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CPI: Jean-Pierre BEMBA acquitté en appel.

 

 

 

Modifié le 08-06-2018 à 17:21

 

  

 

Condamné en première instance à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba a été acquitté en appel ce vendredi 8 juin. La majorité des juges d'appel de la CPI ont décidé d'annuler la décision de la Cour de première instance après avoir relevé de sérieuses erreurs dans le jugement, notamment dans la non prise en cause de circonstances atténuantes.

Avec notre envoyée spéciale à La Haye, Sonia Rolley

Même si l’on sait que les juges de la CPI ont toujours été pointilleux sur les procédures, l'annonce relève du coup de théâtre. Dès les premières minutes du jugement, on pouvait cependant lire sur le visage des représentants du bureau du procureur une certaine anxiété.

Le jugement de première instance a été cassé d’abord pour une erreur de procédure. Entre la notification des charges et leur confirmation, le bureau du procureur avait rajouté plusieurs crimes à l’actif de Jean-Pierre Bemba. Or pour la majorité des juges d’appel, la Chambre de première instance n’aurait pas dû en tenir compte et Bemba aurait dû être condamné pour un seul meurtre, 20 viols – tout de même – et cinq actes de pillage.

Trois juges sur cinq ont estimé que le jugement devait être annulé et l'ancien vice-président congolais acquitté, car les juges de première instance n’ont pas tenu compte d’un certain nombre élèments qui pouvait constituer des circonstances atténuantes. Notamment le fait qu’il ait écrit aux autorités pour les avertir qu’il n’avait pas tous les moyens d’enquêter en Centrafrique ou encore qu’il n’était nécessairement pas responsable du fait que les enquêtes étaient mal faites par ses services.

La décision de trois juges sur cinq suffit pour le faire acquitter, mais pas pour le faire libérer immédiatement. Car comme l'a rappelé la présidente de la Cour, Jean-Pierre Bemba est poursuivi dans une seconde affaire pour subornation de 14 témoins. Il avait été condamné à un an de prison en première instance, l’appel est pendant.

 

®Par RFI Publié le 08-06-2018


08/06/2018
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107e session de la Conférence internationale du Travail

Sommet sur le monde du travail

L’emploi et le travail décent au service de la paix et de la résilience

                       

 

Jeudi 7 juin 2018, 10 heures (heure de Genève) - Retransmission en direct sur Internet depuis la salle des Assemblées du Palais des Nations à Genève.

La Conférence internationale du Travail organise un Sommet sur le monde du travail qui aura pour thème l’emploi et le travail décent au service de la paix et de la résilience, et mettra l’accent, en particulier, sur les moyens de s’attaquer aux réalités sur le terrain et sur les partenariats propres à produire des résultats concrets.

Le Sommet traitera des défis que suppose l’instauration d’une paix durable grâce à l’ouverture de nouvelles perspectives dans le monde du travail, en particulier pour les jeunes. Il prendra la forme de débats de haut niveau et de divers discours prononcés par des orateurs de marque.


Cette année, S.E. M. Michael D. Higgins, Président de l’Irlande   et S.E. M. Faustin-Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine  honoreront le sommet de leur présence et y prononceront une allocution.

 

®B.I.T


06/06/2018
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Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera en escale à Yaoundé

 

 

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises et intérieur

En partance pour Genève en Suisse, Faustin-Archange Touadera a été salué hier à son arrivée, comme à son départ, par le Premier ministre, Philemon Yang.

Il était exactement 19 h hier soir, lorsque l’avion de la compagnie Air France s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Quelques minutes plus tard, apparaissait le président de la République centrafricaine (RCA).


En partance pour Genève en Suisse, où il doit prendre part aux travaux du 5e Sommet du Monde du travail, Faustin-Archange Touadera a été accueilli, au nom du chef de l’Etat, par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang qui avait à ses côtés, l’ambassadeur de RCA au Cameroun, Martial Beti Marace.

Egalement présents pour le cérémonial d’accueil, les autorités administratives et municipales de la région du Centre. A leur tête, le gouverneur Naseri Paul Bea, les préfets des départements du Mfoundi, Jean Claude Tsila et de la Mefou-et-Afamba, Emmanuel Mariel Djikdent, le 4e adjoint au délégué du gouvernement auprès de la Communauté uirbaine de Yaoundé, Dieudonné Mbarga.

