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Les Centrafricains divisés sur la tenue du dialogue inter centrafricain à Brazzaville

 [La rédaction|Mis à jour|07/07/14]

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La tenue à Brazzaville (Congo), à une date non encore déterminée du dialogue inter centrafricain, divise déjà l’opinion nationale notamment la classe politique, la société civile et les mouvements politico-militaires.Un débat radiodiffusé ce dimanche sur les ondes de Radio Notre Dame (RND) de Bangui a donné l’opportunité à de nombreux Centrafricains de se prononcer sur le sujet.

« Pourquoi aller à Brazzaville pour discuter des problèmes internes. C’est humiliant. Les responsables des mouvements politico-militaires sont tous en Centrafrique » ont dit Maître Hyacinthe Gbiegba, membre de la société civile soutenu par l’ancien ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture Jean serge Bokassa.

Ce dernier soutient que « C’est le Président Déby qui a initié et soutenu la tenue de cette réunion à Brazzaville, alors qu’il est lui-même auteur de la crise centrafricaine».

A en croire M Gbiegba, les pourparlers de Libreville de janvier 2013 puis ceux de Ndjamena du 9 au 10 janvier 2014, suffisent. Il est temps que les Centrafricains règlent leurs problèmes chez eux.

« C’est assez, M le président Déby, le pompier-pyromane. Pourquoi toujours Déby. Le Tchad n’est pas le seul pays frontalier à la RCA ? » S’est –il indigné.

M Emotion Wénézoui, Coordonnateur national adjoint du mouvement anti-balaka a conseillé aux uns et aux autres d’éviter la politique de la chaise vide et la fuite de responsabilité.

« Ce rendez-vous ils ne devrons pas le manquer. Parce que a-t-il argué nous serons face à face aux différents médiateurs dans la crise centrafricaine pour leur dire nos quatre vérités»

Selon lui, « la présence des hommes politiques est très nécessaire dans ce dialogue. Parce que la crise centrafricaine est une crise politique qui nécessite une solution politique»

Pour Hissène, un commerçant habitant le KM5, intervenant dans cette émission, « le vrai problème actuel est le désarmement de tous les groupes armés et c’est ce que nous attendons de la communauté internationale pour faciliter la libre circulation »

Ce forum annoncé est censé réunir toutes les forces vives de la nation centrafricaines : les représentants des Seleka, des anti-balaka, la classe politique et de la société civile.

Les points déjà inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre qui sera pilotée par le médiateur de la crise centrafricaine Dénis Sassou Nguesso, sont entre autres la révision de la charte constitutionnelle surtout l’article 101 qui interdit aux acteurs de la transition de se présenter aux prochaines élections, la recomposition du Conseil National de Transition.

Le dialogue inter centrafricain avait été décidé par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États Centrale (CEEAC) au sortir du vingt troisième sommet de l’Union Africaine (UA) tenu récemment à Malabo (Guinée équatoriale).

 

  ©APA



07/07/2014

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