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Crise en Centrafrique : Sassou en croisade contre le Tchad et soutien des Anti-Balaka, selon un ex-Ambassadeur

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Président Denis Sassou Nguesso

 

 

[La Rédaction |Mise à jour| 11 mai 2014]- Dans une déclaration du Parti Libéral Congolais (P.L.C) dont la rédaction a reçu une copie, l'ancien Ambassadeur et Président dudit parti, Marcel Makome affirme que le Président Denis Sassou Nguesso « a tenté plusieurs fois de déstabiliser la République sœur du Congo Démocratique, il finance les opposants gabonais, rencontre et finance ceux de la Guinée-Equatoriale, attaque sournoisement le président Idriss Déby Itno, qu’il a réussi à évincer de la RCA en provoquant le départ du contingent tchadien, enfin il soutient discrètement les antis balakas et en héberge à Brazzaville pour se venger de la France. »

 

DECLARATION DU PARTI LIBERAL CONGOLAIS (P.L.C)

 

Suite au débat introduit par le PCT sur la Révision de la Constitution de 2002

 

Mes chers compatriotes,

 

Nous sommes stupéfaits et abasourdis face à l'inertie et la passivité de messieurs Koumba Justin, Président de l'Assemblée nationale du Congo, Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT, Pierre Mabiala, Isidore Mvouba et Bienvenu Okiemy, membres du gouvernement Sassou, qui ont pourtant la possibilité de créer des commissions d’enquêtes, sur les sujets brûlants suivants ; leur silence est assourdissant.

 

* Les explosions du 04 mars 2012 qui ont entrainé des milliers de morts et d’innombrables sans abris à Brazzaville.

 

* La fusillade au domicile du colonel Marcel Tsourou par la police, qui a encore donné lieu à des dizaines de morts, tous congolais en 2014.

 

* L'octroi, par Mr Sassou Nguesso, de gisements et de puits de pétrole, de gré à gré, aux membres de sa famille. Ceux-ci ne peuvent, jusqu’alors, justifier de la soudaineté de leur insolente richesse, malgré des origines des plus modestes. Ils n'ont jamais payé un seul centime au Trésor Public pour l'acquisition de ces puits pétroliers à l’instar de sociétés comme Total Fina ou ENI.

 

* La gestion, pour le moins clanique, des indemnités aux victimes de l’explosion du 04 mars 2012 : celles-ci ont été indemnisées sur décision politique du gouvernement Sassou. A contrario, tous les congolais, ayant perdu leurs biens lors des pillages et saccages, perpétrés par les milices cobra et ordonnés par Sassou de 1997 à 2000, dans les quartiers sud de Brazzaville, sont ignorés par les autorités politiques et obligés d'ester en justice pour tenter de trouver réparation.

 

* La détérioration au fil des années du pouvoir d'achat des ménages et le blocage du point d’indice depuis la fin de 2010 ne font qu’accroître la pauvreté. Les fonctionnaires croupissent avec des salaires médiocres….

 

* Les viols répétitifs des règles élémentaires des droits des personnes gardées à vue, par la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale ou autres Services de Renseignements dans des geôles insalubres ; les tueries perpétrées , en toute impunité, au sein de la Maison d'Arrêt de Brazzaville, en dépit des droits et des libertés fondamentales que confère la Constitution de janvier 2002 aux citoyens (voir article 9) .

 

Pour des raisons de simple ‘’survie politique’’ et ‘’d’intérêts purement personnels ‘’, tous ces cadres et militants du PCT, en commençant par Mr Sassou, spécialiste des putschs à répétition au Congo, feignent, sous le fallacieux prétexte de la démocratie et de la libre opinion, d'ignorer allègrement les dispositions pertinentes de la constitution de janvier 2002 concernant le TITRE XVIII sur la REVISION DE LA CONSTITUTION qui stipule en son article 185: << L’initiative de la révision de la Constitution appartient, concurremment, au Président de la République et aux membres du Parlement. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision.>>

 

Ces ténors du PCT, tous insensés, viennent enfin d'avouer au grand jour et devant toute la Communauté tant Nationale qu’Internationale, que Mr Sassou s'apprête à amputer sauvagement et sans ménagement la Constitution de 2002 ! Une telle modification permettrait, en effet, à Sassou d'échapper à la Justice Internationale.

