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Centrafrique : à Bozoum, la présence d’un groupe non armé inquiète la population

 [La rédaction|Mis à jour| 6 juillet 2014]

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L’infiltration d’un groupe de personnes qui seraient non armées en provenance de la ville de Paoua inquiète la population de Bozoum (nord). Selon des sources locales, ces hommes ont l’intention de continuer leur voyage à destination de Bangui.

« La présence de ces hommes a été signalée le jeudi dernier. Ils étaient arrivés à pied de la ville de Paoua et s’étaient basés ce jour à 5 km à l’entrée de Bozoum sur la voie qui mène à Paoua », a confié au RJDH un habitant de la ville de Bozoum. « Hier nuit, ils sont entrés à Bozoum, sous escorte des éléments de la Misca et sont basés actuellement dans les locaux de la police locale », a ajouté ce même témoin.

D’après d’autres sources locales, ces hommes préconisent descendre à Bangui. « Je les ai vus sans armes et je  ne sais s’ils en ont et qu’ils ont cachés », a témoigné l’une de ces sources.

Contacté ce matin par téléphone, une autorité locale,  qui a requis l’anonymat, a affirmé que ces hommes sont des combattants de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). « Ils disent vouloir descendre à Bangui pour interroger les autorités de la transition sur la persistance de l’insécurité en RCA », a-t-elle fait savoir. Selon cette autorité ces hommes sont encore dans la ville de Bozoum et attendent des véhicules promis par les hommes de la Misca pour faire le voyage vers Bangui.

« Ils sont très nombreux et parlent la langue sango. Mais leur présence crée actuellement une grande peur au sein de la population après tout ce que nous avons vécu », a dit un autre témoin de Bozoum.

Contacté  à la fin de la matinée de ce samedi 5 juillet au téléphone par le RJDH pour avoir sa version des faits sur la situation de Bozoum, le porte-parole de la Misca Francis Ché n’a pas décroché son téléphone.

En 2012, l’APRD ; mouvement rebelle dont le président était Jean Jacques Demafouth a bénéficié  du programme de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), ce qui a permis à ses hommes de déposer officiellement les armes. Mais selon plusieurs institutions internationales installées en Centrafrique, ce programme n’avait pas obéi à toutes les règles de la mise en œuvre du DDR.

Depuis plusieurs mois déjà, la ville de Bozoum (ouest) avait retrouvé le calme, suite aux efforts déployés par les forces de la Misca basées dans la localité.

 

©rjdh



06/07/2014

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