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Centrafrique : "La réunion de Birao ne concerne que Noureddine Adam et ses partisans"

L'état major et la coordination politique de l'ancienne coalition ne sont "pas concernés" par la réunion annoncée à Birao qui serait à l'initiative de l'ancien numéro deux de la Seleka.

[Par Thierry Brésillon|Mis à jour| 03 Juillet 2014]  

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La coordination politique de la Seleka, ainsi que son Etat-Major, basé à Bambari, ont déclaré  ne pas être concernés par l'Assemblée générale convoquée demain à Birao, à l'extrême nord du pays. Cette réunion est censée rassembler les cadres politiques et militaires de l'ancienne coalition de mouvements rebelles, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014.

«Nous avons appris l’existence de cette réunion à la radio. Nous ne sommes pas invités. Il s'agit, à notre connaissance, d'une réunion à l’initiative de Noureddine Adam avec son entourage» a déclaré, Christian Djouma Narkoyo, porte-parole adjoint de l’Etat-Major de la Seleka.

« Nous ne sommes pas concernés » a assuré également Abdoulaye Issene, coordinateur politique de la Seleka et Ministre Conseiller à la Présidence de la République.

Noureddine Adam était le numéro deux du régime lorsque la Seleka exerçait le pouvoir. Il dirigeait les services de renseignements. Il figure sur la liste des personnalités centrafricaines visées par les sanctions internationales, établie par le 9 mai dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies, en raison des attaques contre les civils qu’il aurait coordonnées et de sa participation au trafic de diamants.

La direction actuelle de la Seleka, engagée dans des négociations avec les autorités de transition, l’a écarté. D’après des sources proches de la Seleka, il effectuerait un retour sur le terrain, après avoir séjourné dans différents d’afrique de l’Ouest. Selon ces sources, il serait à l’origine du départ de 113 militaires centrafricains et soudanais présents à Birao, sous la pression d’un groupe armé. Ce contingent était déployé depuis 2012 à Birao dans le cadre d’une force tripartite Soudan-Tchad-RCA.

L’ancienne Seleka réunit plusieurs mouvements politico-militaires, originaires du Nord-Est de la Centrafrique, qui avaient regroupé leurs forces en décembre 2012. En mars 2013, ils avaient renversé le président François Bozizé. Suite à l’offensive des milices anti-balakas et du déploiement de l’opération française Sangaris le 5 décembre 2014, ils avaient quitté le pouvoir le 10 janvier 2014. Depuis, le mouvement tente de surmonter les rivalités internes.

A lire aussi : AvareCentrafrique : L'état-major de la Seleka et son aile politique en "réunion d'urgence" dès jeudi

 

©AA



03/07/2014

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