Avant de s’installer au salon d’honneur de l’aéroport, où il a eu un bref entretien avec le Premier ministre Philemon Yang, l’hôte du Cameroun a salué l’importante communauté centrafricaine présente pour la circonstance. Le président Faustin-Archange Touadera a ensuite pris la direction de l’hôtel Hilton de Yaoundé en compagnie du chef du gouvernement camerounais.


Quelques quatre heures plus tard, le chef de l’Etat centrafricain a quitté le territoire camerounais pour la Suisse où il va donc prendre part aux travaux qui se tiennent jusqu’au 8 juin prochain, après avoir été salué par les mêmes personnalités qu’à son arrivée.

 

 

®camerounweb

 


06/06/2018
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Révélation : Touadéra a rencontré le rwandais hutu Fabien Singaye à Bruxelles et à Genève

Oct 02, 2017-MISE A JOUR


À Bruxelles et ensuite à Genève, Touadéra a rencontré à plusieurs reprises Fabien Singaye rwandais hutu et ancien conseiller de Bozizé. Singaye est compromis dans les affaires Areva et Uramines. Proche de Patrick Balkany et de l’homme d’affaires belgo-français Georges Forest, Singaye est aussi proche des FDLR (ancien militaires du régime de Habyarimana réfugiés en RDC) qui combattent le régime Kigali. Détenteur d’un passeport diplomatique centrafricain, il a besoin de la bénédiction de Touadéra pour le renouveler et pour parvenir à ses fins, il lui a formulé une proposition alléchante. Singaye a rencontré Touadéra avec de puissants hommes d’affaires. Il est aussi l’époux de la fille du millionnaire rwandais Félicien Kabuga, patron de la fameuse radio mille collines toujours recherché par la justice internationale. Les éléments rwandais de la sécurité de Touadéra ne voyagent pas avec lui à l’extérieur et il se pensait certainement tranquille pour une telle rencontre.

                       

Voilà un jeu dangereux que Touadéra joue vis-à-vis de Kigali, un allié qui lui assure sa protection et qui s’est engagé à former des militaires pour l’armée centrafricaine. Quand on sait la place que les rwandais envoyés par le régime de Kagame occupent dans la Minusca et la sécurité rapprochée de la Présidence et que Touadéra a assisté à la prestation de serment de Paul Kagame le 26 Août dernier, on se dit que les petits calculs de nos mathématicien de President sont non seulement erronés mais aussi suicidaires. Car Kigali et Kampala sont déjà au courant de ce double jeu. Bruxelles et Genève étant quadrillées par les Grands-Lacs et Touadéra a été pisté comme un idiot. Les écoutes et analyses étant soustraitées par des Rwandais à Bangui et Kigali. Tout est à leur portée. Depuis Bangui, ses coups de fil passés pour caler les rdv sont suivis par ses amis de Kigali et par ricochets, Kampala le sait aussi. Avec de telles aventures diplomatiques, le président de Bangui se met en danger et son amateurisme laisse clairement paraitre qu’il favorise ses intérêts personnels au détriment de l’intérêt de l´Etat Centrafricain.

 

®Thierry Simbi


06/06/2018
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Trump et Kim se rencontreront sur Sentosa Island, une île au passé sombre

Le sommet historique entre les dirigeants se déroulera sur l'île de Sentosa, en face de Singapour. Si l'île est très prisée des touristes et abrite aujourd'hui hôtels de luxe, plages de rêve et autres casinos, son passé est bien moins glorieux.

 

  Une vue de l'île de Sentosa.© Roslan Rahman - Une vue de l'île de Sentosa.

 

Le lieu de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un est désormais connu. Le sommet historique prévu le 12 juin entre les deux dirigeants à Singapour, annulé, puis finalement confirmé, se tiendra sur Sentosa Island, une petite île touristique située en face de la cité-Etat, a annoncé mardi la Maison Blanche.

Une île dédiée au tourisme 

 

Cette minuscule île d'à peine 5 km² est essentiellement consacrée aux activités touristiques, puisqu'elle abrite de nombreux complexes hôteliers, des parcours de golf, ainsi qu'un parc à thème des Studios Universal. C'est aussi là que vivent les plus riches résidents de Singapour, dans de luxueuses villas avec piscines.

Donald Trump et Kim Jong-un se rencontreront plus précisément à l'hôtel Capella, un immense et luxueux hôtel 5 étoiles situé en plein coeur de l'île, a fait savoir la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders. Le premier tête à tête entre Donald Trump et Kim Jong-un devrait s'y dérouler dès 9 heures locales, le 12 juin. 

