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Les Centrafricains impatients de la formation du nouveau gouvernement

 [La rédaction|Mis à jour|  lundi 18 août 2014 19:44]

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La crise persistante en République Centrafricaine, selon plusieurs Centrafricains, pourrait s’expliquer par les difficultés d’acceptation unanime du Premier ministre Mahamat Kamoun et celle de la publication attendue du nouveau gouvernement.

Une délégation d’une dizaine de personnalités centrafricaines a quitté Bangui ce matin pour Brazzaville, répondant à l’invitation du Président congolais, Denis Sassou  Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine.

Cependant, quelques sources de la présidence de la République font savoir que ces personnalités avaient elles-mêmes formulé le souhait d’avoir une audience avec le président congolais.

Ces représentants émanent de certaines entités significatives du pays à savoir, le Conseil National de Transition (parlement provisoire), de la plate-forme Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), de la plate forme du Groupe des Partis Politiques Républicains Travaillistes et Légalistes (GPP-RTL), de l’Alternance Citoyenne pour la Démocratie et la Paix, de l’ex coalition Séléka, et du Groupe de Travail de la société civile. 

Contactées par Radio Ndèkè Luka, la plupart de ces personnalités affirment qu’elles ignorent encore le motif du déplacement.

Toutefois, des réactions continuent à Bangui au sujet de la mise en place du nouveau gouvernement de transition. Certains citoyens pensent que le médiateur Dénis Sassou Nguésso voudrait bien procéder à des consultations afin de donner un coup de pouce à la mise en place de ce nouveau gouvernement. Cela expliquerait bien cette invitation individuelle et inopinée.

Joseph Béndounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance du Centrafrique (MDREC), pense que l’élasticité dans la mise en place du nouveau gouvernement prouve que la cheffe de l’Etat de la transition est dépassée par les événements.

« La triste réalité centrafricaine est que la Présidente de la transition est dépassée par les événements. Le sommet des Chefs d’Etat de l’Union africaine à Malabo en Guinée Equatoriale a fait ce constat. Un constat antérieurement fait par les Centrafricains, les partenaires au développement et les ONG opérant en République Centrafricaine », a souligné Joseph Bendounga.

Mouammar Béngué-Bossin, Secrétaire général de la mouvance Zo Kwè Zo et membre de la plate-forme GPP-RTL, de son coté, conteste la nomination de Mahamat Kamoun et pense que l’échec de la transition dû à l’absence du GPP-RTL au gouvernement, relève de la responsabilité de Cathérine Samba-Panza.

« Dans l’esprit du forum de Brazzaville lancé par l’Union africaine et la CEEAC, il faudrait un gouvernement consensuel inclusif avec une transition apaisée comme l’a dit le Chef de l’Etat de la transition lui-même. Le fait pour le GPP-RTL de ne pas entrer au gouvernement, ça va poser un problème pour le consensus.   Mais cela ne relève pas de la responsabilité du GPP-RTL mais plutôt de la responsabilité de Cathérine Samba-Panza qui n’a pas respecté les critères qu’elle a elle-même fixés », a averti Mouammar Béngué-Bossin.

©Ndeke-Luka



18/08/2014

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