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Centrafrique : l’Ambassadeur Charles Malinas, le Général Mohamed M. Dhaffane et Youssouf Ahmat, président de l’ORJEMUSCA, s’accordent pour une meilleure vie des populations du KM5

 [ Par  Lionel ZOUMIRY |Mis à jour| samedi 25 octobre 2014]

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Les récents événements qui ont occasionné la perte en vies humaines des compatriotes musulmans du KM5 ainsi que leurs biens détruits, ont isolé davantage le 3e arrondissement. L’enjeu actuel est de trouver une solution pouvant épargner ces compatriotes musulmans de ce calvaire qu’ils vivent depuis 11 mois.
 
Pourquoi s’attaquer à ces compatriotes alors que l’Accord de cessation des hostilités a été signé déjà entre les belligérants à Brazzaville le 23 juillet dernier ? Comment tolérer que des bandits armés prennent toute une communauté pour leur appartenance religieuse en otage depuis des mois alors que les forces étrangères sont là pour sécuriser tout le monde sans partie pris ? Voilà les questions préoccupantes des uns et des autres à l’heure où nous mettons cet article sous presse.
 
Certains communs de mortels vont sans doute s’interroger est ce que l’enclave du km5 est-elle devenue le Palais présidentiel ou le Centre du pouvoir pour subir ces assauts intempestifs venus de tous les coins ?
Les faits ont fait que l’on a tendance de s’en passer de la situation que vit les populations du km5, alors que des milliers d’individus vivent une apocalypse quotidiennement sans que les autorités nationales et internationales s’en rendent compte.
 
D’ailleurs, le président de l’Organisation des Jeunes Musulmans de Centrafrique(ORJEMUSCA), M.  Youssouf AHMAT l’a bien  signifié que dès lors que ces pauvres populations prises en otage à « ciel ouvert » se sentant en sécurité, les armes disparaitront d’elles-mêmes dans cette enclave.
 
Déclaration faite au cours d’une rencontre le 22 octobre 2014 dans le Commissariat du 3e, regroupant les populations musulmanes et chrétiennes, des membres du gouvernement de la transition, celles de la communauté internationale dont les Ambassadeurs de France à Bangui et celui de l’Union Européenne, qui ont témoigné de leur volonté d’apporter des appuis multiformes à cette communauté qui boit du totem quotidiennement.
 
L’objet de la rencontre s’il faut le rappeler, était l’occasion pour l’ORJEMUSCA de faire un était des lieux de la situation sécurité dans cette enclave dite « prison à ciel ouvert ». Situation laquelle, il y’a de quoi à s’étourdir des faits. Tenez vous bien !
 
Sur 16 préfectures de la RCA, 8 ont presque atteint le stade d’épuration ethnico-religieuse, des centaines des déplacés musulmans dénués de leurs biens sont dans l’incertitude totale de leur avenir dont certains continuent à vivre enclavés à Boda, Yaloké et au KM5 à Bangui.
 
Comment comprendre que les forces internationales qui sont sensées appliquer les Résolutions qui leur sont octroyées, n’ont pas parvenu à protéger des pauvres femmes, enfants et autres civils qui n’aspirent qu’à la paix ?
 
Environ 10.000 musulmans tués, 500 handicapés, 5000 maisons détruites, 417 mosquées détruites sur 630 sur l’ensemble du territoire national, 630 peuhls cloitrés à Yaloké sur la route de Bouar, plus de 200 femmes musulmanes esclaves sexuelles à GUEN et 100 musulmans convertis forcés au christianisme au village Ngotto dans la Lobaye au Sud-Ouest du pays. Ces cas sont restés jusque-là sans assistance des autorités de la transition voire les humanitaires qui oublient que ce sont tous des centrafricains.
 
D’ailleurs, durant ces périodes combien difficile, n’eut été l’assistance multiforme du Général Mohamed Moussa Dhaffane, leader principal à Bangui de l’Ex-coalition Séléka à ces compatriotes du 3e arrondissement, l’espoir n’existerait plus dans cette localité. « nous remercions le Général Dhaffane qui n’a ménagé aucun effort pour assister la communauté musulmane dans les moments les plus durs et qui a encouragé les uns et les autres à espérer la paix pour un avenir meilleur », a martelé le président des jeunes musulmans qui appelle aussi aux aides multiformes des forces françaises en faveur des jeunes désœuvrés de la dite localité qui, dans leurs langages, rejettent toute l’idée de partition de la RCA, combat que mène depuis le Général Dhaffane, respectivement président du G7 SIRIRI (une plateforme regroupant les politico-militaires signataires de Brazzaville) qui n’a cesser d’œuvrer en faveur de la paix conjointement avec les anti-balaka sur le terrain à travers des rencontres d’échange avec les jeunes et femmes des 8 arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua en vue de définir des stratégies pouvant sceller la cohésion sociale.
 
Dans cet imbroglio, les autorités de la transition ont cette responsabilité de garantir la sécurité du peuple sans exception (musulmans, chrétiens…) en prenant des mesures qui s’imposent pour qu’il y’ ait reprise des activités dans cette localité.
 
Certes, les centrafricains (musulmans, chrétiens) ont le mal de regarder comment le 3e arrondissement, cette partie de la ville qui est le poumon économique du pays, n’est plus dans l’ambiance d’antan. Entre temps, il y’a des vies humaines qui meurent à petit feu sans que les autorités de la transition voire la communauté internationale ne s’en rendent compte.
 
Sur ce, on espère que l’engagement de l’Ambassadeur de France en faveur de cette communauté ne soit pas une utopie et que les préoccupations des habitants du km5 ne demeurent une lettre morte. D’ailleurs, ils l’ont fait remarquer à travers le nettoyage des graffitis hostiles à la France. Signe d’un retour à des meilleurs sentiments envers la France dont l’arrivée de ces forces le décembre dernier, a permis d’éviter le pire que devait subir la communauté musulmane du km5.



25/10/2014

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