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Bangui: La poudrière du camp BEAL représente toujours un danger public, selon un expert de la Sangaris

 [ Par Rosmon Zokoue  |Mis à jour|16/11/2014 04:59 ]

 

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Le 7 novembre dernier, une mission des experts en minutions de la Sangaris s’est rendue au Camp BEAL pour évaluer le risque que représente la poudrière de ce camp. Pendant les manifestations des ex-Séléka, le document portant la conclusion des experts a été utilisé comme moyen de pression par les ex-Séléka.

C’était avec la demande de l’United Nations Mine Actions Service(UNMAS) que les experts en minutions de la Sangaris se sont rendus au camp BEAL le 7 novembre dernier, bien avant le soulèvement des ex-Séléka cantonnés dans ce camp. Un rapport de la mission a été remis le lendemain à la Minusca et l’UNMAS, présentant la dangerosité de la poudrière du Camp BEAL.

Selon le responsable des ingénieurs et des experts en minutions de la Sangaris, le document devait rester confidentiel. Malheureusement, quatre jours après, les ex-Séléka sont entrés en possession dudit document et ont utilisé les informations pour lancer un ultimatum au gouvernement centrafricain. « Le but de notre visite était de voir dans quelle condition ces minutions, les explosives étaient stockés. Et ce qui nous a permis d’évaluer la situation et le risque des personnes qui se trouvent dans ce camp. Ce travail a été fait sur demande d’UNMAS et nous étions en appui à la Minusca. Donc, c’était vers ces institutions que moi-même j’ai transmis mon rapport ; chose qui normalement devait rester confidentielle pour des raisons de sécurité », a fait savoir cet expert de la Sangaris que le RJDH a pu joindre depuis sa résidence de France.

Lors de leur discutions le 13 novembre avec le gouvernement, les ex-Séléka ont décidément introduit le « non-déminage » des matières explosives du camp BEAL dans leur points de revendication. 

Pour les experts de la Sangaris, il est important de procéder au déminage de ces explosifs sans délais pour la sécurité de tous.  « Nous avons présenté dans ce document les méthodes techniques, ce qu’il faut pour faire avancer les choses du point de vue sécuritaire. Mais, la manière à laquelle les choses seront gérées, c’est à l’UNMAS et la Minusca. J’ai la capacité technique donc je reste à la disposition de ces institutions », a déclaré le responsable des ingénieurs et des experts en minutions de la Sangaris. 

Le RHDJ a tenté durant 24 heures de joindre la Minusca sur cette affaire, mais sans succès.

En attendant l’issu des discutions des ex-Séléka du camp BEAL avec le gouvernement, la poudrière du camp reste contrôler par ces hommes. La question du déminage n’était pas à l’ordre du jour.

 

©rjdhrca



16/11/2014

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