 

Pourtant l'article 185 de la Constitution de janvier 2002 est clair dans son alinéa 2 qui stipule que, << la forme républicaine, le caractère laïc de l'Etat, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres l : DE L’ETAT ET DE LA SOUVERAINETE et II : DES DROITS ET DES LIBERTES FONDAMENTAUX ne peuvent faire l'objet de révision. >>

 

Nous sommes convaincus que cette bande de violeurs de Constitution, répond exclusivement de Mr Sassou Nguesso , qui est le seul et unique maître à penser. En effet, ce dernier par des méthodes inavouées veut ‘’tripatouiller’’ les dispositions pertinentes et inviolables de la Constitution de janvier 2002; Constitution, pourtant conçue, imaginée et voulue spécialement par lui et pour lui.

 

Face à cette sauvagerie d'un autre genre, nous considérons, dès à présent, que Mr Sassou vient de franchir la ligne rouge, ligne jamais atteinte par un congolais aux commandes de notre pays et ce, depuis notre indépendance en 1960 !

 

Nous savons par ses agissements, que Mr Denis Sassou Nguesso, a toujours considéré l’économie congolaise, comme un gâteau où chaque membre de sa famille doit avoir sa part. Dans son système, plus on est haut dans la hiérarchie, plus on est proche de la manne et plus la part du gâteau est importante. Dès lors, toutes les stratégies économiques visent essentiellement à l’accroissement du volume du gâteau pour augmenter sa propre part, celle de sa famille et de ses courtisans.

 

Mr SASSOU est spécialisé dans la pratique de la dette gagée. Rien que durant la période 1979 à 1991, il avait déjà creusé un gouffre financier horrible de plus de 6000 milliards de Francs CFA, soit une cadence d’endettement mensuel de 250 milliards de francs CFA ; à combien sommes-nous endettés aujourd'hui, où coule à flot le pétrole, auprès des banques chinoises et autres ?

 

La rente pétrolière ne profite qu’à son clan qui dépouille les caisses de l’Etat, tout en exploitant une partie du pétrole à titre privé, alors qu’il s’agit là d’une ressource nationale stratégique. La production pétrolière est de 7,6 millions de barils/ mois et elle doublera courant 2015-2016.

 

Pourtant le Congo-Brazzaville n'a jamais été aussi riche, son budget annuel atteint plus de 7 (sept) milliards d’Euros en 2013, pour seulement une population de 3.500.000 habitants vivant sur une superficie de 342.000 km2.

 

Mr Sassou cherche à paraître indispensable sur le Continent, il utilise l’argent du Congo pour accroître son prestige sur le plan international. Il distribue ainsi à tour de bras des sommes colossales à ses pairs du Togo, de la Côte-d’Ivoire, du Niger, de la Centrafrique, de la Guinée et aux Espagnols, et ce, sans en référer aux Chambres du Parlement. Il vient de faire don d'une école à la Chine, alors que les jeunes élèves du Congo manquent de salles de classes et de tables-bancs, que nos étudiants manquent d’amphithéâtres et de restaurant universitaire, que notre pays continue à s’endetter auprès des marchés internationaux et principalement auprès des banques chinoises.

 

Mr Sassou Nguesso, fait partie des dictateurs sur le plan mondial, les plus féroces et sanguinaire encore en fonction; il ne doit sa longévité que grâce à l’achat de multiples soutiens, tant sur le plan ésotérique que politique à travers le monde.

 

L’homme s’efforce de paraître utile dans les conflits sous régionaux et régionaux mais n’a jamais apporté une seule petite solution au moindre problème du Continent. Il ne fait que de la gesticulation politico-médiatique ! Sassou Nguesso est l’agent principal de certains conflits, comme dans la crise Centrafricaine où il a simultanément soutenu François Bozizé contre Ange Félix Patassé, les mercenaires salafistes de la Séléka contre François Bozizé, le renversement de Djotodia et favoriser Mme Catherine Samba-Panza Présidente par intérim contre le fils du président Kolingba.

 

Il a tenté plusieurs fois de déstabiliser la République sœur du Congo Démocratique, il finance les opposants gabonais, rencontre et finance ceux de la Guinée-Equatoriale, attaque sournoisement le président Idriss Déby Itno, qu’il a réussi à évincer de la RCA en provoquant le départ du contingent tchadien, enfin il soutient discrètement les antis balakas et en héberge à Brazzaville pour se venger de la France.

