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République Centrafricaine : à Bangui, les organisations opposées à Brazzaville dénoncent la solution de partition avancée hier par Dhaffane

 [La rédaction|Mis à jour|24 juillet 2014]Forum brazza.png

 

Les entités qui ne se sont pas rendues à Brazzaville se sont prononcées sur l’idée de partition avancée par certains représentants de l’ex-Séléka lors de la deuxième journée du forum de Brazzaville. Toutes ont dénoncé cette idée qui, selon elles, ne cadre pas avec les objectifs de la rencontre en question.

L’Alliance des Forces Démocratique pour la Transition (AFDT), le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (MDREC) et le Groupe de Travail de la société civile, sont les entités qui ont réagi suite à l’idée de partition avancée depuis Brazzaville par certains représentants de l’ex-Séléka.

Martin Ziguele, président de l’AFDT, pense que la question de l’unité de la République centrafricaine ne devrait pas être sujet de débat. Pour lui, aucune entité ne peut considérer la République Centrafricaine comme son patrimoine à tel point d’en arriver à vouloir la diviser. « On ne peut donner que ce qu’on a. Or la République Centrafricain est un bien qui appartient à tous les Centrafricains. » a-t-il dit. Selon lui, nulle entité n’a droit de réclamer la partition. « Nous pensons que la partition n’est pas à discuter car on ne peut pas soumettre cette question à un débat politique », a-t-il conclu.   

Joseph Bendounga, ancien ministre et président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique, considère quant à lui l’idée de la partition comme un non-évènement. Ce dernier a indiqué que la majorité des musulmans de Centrafrique sont contre cette idée et qu’il s’agit-là de « l’argument de ceux qui ont échoué dans la gestion du pouvoir. Ce que je sais, c’est qu’ils ne réussiront pas à diviser les Centrafricains. Le combat pour le vivre ensemble et l’amour finira par l’emporter sur ces pensées machiavéliques. »

Me Bruno Hacinthe Gbiegbe, membre du groupe de contact de la société civile, a pour sa part qualifié de déloyale l’idée de partition soulevée par certains représentants de l’ex-Séléka. « Cette idée n’est partagée que par un petit groupe de leaders qui ne pensent qu’à eux- mêmes. Nous dénonçons avec rigueur cette idée fallacieuse qui n’honore pas la République centrafricaine et ceux qui l’avancent ». 

Dans une déclaration rendue publique, ce jour, le groupe de contact a mis en garde les participants au forum de Brazzaville en ces termes : « Seule la conclusion d’un accord de cessation des exactions sera pris en compte par la société civile et la population centrafricaine. Les autres accords publics ou secrets qui seront conclus n’engageront que leurs auteurs ».

Martin Ziguele, Joseph Bendounga et Me Bruno Hyacinthe Gbiegba ont tous considéré l’idée de partition comme une preuve de l’impréparation qui a caractérisé le forum de Brazzaville. « Nous avons appelé en son temps à une meilleure préparation de cette rencontre et les gens n’ont pas voulu l’admettre. Aujourd’hui, nous sommes devant les résultats de l’impréparation », a expliqué Me Bruno Hyacinthe Gbiegba. 

La partition de la République centrafricaine a été avancée hier comme solution à la crise centrafricaine, par Moussa Dhaffane, chef de la délégation de l’ex-Séléka au forum de Brazzaville. Ce matin à Bangui, un groupe de personnes a organisé une marche de soutien à cette idée au KM5.

 

 

©rjdhrca



24/07/2014

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