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Centrafrique: des dissidents de la Séléka lancent une structure politico-militaire

  [ Par  Sylvestre krock | Mis à jour| mardi 28 octobre 2014]

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Ils ont quitté la maison mère en septembre dernier

Des dissidents de l’ex-rébellion Séléka, ont lancé, dimanche, au terme d’une assemblée générale constitutive à Bambari(Centre), une structure distincte.

Des dissidents qui ont quitté le mouvement Séléka en septembre dernier ont tenu une assemblée générale constitutive, à Bambari, au terme de laquelle ils ont convenu de la création d'une nouvelle structure politico-militaire dénommée Union pour la paix en Centrafrique(UPC).

A l’issue des travaux, deux coordinations ont été mises en place, à savoir une coordination politique et une coordination militaire. La coordination politique a été confiée à  Abila Awal assisté de deux coordonnateurs adjoints à savoir Djamdadine Mahamat Saleh et Hassan Bouba Ali.

La coordination militaire sera dirigée par le général Ali Darassa secondé par Mahamat Ahamat Alkatim, ainsi qu’un chargé des opérations, Ahamat Haya Abdoulaye.

Le capitaine Amat Nedjat Ibrahim, ancien porte-parole de l’état-major de la Séléka  devient le porte-parole des deux coordinations sous le titre de porte-parole général. Il est assisté de Abdel Nasser Youssouf.

Plusieurs membres de l’Etat-major de la rébellion Séléka dont le général Ali Darassa , Mahamat Ahamat Alkatim et Amat Nedjat Ibrahim  ont quitté en septembre le mouvement accusant leurs chefs hiérarchiques dont le chef d’Etat-major, Joseph Zoundeiko de s’enfermer dans « des revendications inacceptables et de ne pas œuvrer clairement pour la paix dans le pays ».

Selon le Lieutenant Inous Ngabdia, fidèle de Zoundeiko, cette Assemblée générale est un bluff : « Je pense que c’est une grande réunion de famille et non une Assemblée générale, puisqu’elle ne regroupe que les membres d’une même ethnie (peulh). Ni les autorités nationales, ni la communauté internationale, ni des personnalités crédibles n’ont été conviées»

La Séléka, une coalition de forces majoritairement musulmane avait renversé en 2013 le président François Bozizé, avant de céder elle-même le pouvoir, quelques mois après, sous la pression internationale à une autorité de transition. Mais le pays a sombré dans une spirale de violences intercommunautaires opposant Séléka(milice musulmane) et Anti-Balaka (milice chrétienne)  qui ont fait des centaines de morts et des centaines de milliers de déplacés.

En juillet dernier les deux principaux acteurs de la crise ont convenu d’un accord de cessation des hostilités. Un gouvernement de large ouverture a été également formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman.

©AA



28/10/2014

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