Des raisons logistiques peuvent expliquer le choix de cette île pour organiser le sommet. Située à seulement un kilomètre de la côte de Singapour, avec laquelle elle est reliée par un simple pont, Sentosa sera facile à sécuriser, voire à boucler totalement. Le périmètre de l'hôtel Capella sera d'ailleurs cerné par un dispositif de sécurité sans précédent. 

 

Image© Roslan Rahman 

 

Un passé sombre

 

Mais avant de devenir un haut-lieu du tourisme balnéaire à Singapour, l'île de Sentosa avait une vocation bien moins bucolique. Comme l'explique le Guardian, ce petit îlot abritait, quelques décennies en arrière, un camp établi par le Japon pour les prisonniers de guerre britanniques et australiens, après que les forces alliées se soient rendues aux Japonais, en février 1942.

C'est aussi sur l'île de Sentosa qu'eurent lieu de nombreuses exécutions sommaires de Chinois de Singapour, que le Japon soupçonnait de se livrer à des activités hostiles. La plupart de ces exécutions auraient eu lieu sur l'une des plages de l'île, qui accueille aujourd'hui un parcours de golf 18 trous.

 

Image© Roslan Rahman  

 

"Ile de la mort par derrière"

 

En outre, dans un passé plus lointain, l'île aurait également été régulièrement ciblée par les pirates et durement frappée par une épidémie de malaria au 19e siècle.

Preuve de ce passé mortifère, l'île de Sentosa était connue jusqu'en 1972 sous le nom de "Pulau Belakang Mati", ce qui signifie littéralement en malais "île de la mort par derrière". Cette année-là, le gouvernement de Singapour avait entrepris de renommer l'île en "Sentosa Island" dans le cadre d'une vaste campagne pour la transformer en île dédiée au tourisme.

 

©BFM


06/06/2018
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Point de situation - Bilan du jour à Bangui

  

Ce sont les forces Rwandaises qui sont directement aujourd’hui intervenues au KM5 au titre d’accords de défense RCA / Rwanda et cela en dehors du cadre de la Minusca. Les Rwandais ont opéré en première ligne devant le nouveau bataillon FACA formé et encadré par les Russes qui était en deuxième ligne. Les combats à l’arme lourde se sont intensifiés dans l’après-midi tandis que les habitants des quartiers environnant se vidaient. Les Rwandais sont rentrés jusqu’à l’ancien cinéma Etoile où ils ont rencontré une farouche résistance des autodéfenses. 5 soldats rwandais sont morts, de nombreux d’entre eux ont été blessés et deux chars blindés ont été endommagés avant que le drapeau blanc ne soit sortis par pour demander de cesser les violents combats. Côté autodéfense, plus d’une dizaine des morts et de nombreux blessés. Beaucoup de morts, blessés parmi la population civile sans décompte exact pour l’instant avec des habitations détruites. La situation provisoire des corps sans vie ramassés après les combats s’eleve au nombre de 39 morts. La population des quartiers Ramandji, Boulata, Fondo, Gbaya Dombia a trouvé refuge à la mosquée centrale qui a accueilli un nombre impressionnant de réfugiés. Des corps sans vie ont été alignés ce soir au KM5 et seront exposés demain devant le siège de la Minusca pour protester contre cette opération. Par ailleurs, il faut noter une tentative d’évasion à la prison de Ngaragba qui a pu être réprimée et a couté la vie à cinq prisonniers et fait de nombreux blessés. A signaler aussi que l’Union Européenne devant cette situation sécuritaire a décidé de rapatrier son personnel non essentiel.

 

Publié le 11/04/2018

® Source inconnue

 

 

 

 

 


11/04/2018
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COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DE LA RECONSTRUCTION DE L’ARMÉE

 Chers compatriotes,

 Depuis quelques instants, des messages en provenance de certains milieux font état de ce que les militaires des Forces Armées Centrafricaines seraient en train d’attaquer la population du KM5.

 

Le ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée vient ici démentir carrément cette information et préciser que le rôle des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) n’est pas de nuire à la quiétude de la population.

 

Cette information dénuée de tout fondement, est de nature à jeter du discrédit sur les forces de défense et de sécurité en général, et les Forces Armées Centrafricaines en particulier, dont la mission est de protéger la population.

 

Le ministère de la Défense Nationale et de la reconstruction de l’armée invite toute la population de Bangui à garder son calme et à ne pas céder à toutes manifestations ou manipulations.

