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Ebola: situation en chiffres dans 4 pays

 [La rédaction|Mis à jour| vendredi 15 août 2014 ]

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Le plus grand nombre de morts en Guinée, le plus grand nombre de cas au Sierra Leone, le Libéria le pays où l'épidémie croît le plus rapidement et le Nigéria le pays le plus épargné par l'Ebola.

L’épidémie Ebola a fait 1013 morts en Afrique de l’Ouest depuis février dernier, a informé l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans un nouveau bilan rendu public lundi soir.

Ces 1013 décès font partie de 1848 cas d'infection, recensés jusqu'au 9 août, déclinés en cas confirmés en laboratoire, probables ou simplement suspects, et répartis sur quatre pays, la Guinée, le Libéria, la NIgéria et la Sierra Leone, selon la même source.

Ce nouveau bilan décrit la distribution de l'épidémie où le plus grand nombre de morts a été signalé en Guinée (373), le plus grand nombre de cas au Sierra Leone (730). Le pays le moins touché aussi bien en nombre de cas que de morts étant le Nigéria, celui où l'évolution de la maladie est en ascension est le Libéria.

En Guinée, où l'épidémie s'est déclenchée en février dernier, l'OMS a dénombré un total de 506 cas, dont 362 confirmés, 133 probables et 11 suspects. Il s'en était suivi un total de 373 décès dont l'imputation à l'Ebola est qualifiée de "certaine" pour 238 sujets, "probable" pour 133, et "suspecte" pour uniquement deux personnes. Il s'agit du plus grand nombre de décès recensé dans ce classement regroupant quatre pays.

La courbe de la propagation de l'épidémie est, toutefois, en train de décliner en Guinée qui demeure le pays à avoir connu le moins de cas signalés (11) et le moins de morts enregistrées (6) lors de la période courant du 7 au 9 août, comparativement aux autres pays de la liste, à l'exclusion, toutefois, du Nigéria où les dégâts sont relativement insignifiants. 

Des ministres membres de la Commission interministérielle de riposte à Ebola avaient, toutefois, annoncé, samedi, la fermeture des frontières avec la Sierra Léone et le Libéria. Lundi soir, le président guinéen Alpha Condé de retour de Washington où il participait au sommet Etats-Unis-Afrique, a annoncé lors d'une conférence de presse que cette fermeture n'aurait pas lieu.

Au Libéria, frontalier de la Guinée, l'OMS a dénombré un total de 599 cas, dont 158 confirmés, 306 probables et 135 suspects. Ce sont, en outre, 323 décès dont le lien avec la fièvre hémorragique est confirmé en laboratoire pour 146 sujets. Ce lien est, en revanche, probable pour 125 et suspect pour 52 personnes. Si le Libéria n'est pas le pays à connaître le plus de cas déclarés, ni le plus de morts enregistrées, c'est le pays où l'Ebola poursuit la croissance la plus rapide. Sur les 599 cas recensés, 45 ont été signalés entre le 7 et 9 août. Sur les 323 morts, 29 ont été enregistrées uniquement lors de la même période.

Pour pallier à ce danger, le Libéria a requis des Etats-Unis une aide d'urgence en marge du sommet EU/Afrique, qui s'est tenu du 4 au 6 août à Washington. Dans la nuit de lundi à mardi, la présidence libérienne a annoncé que «la Maison-Blanche et l'Agence américaine des médicaments (FDA) ont approuvé la demande du Liberia» de mise à sa disposition «de doses d'échantillons du sérum expérimental pour traiter les médecins libériens actuellement infectés», ont rapporté des médias locaux.

Le Nigéria, où le premier décès d'Ebola n'a été enregistré que le 25 juillet, constitue de fait le dernier pays à avoir été officiellement atteint par le virus. Selon l'OMS, le Nigéria présente 13 cas dont 10 qualifiés de probables et 3 de suspects. Les deux morts déclarées ne sont pas encore imputées avec certitude à ce virus. Il s'agit du pays le moins touché par l'épidémie, selon ce recensement établi par l'OMS.

En même temps qu'il signalait son deuxième décès (une infirmière nigériane), le Nigéria a déclaré l’état d’urgence nationale, mercredi 6 août, pour lutter contre l’épidémie d’Ebola en lui consacrant près de 11.5 millions de dollars et en faisant appel à des volontaires, en raison du manque de personnel médical.

Le Sierra Leone présente selon l'OMS le plus grand nombre de cas déclarés. Ces 730 cas dénombrés se déclinent en 656 cas confirmés en laboratoire, 37 cas probables et autant de cas suspects. L'OMS a dénombré un total de 315 décès, dont 276 sont certainement liés à l'Ebola, 34 décès probablemement dûs à ce virus et 5 cas dont l'imputation est qualifiée de simplement suspecte.

D'autres pays limitrophes ont enregistré des cas suspects d'Ebola. Il s'agit particulièrement du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Rwanda où un patient présentant les symptômes du virus a été isolé, dimanche soir, à l'hôpital « Roi Fayçal » à Kigali, en attendant les résultats des analyses que révèleront les services compétents. 

En Côte d'Ivoire, 40 cas de virus d'Ebola ont été suspectés depuis le déclenchement de la maladie en Afrique de l'Ouest, mais tous ont été déclarés « négatifs » par les services de santé, ainsi que l'avait indiqué, lundi, la ministre de la Santé, Raymonde Goudou Coffie, lors d’une conférence de presse à Abidjan.

Au Sénégal, deux cas suspects ont été signalés et mis en quarantaine, samedi, dont un ressoritssant malien, avant que les tests effectués ne s'avèrent négatifs.

Pour prévenir la propagation du virus à l'intérieur de leurs frontières, ces pays ont renforcé les mesures de sécurité et relevé le niveau d'alerte. En Côte d’Ivoire, les autorités sanitaires ont décidé de diffuser des messages de sensibilisation à grande échelle « en urgence » pour empêcher la propagation de l'Ebola. En outre, elles ont interdit l’arrivée sur le territoire ivoirien de vols des compagnies aériennes transportant des passagers en provenance des pays touchés par l’épidémie, selon un communiqué du gouvernement ivoirien, rendu puiblic dimanche soir.

L’Ebola, une maladie contagieuse pour laquelle il n’existe, pour l'heure, aucun traitement efficace, peut se transmettre à l’humain au contact d’animaux sauvages ainsi que par contact avec des fluides corporels de personnes contaminées. Cette épidémie de fièvre tropicale est apparue pour la première fois au Soudan et en République démocratique du Congo, en 1976.

 

©AA



15/08/2014

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