pour l’émiettement ? Se demande t- on sérieusement si une telle revendication est réalisable quand on sait que les frontières actuelles de nos pays d’Afrique ont été tracées par la loi Defferre de 1857 et que la charte de l’Union Africaine, comme de nombreux textes internationaux, reconnaît l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation?
J’exhorte mes compatriotes partisans malgré eux de la partition d’abandonner cette idée utopique et de rentrer dans le processus politique actuel grâce auquel nous allons certainement identifier ensemble les causes profondes de la crise qui secoue notre pays et y trouver les solutions les plus appropriées. Si nous avons la volonté de nous en sortir, nous y arriverons comme certains peuples qui ont connu pire que nous et qui se sont relevés depuis.
Pour terminer, je demande solennellement au peuple Centrafricain de croire que son destin est désormais entre ses mains et qu’il doit saisir la chance de l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville pour reconstruire son pays dans l’entente, la fraternité, la solidarité et l’amour de la patrie.
Comme j’ai eu à le dire, Vive la République Centrafricaine une et indivisible,
Vive la République Centrafricaine laïque, multiconfessionnelle, multiethnique et multiculturelle,
Vive le peuple centrafricain uni par sa langue le Sango, par les fleuves Oubangui et Chari, par son drapeau, par sa devise, par ses forêts et ses savanes, par ses mosquées et ses églises,
Vive le peuple centrafricain uni à jamais par l'histoire.


30/07/2014
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République Centrafricaine : la Présidente de Transition, Mme Catherine Samba-Panza annonce la formation d’un gouvernement de large ouverture

Visiteurs : 3011                                                                  [Basile REBENE/ |Mis à jour|25 juillet 2014 ]

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La Présidente de Transition, Mme Catherine Samba Panza a annoncé la formation d’un gouvernement de large ouverture en tenant compte la situation géopolitique, pour une transition apaisée, à son retour de Brazzaville, jeudi 24 juillet 2014 à Bangui.

 

Le Chef de l’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza a estimé que après le forum de Brazzaville, des consultations auront lieux dans les seize préfectures du pays avant la tenue dialogue politique inter-centrafricain à Bangui.
 
Le Chef de la Mission Multidimensionnelle Intégré des Nations-Unies pour la Stabilisation de la République Centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye a fait savoir « que les Nations-Unies seront très vigilantes sur les problèmes d’impunités, des droits de l’Homme, et la tenue des engagements signés au forum de Brazzaville »
 
Il a exhorté les centrafricains à s’approprier de ce qui a été signé à Brazzaville.

 

©ACAP.


25/07/2014
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Catherine Samba-Panza à la VOA : « Les musulmans ont leur place en Centrafrique. C’est chez eux »

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Catherine Samba-Panza lors de son allocution devant le CNT, 6 mai 2014.


[Mise à jour|8-mai-14]-Au lendemain de son discours prononcé devant les membres du CNT, la présidente centrafricaine accorde un entretien à la Voix de l’Amérique. Catherine Samba-Panza estime avoir fait ce qu’elle peut, cent jours après avoir été nommée à la tête du pays.

 

Lors de votre discours devant le CNT, vous avez reconnu que les critiques étaient nombreuses à votre égard. Qu’auriez-vous pu mieux faire au cours des trois derniers mois ?

Catherine Samba-Panza : « J’ai fait du mieux que j’ai pu. Je savais que ça ne serait pas facile. Je n’avais pas conscience que ça serait aussi difficile. Je m’étais engagée à essayer de résoudre les nombreux problèmes de la Centrafrique et de répondre aux attentes de la population. J’ai tenté du mieux que j’ai pu. Des actes ont été posés mais beaucoup reste à faire. »

Vous avez annonce un remaniement ministériel, quand aura-t-il lieu ?