 

Notre force publique, qui par essence est apolitique, s'est tribalisée à outrance depuis octobre 1997, date retour de Mr Sassou Nguesso grâce à un coup d'état. Elle a perdu son droit de réserve et son rôle de garante des libertés fondamentales. Elle est devenue une simple milice privée à la solde de Denis Sassou, de sa famille et ses ‘’amis’’….

 

Mr Sassou Nguesso manie à merveille le slogan qu'il a créé << le pouvoir est au bout du fusil >> et il utilise des critères subjectifs pour la promotion et la gestion des effectifs de la force publique : tous les postes importants de la chaîne de commandement (Armée, Gendarmerie et Police Nationale) sont tenus exclusivement par des ‘’mbochis’’, ethnie dont il est issu.

 

La fonction publique congolaise, subit le même mode opératoire.

 

Sur le plan politique, Denis Sassou n’a jamais été élu : toutes les élections qu’il organise sont mascarades et tricheries. Le monarque a détruit l’opposition intérieure en subornant tous les autres partis.

 

Pour conserver à tout prix une immunité de ‘’Président à vie’’, Mr Sassou Nguesso vient d'initier le lancement de son 3e putsch constitutionnel en vue de modifier la Constitution du 20 janvier 2002, pour se soustraire de la justice internationale sur les affaires le concernant: Affaire dites des biens mal acquis, affaire des 353 jeunes disparus du Beach de Brazzaville et d'autres à venir – alors qu'il est vomit par tout le peuple congolais qui n'attend avec impatience que son départ.

 

Il est à l’origine de nombreux crimes politiques crapuleux dans notre pays. Assassinats de deux Chefs d'Etat dont un en exercice, le Commandant Marien Ngouabi le 18 mars 1977 et Alphonse Massambat-Débat le 25 mars 1977. Assassinats du Cardinal Emile Biayenda le 23 Mars 1977 et du Capitaine Pierre Anga en 1988 , l'Acte (Loi) de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 N° 284/91/CNS/P/S rend Mr Sassou Nguesso coupable à titre individuel; le Coup d’Etat d'octobre 1997 où de milliers de Congolais ont perdu la vie avec la complicité coupable de la France et d’Elf; l'Opération ‘’Mouébara ‘’en 1998-1999 où des innocents ont été massacrés dans le Pool, tuerie sans précédent de 353 jeunes hommes revenus volontairement de Kinshasa (à la demande radio-télévisée de Sassou) au Beach de Brazzaville en 1999; les Tueries lors de l’arrestation du colonel Marcel Ntsourou en 2014 à son domicile, sans compter les personnes empoisonnées par ce régime criminel .

 

Mr Sassou Nguesso a pour totem un éléphant. Jamais au monde un éléphant n'a construit : il détruit les villages, saccage les plantations et habitations sur son passage, il écrase et abandonne les zones traversées par la famine et la sécheresse…

 

Que nos patriotes, qu’ils soient au Congo ou résidents à l’étranger, adhérent et participent au vaste mouvement qui va dégager Mr Sassou Nguesso hors du Palais de la République dans les jours à venir.

 

Nous lançons un dernier cri à l'endroit des véritables amis du peuple congolais à travers le monde, pour qu'ils accentuent la pression sur ce régime inique ! Une telle action devra déboucher sur le départ inéluctable de Denis Sassou Nguesso.

 

Si Mr Sassou Nguesso s'entête à vouloir violer notre Constitution, nous nous estimerons en droit d’envisager et d’utiliser tous les moyens disponibles, pour précipiter son départ de la Magistrature Suprême, et ce, afin de libérer notre peuple de la barbarie de ce monarque en ouvrant la voie à une transition politique qui aura le mérite de reconstruire une véritable Démocratie !

 

Vive la ‘’Renaissance du Congo’’ débarrassée à jamais du dictateur Sassou Nguesso et ses acolytes.

 

Vive toutes les ‘’Forces Vives du Congo et de sa diaspora ‘’, et celles qui luttent contre toutes les formes d'oppression à travers le monde.

 

Vive le Congo libre, uni et prospère.

 

Président du Parti Libéral Congolais.

Ancien Ambassadeur Marcel MAKOME



11/05/2014

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