 

Fait à Bangui le 10 Avril 2018, le porte-parole du Ministère de la défense nationale et de la reconstruction de l’armée

 

Colonel Justin NDAGBIA

 

Publié le 11/04/2018

® Ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée

 


11/04/2018
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À l’origine du mal libyen

Publié le 23 mars 2018 à 17h58 — Mis à jour le 10 avril 2018

 

Les conséquences néfastes de l'implosion de la Libye en 2011 sous les raids aériens de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis continuent de se faire sentir, et même de se propager dans les pays voisins. Retour sur les origines de ce mal lybien.

Édito. J’attire votre attention sur une évolution qui me paraît grave. Victimes du « mal libyen », neuf pays africains limitrophes ou voisins* de la Libye risquent d’en être contaminés. Quelques-uns d’entre eux sont même en train de passer du stade des attentats sporadiques à celui du début d’une guérilla rurale.

 

« Mission accomplie »

Contrôlée jusqu’alors par Kadhafi, ses fils et ses proches, la Libye a implosé en 2011 sous les raids aériens de la France, du Royaume-Uni et même des États-Unis. Dès qu’ils eurent renversé et tué Kadhafi, ces trois puissances, « mission accomplie », tournèrent le dos au pays, le livrant à lui-même. Aujourd’hui, la Libye n’est plus qu’un conglomérat de tribus et de milices n’obéissant à aucun pouvoir central.

Quel processus de désintégration a conduit l’ex-Jamahiriya à une situation aussi préoccupante ?

Quel processus de désintégration a conduit l’ex-Jamahiriya à une situation aussi préoccupante ? Personne ne l’a encore décrit, mais les deux scènes suivantes nous apprennent comment le drame s’est noué, en décembre 2007. Je les ai trouvées dans un livre de Philippe Bohn intitulé Profession : agent d’influence, qui vient de paraître à Paris, chez Plon.

 

L’auteur est « un homme de l’ombre », inconnu du grand public, qui relate avec talent et souci de la vérité des scènes dont il fut le témoin. Je ne résiste pas au plaisir de vous en donner à lire deux, croustillantes, dont le mérite est de mettre en évidence l’origine du mal qui se répand dans les pays africains du Sahel.

La « shopping list » du Guide

La première se déroule à Paris, fin 2007, à la veille de la très longue visite que rendra le colonel Kadhafi à Nicolas Sarkozy, élu président de la République française au mois de mai précédent. Philippe Bohn relate l’étonnante scène à laquelle il a assisté :

« Je suis chargé presque secrètement de convoyer Saadi Kadhafi à l’Élysée, le vendredi 7 décembre à 20 heures, dans le bureau du secrétaire général Claude Guéant.

Dans le bureau de Guéant, nous ne sommes que quatre à avoir pris place autour d’une table basse : Saadi Kadhafi, émissaire mandaté par son père, l’amiral Édouard Guillaud, chef d’état-ma­jor particulier du président de la République, le secrétaire général de l’Élysée et moi-même. Ambiance studieuse. Avec Saadi, nous allons, dans un saisissant dialogue, finaliser la “shopping list” du Guide pour sa visite officielle.

Guéant attaque en se tournant vers moi :

— Alors, Philippe, on commence par quoi ?

— Peut-être par les Rafale, monsieur le secrétaire général ?

— Ah, c’est généreux de votre part, ce n’est pas votre maison. Bon, alors, on en met combien ?

Je me tourne vers Saadi qui intervient.

— 14.

Guéant reprend, en s’adressant à Édouard Guillaud :

— Très bien, amiral. Vous notez, 14 Rafale, et maintenant ?

J’annonce :

— Les hélicoptères Tigre ?

Guéant à nouveau :

— Là, c’est chez vous. Cher Saadi, quels seraient vos besoins ?

À l’issue de cette réunion, une liste de possibles achats d’armements par la Libye est établie.

Comme la plupart du temps dans ces visites d’État, elle restera pour l’essentiel sans effet. Au bout du compte, aucun de ces matériels ne sera ni livré, ni même commandé. »

La guerre est déclarée

En mars 2011, Sarkozy déclenche la guerre qui allait conduire à la chute et à la mort de Kadhafi parce que ce dernier n’a pas honoré les commandes passées ce soir-là par son fils, qu’il avait mandaté pour cette mission.

Estimant, comme il l’a dit lui-même, que « Kadhafi s’est moqué de lui », Sarkozy embrigade le Royaume-Uni, puis les États-Unis, et lance les avions de la République française contre les faibles armées de Kadhafi ; ces dernières sont déjà aux prises avec l’insurrection inspirée par « le printemps arabe ».