Catherine Samba-Panza : « Nous allons prendre le temps de le faire avec le Premier ministre et éviter les erreurs du passé. Il nous a été reproché une faible représentativité des anti-balaka, un surnombre des ex-Seleka et de ne pas avoir totalement pris compte l’équilibre régional. Autant de critiques dont nous tiendrons compte. »

Vous avez récemment reçu à la présidence, l’un des leaders anti-balaka, Patrice Edouard Ngaissona. N’est-ce pas un mauvais signal envoyé en matière d’impunité ?

Catherine Samba-Panza : « Pas du tout. Je l’ai reçu et à la sortie de mon bureau, il a été entendu par les services judiciaires. Il est aujourd’hui sous contrôle judiciaire. Il doit pointer deux fois par semaines. Il n’a pas échappé à la justice de son pays. »

Les anti-balaka sont-ils des ennemis de la paix en Centrafrique ?

Catherine Samba-Panza : « Cela a été dit à un moment c’est vrai. Il s’agissait de groupes incontrôlés qui ont commis des actes décriés. Il a donc fallu prendre des actions contre eux. »

Aujourd’hui, les anti-balaka sont donc plus fréquentables ?

Catherine Samba-Panza : « Je ne sais pas mais ils ont tendu la main et déclaré qu’ils voulaient ramener la paix dans leur localité. »

Vous semblez satisfaite du niveau de sécurité à Bangui mais en dehors de la capitale, personne ne croit au rétablissement de l’autorité de l’Etat ?

Catherine Samba-Panza : « Absolument car on ne peut pas le faire en trois mois. Tout est progressif. Nous n’avons pas les moyens financiers pour le faire de façon globale. Lorsqu’il y a la sécurité avec la Misca ou Sangaris, nous nous déployons le personnel de l’administration. »
 
Les casques bleus en Centrafrique ne seront pas opérationnels avant ici septembre prochain N’est-ce pas trop tard ?

Catherine Samba-Panza : « Oui, septembre c’est très loin. Les Nations Unies ont des procédures à suivre, un agenda. J’aimerais bien que cet agenda soit avancé. La période de soudure, entre mai et septembre, est une période de tous les dangers. Les groupes armes vont essayer d’occuper le terrain. »

Les musulmans ont-ils ont encore un avenir en Centrafrique ?
Catherine Samba-Panza : « Bien sûr. Ils sont chez eux. Ils ont connu des moments difficiles.

Au niveau de la population, il y a une prise de conscience pour dépasser toute cette violence. Progressivement, nous essayons d’améliorer notre vivre ensemble. »

Que pensez-vous de la création de l’Organisation de la résistance musulmane centrafricaine d’Abakar Sabone ?

Catherine Samba-Panza : « Cela participe à son désir de partition. Si c’est un mouvement politique qui vise à préparer sa participation à la prochaine élection, nous sommes dans un pays démocratique, nous n’y voyons pas d’inconvénient. S’il s’agit de prôner la partition, nous allons nous y opposer. »

Vous vous opposez à la partition de votre pays mais, dans les faits, n’a-t-elle pas déjà eu lieu ?

Catherine Samba-Panza : « C’est vrai que dans les faits, les éléments de l’ex-Seleka se sont tous retrouves vers l’est du pays après le départ de Michel Djotodia. Cela dit, ce n’est pas tout l’Est. L’administration est présente à Ndele, Bria, Bambari, etc. Cette partition souhaitée par les forces negatives n’est pas acceptée par les Centrafricains et encore moins par les autorités. »

Face à tous ces défis, pourquoi maintenez-vous le cap des prochaines élections pour février 2015 ?

Catherine Samba-Panza : « Je me suis engagé pour une transition de douze mois avec comme objectif l’organisation des élections le 15 février 2015. Je dois faire en sorte que ce délai soit maintenu. Maintenant, si l’autorité nationale des élections  et la communauté internationale estiment que le chronogramme n’est pas tenable pour des raisons objectives, nous nous assiérons pour en parler. Si je décide moi-même d’assouplir ce calendrier, on me reprochera de vouloir m’incruster à la tête de l’Etat. Ce n’est pas mon souhait. »
Propos recueillis par Nicolas Pinault


08/05/2014
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