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Centrafrique : une rencontre entre Séléka, Sangaris et Forces républicaines ramène les rebelles dans leurs gonds

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[Par Alain Serge|Mise à jour|27 mai 2014]- Les dirigeants de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, de la force française Sangaris, chargée d’aider à la restauration de la paix et de la sécurité dans le pays et des Forces républicaines (FR) centrafricaines, l’armée nationale en reconstruction se sont rencontrés dimanche à Bambari, au centre de la Centrafrique à la suite des heurts qui avaient opposé les éléments de la Séléka à ceux de la Force Sangaris la veille.
Ce sont les éléments des ex-rebelles qui ont dévoilé la tenue de cette rencontre qui a connu la participation du général Abdoulaye Hissène, coordonnateur des Forces républicaines, et du général Francisco Soriano, commandant de Sangaris.
« Cette concertation tenue en présence du préfet de la Vakaga, département dont Bambari est la principale ville, était consacrée aux modalités de désarmement des ex-Séléka et d’autres groupes armés centrafricains, a rapporté le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de l’ex-alliance rebelle.
On a noté un climat de calme apparent lors de la rencontre après une journée de tension samedi due à la destruction de deux véhicules des ex-Séléka lors d’un bombardement aérien de l’armée française stationnée à Bambari, ville devenue depuis une semaine la base du commandement de ces ex-rebelles et qui abrite en outre un contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca).
Il faut noter qu’une tentative de désarmement des commandants de l’ex-alliance rebelle par Sangaris et la Misca avait provoqué des violences dans la ville de Bambari.
La Séléka avait pris le pouvoir le 24 mars 2013 après trois mois de conflit avec le régime de François Bozizé. Ce coup de force a porté leur leader Michel Djotodia qui a été contraint, à son tour, à la démission en début d’année par les dirigeants d’Afrique centrale et la France.
Les ex-Séléka composés majoritairement de musulmans étaient devenus par la suite, avec l’ensemble de population musulmane centrafricaine, la cible des attaques des milices d’autodéfense chrétiennes anti-Balakas (anti-machettes) fidèles au président déchu Bozizé.
« Nous ne sommes pas contre le désarmement. Ce que nous voulons, c’est qu’il y ait d’abord la paix et la sécurité. Parce que chaque fois qu’on nous désarme, nous sommes exposés aux attaques des anti-Balakas qui sont soutenus par les Sangaris. On a quitté Bangui, ils sont venus nous rejoindre à Bambari, transportés par les Sangaris », a indiqué le colonel Narkoyo. Celui-ci annonce l’arrestation de quatre anti-Balakas dans la nuit de jeudi à vendredi après une infiltration à Bambari.
Après la réunion de dimanche après-midi, une interdiction pour les ex-rebelles de se déplacer en uniforme et armés dans la ville. Il a été aussi décidé que les déplacements hors de la ville sont soumis à la délivrance d’ordres de mission signés par le général Abdoulaye Hissène et le général Soriano.
Pendant ce temps, les anti-Balaka déclarés « ennemis de la paix » par la Misca, continuent de perpétrer l’horreur à Bangui et d’autres villes centrafricaines.

 

© Oeildafrique



27/05/2014

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