Nicolas Sarkozy veut la mort, au moins politique, du colonel Kadhafi

Après avoir reçu et choyé Mouammar Kadhafi, il est clair que Nicolas Sarkozy veut la mort, au moins politique, du colonel qui règne sur la Libye depuis quarante-deux ans. Nous sommes en août 2011, Sarkozy est proche du but.

Affolé, le même Saadi Kadhafi appelle à la rescousse le même Philippe Bohn, qui raconte dans son livre cette deuxième scène tout aussi étonnante que la première.

Dialogue secret

« — Philippe, C’est moi, Saadi.

On est attaqué de partout mais ça va. Inch’Allah. Tu peux venir à Tripoli ? C’est urgent. Il faut que je te voie. J’ai un message à transmettre et il me faut un ami de confiance pour parler […].

La route de Tripoli passe par la petite île de Djerba en Tunisie. Le tourisme est en berne. L’avion est vide […] Lorsque l’avion se pose à Djerba, la nuit est déjà tombée. Saadi m’a indiqué que je serais accueilli par des hommes à lui. […]

Deux Mercedes aux plaques gouvernementales libyennes patientent, moteur tournant. […] Une escorte fortement armée nous suit dans un second véhicule. Protection dérisoire face aux bombardements des avions de la coalition. […]

Dans le sens Djerba vers Tripoli, la voie est libre. Au poste frontière, aucune formalité. Le voyage a visiblement été balisé en amont. […] Après quelques heures de route, rythmées par des arrêts à des barrages toujours tenus par les troupes loyalistes, nous sommes à Tripoli.

Nous nous rendons directement au Corinthia, hôtel emblématique de la capitale libyenne. C’est mon point de chute habituel. En cette période troublée, il n’y a pas foule. […]

Le bar est désert. Aucun convive au restaurant principal. Personne non plus dans les fauteuils et banquettes qui encadrent les ascenseurs. Saadi m’attend dans l’une des suites des étages supérieurs. Les retrouvailles sont chaleureuses. […]

Si l’offensive continue, vous allez mettre des terroristes au pouvoir

— Comment peut-on arrêter tout ça ? me demande-t-il, inquiet. Avec l’accord de mon père, je suis prêt à m’engager et à venir parler en personne avec les Français. Car si l’offensive continue, vous allez mettre des terroristes au pouvoir. […]

Toi tu peux parler à Sarkozy. Il peut encore sauver ce pays. Et tu es ma garantie de confiance. »

Paris ne donnera pas suite à la proposition de dialogue de Saadi, restée secrète jusqu’à ce livre

Philippe Bohn conclut son récit : « Après quelques tergiversations, Paris ne donnera pas suite à la proposition de dialogue de Saadi, restée secrète jusqu’à ce livre. La chute de Tripoli est imminente et l’heure n’est plus à la conciliation.

Il est cependant accordé au fils Kadhafi un couloir de sécurité pour qu’il puisse s’échapper vers le Niger où il trouvera refuge. »

 

* Tunisie, Algérie, Égypte, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina, Tchad, Soudan.

 

©                 

par Béchir Ben Yahmed


10/04/2018
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Centrafrique : La Fête des Mères 2017 à Bégoua


11/06/2017
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Au Gabon, Ali Bongo officiellement réélu, son rival en appelle à la communauté internationale

Africa7info-Par Cyril Bensimon-Mis à jour le 25 septembre 2016

A Libreville, un important dispositif sécuritaire est déployé à tous les carrefours de la capitale.

C’est au cœur de la nuit, samedi 24 septembre, peu avant une heure du matin, que le verdict est tombé. Dans une capitale déserte, étroitement quadrillée par les militaires et les policiers, la Cour constitutionnelle a validé la réélection d’Ali Bongo Ondimba.

 

Sans la moindre surprise, la plus haute juridiction du Gabon n’a pas inversé les résultats provisoires proclamés fin août par la Commission électorale. Ceux-ci donnaient une très courte avance de moins de 6 000 voix au président sortant devant Jean Ping, son principal adversaire. Poussé par les diplomates occidentaux et africains, ce dernier s’était résolu, sans grande illusion, à déposer un recours devant « la tour de Pise qui penche toujours du côté du pouvoir », selon la formule des opposants gabonais. L’objectif était d’obtenir un recomptage des voix dans la province du Haut Ogooué, où le chef de l’Etat aurait réalisé des scores qui suscitent de très forts doutes – plus de 95 % des suffrages avec un taux de participation flirtant avec les 100 %.

