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HRW veut que les violeurs pendant les guerres soient jugés

Human Rights Watch demandera «des traitements médicaux et des services sociaux et psychologiques aux victimes de viols».

 [Par JadYatim La rédaction|Mis à jour|10 Juin 2014]

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L’organisation Human Rights Watch appelle à l’arrestation et au jugement des responsables des viols pendant les guerres à l’occasion d’un sommet contre « la violence sexuelle pendant les conflits armés » qui se tiendra à Londres du 10 au 13 Juin.

 Human Rights Watch (HRW) a incité les pays et organisations participant  au sommet mondial pour «mettre fin à la violence sexuelle pendant les conflits», qui se tiendra à partir de mardi à Londres, à s’engager publiquement à «retirer l’immunité» aux responsables de viols et violences sexuelles pendant les guerres, à aider les rescapés et à empêcher tout «acte de viol supplémentaire».

L’organisation a déclaré dans un communiqué que «le sommet, qui se tiendra du 10 au 13 Juin, représente une occasion exceptionnelle pour consolider les efforts sur le plan international afin de mettre un terme aux viols pendant les conflits armés.

Ce sommet sera le point culminant d’une compagne de deux ans menée par le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, pour sensibiliser l’opinion mondiale au pratiques de la violence sexuelle à grande échelle pendant les guerres.

HRW considère que ce sommet représentera «le plus grand rassemblement» de gouvernements, d’agences des Nations Unies, d’activistes et de donateurs pour débattre de «la prévention de la violence sexuelle  et de la lutte contre ces pratiques en temps de guerre»

Liesl Gerntholtz, directrice de la division «Droits des femmes» à HRW a relevé que les «femmes et les enfants» payent «le pire prix qui soit» parmi les civiles détenus dans les conflits, particulièrement par leur exposition à la «violence sexuelle».

Elle a ajouté que le sommet «réussirait à la seule condition que les engagements émis par plusieurs pays pour arrêter les viols  soient traduits en procédures rigoureuses».

Des militants et défenseurs des droits de l’homme en Somalie, Guinée et Colombie, ainsi que des militants de Human Rights Watch Prendront part à ce sommet pour partager  leurs expériences personnelles.

Dans son communiqué, l’organisation a déclaré avoir enregistré des cas de violence sexuelle durant les conflits commises par «des forces gouvernementales et non-gouvernementales» en Afghanistan, République centrafricaine, Colombie, République démocratique du Congo, Côte-d'Ivoire, Guinée, Libye, Somalie, Sri Lanka et Syrie.

Le communiqué a insisté sur le fait que les pays en guerre doivent s’engager fermement et clairement à «arrêter et à juger les responsables des violences sexuelles, fonctionnaires de l’état compris» et d’assurer «des traitements médicaux ainsi que des services sociaux et psychologiques aux victimes de viols»

L'organisation a également  "recensé de nombreux cas de viols de masse et d'autres formes de violence sexuelle au Congo", soulignant que la «violence sexuelle» répandue dans l'Est du Congo "ne s'arrêtera pas" avant que les responsables ne soient traduits en justice.

Bien qu’ayant reconnu que la communauté internationale "a fait des progrès" dans la reconnaissance du problème du viol pendant les guerres et "a pris des mesures" pour le combattre, Gerntholtz considère que ces efforts restent «insuffisants» assurant que «les gouvernements doivent renforcer l’égalité homme-femme et multiplier leurs efforts pour contrer l’exploitation sexuelle pendant les conflits».

 

©AA



10/06/2014

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