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RCA: départ des premiers soldats français dès le 15 septembre

L'opération Sangaris, lancée début décembre 2013, sera relayée par une mission de l'ONU. (le Général Francisco Soriano, commandant de la Sangaris)

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[Par Esma Ben said|Mis à jour|07/06/14]- Le général Francisco Soriano, commandant de l’opération militaire  française « Sangaris » en Centrafrique, a révélé, vendredi, à la presse que le retour au bercail des troupes françaises débutera le 15 septembre et sera relayé par une mission de l’ONU.

Interviewé par la radio française « Europe 1 »,  l'officier a expliqué que les forces Sangaris resteront jusqu’à ce que la future mission de maintien de la paix des Nations Unies soit « pleinement opérationnelle ». 

 « C’est à partir du 15 septembre que la mission onusienne prendra sa capacité opérationnelle. Nous l’accompagnerons jusqu’à ce qu’elle ait atteint sa pleine capacité, ce qui devrait se faire d’ici à la fin de l’année», a-t-il déclaré. 

Le général Soriano a également soutenu que les premiers retours des soldats français interviendra à cette même date du 15 septembre.

Revenant sur les violences qui secouent la Centrafrique, le commandant a affirmé que " la population musulmane, notamment celle de Bangui, souffre " et qu' "elle a besoin de sécurité ".

«Il faut reconnaître que les milices anti-balaka exercent une véritable pression sur les populations musulmanes», a-t-il déclaré, répondant à une question sur l'éventuel risque d’une "épuration ethnique".

Il a, néanmoins, tempéré en disant que la situation " est en train de s’améliorer ", citant comme preuve " les retours de musulmans qui s’étaient réfugiés au Cameroun ".

Le Général a, en outre, salué " tout le travail qui a été fait par la force Sangaris ", soulignant toutefois que « les problèmes, les difficultés, sont encore importants ". Des diddicultés dont il a justifié la teneur par " les vingt années de crise qu'a connues la RCA ».

Lancée le 5 décembre 2013 par le président français, François Hollande, l'opération "Sangaris" comptant aujourd'hui 2000 hommes, avait été présentée comme une opération « brève, qui n'a pas vocation à durer » et dont le but était d'appuyer la force africaine de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique, sous conduite Africaine ( Misca) et de ramener la paix en Centrafrique, en proie à une guerre civile et religieuse.

 

©AA

 



07/06/2014

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