Offre de « dialogue politique »

La requête de Jean Ping n’a finalement pas été entendue et Ali Bongo Ondimba, par le jeu des diverses annulations de bureaux de vote, peut désormais se prévaloir d’une victoire plus large : selon les résultats définitifs, il l’emporte avec 50,66 % des suffrages contre 47,24 % à son beau-frère et rival, soit une différence de 11 700 voix.

 

Lire aussi :   Au Gabon, le pouvoir est une affaire de famille

 

Conscient de l’étroitesse de son succès et des suspicions de fraudes qui l’entoure, Ali Bongo Ondimba a aussitôt après appelé « tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l’élection du 27 août, à travailler avec lui. » Reste que son offre de « dialogue politique », une pratique dont son père feu Omar Bongo était passé maître pour éteindre les contestations, s’inscrit dans un climat de répression des opposants. Vendredi, Léon Paul Ngoulakia, cousin germain du chef de l’Etat et ancien patron des services de renseignement récemment rallié à Jean Ping, a été arrêté à Libreville. Les craintes d’une révolution de palais, d’un coup d’état ou d’une grande mobilisation populaire ne sont manifestement toujours pas levées.

Se présentant encore et toujours comme « le président clairement élu par les Gabonais », Jean Ping n’a pour l’heure pas donné suite à cette main tendue. Samedi après midi, devant quelques dizaines de militants et les leaders politiques qui s’étaient ralliés à sa candidature, il a fustigé « en ce jour de deuil » la Cour constitutionnelle qui « une fois encore, une fois de plus, une fois de trop (…) a montré ses limites à travers son incontestable parti pris. » « Aucun Gabonais ne peut oublier le vote qui a été le sien. Aucune décision d’aucune instance, ne pourra rien changer à cette réalité », a-t-il martelé depuis le perron de la pagode qui jouxte sa demeure sous la surveillance de drones du pouvoir. Son message était au moins autant destiné à ses partisans qu’il invite à rester mobilisés qu’à la communauté internationale « qui doit se sentir interpellée par cette grave menace contre des valeurs universelles. »

En réaction à la décision de la Cour constitutionnelle, le ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a jugé que que l’examen des recours n’avait pas levé « tous les doutes » sur la réélection du président. Il a ajouté : la France « demande à ceux qui continuent de contester les résultats de récuser l’action violente ».

La capitale reste calme

A la différence du 31 août où Libreville, comme plusieurs villes de province, avait basculé dans la violence, la capitale est cette fois restée calme. Aucun pneu brûlé, aucune pierre lancée. L’important déploiement de forces de l’ordre à tous les carrefours de la ville et le souvenir de la répression – qui fit 4 morts selon le bilan officiel, entre 50 et 100 selon l’opposition – n’ont pas éteint la colère mais ils ont dissuadé tous ceux qui voulaient prendre la rue.

Devant son étal d’avocats du marché d’Akébé, un quartier populaire de Libreville, Marie-Thérèse Melongué clame sa désespérance. Ici, les supporters d’Ali Bongo Ondimba ne sont pas nombreux ou se font discrets. Dans la bouche de cette dame de 55 ans s’agrègent la colère contre son « vote bafoué » et les conditions de vie misérables dans ce qui devrait être un pays de cocagne recelant de pétrole et de minerais.

« Ici, nous sommes comme des rats, dit-elle. Il y a des robinets, on paye des factures mais il n’y a pas d’eau. Si tu vas à l’hôpital, on te demande 100 000 francs CFA (environ 150 euros). Où vais-je les trouver ? Ma fille a eu le bac il y a deux ans, mon fils il y a un an mais je n’ai pas les moyens de payer l’université. »

Lire aussi :   L’ordre règne à Brazzaville : le président est au palais, l’opposant en prison

 

Sous le regard approbateur de ses quelques clientes, Marie-Thérèse Melongué interroge : « On va faire quoi ? On a quelle force ? Quand tu veux parler, on vient te menotter et te tuer. C’est maintenant l’état de siège. Comment parler face à un fusil ? », dit-elle en mimant la posture d’un soldat prêt à tirer. Puis comme on lance une bouteille à la mer sans la moindre certitude que celle-ci atteindra un rivage, cette mère de « neuf gosses » supplie : « L’Union européenne a bien vu ce qui s’est passé. Ne nous abandonnez pas. »

©LE MONDE


25/09/2016
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