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International


La Russie admet avoir tiré sur des navires ukrainiens en mer d’Azov

La Russie a admis, lundi, que ses forces ont ouvert le feu sur des navires militaires ukrainiens en mer d’Azov, afin de les arrêter.

« Les vedettes blindées d'artillerie de la Marine ukrainienne Berdiansk et Nikopol et le remorqueur Iany Kapu ayant violé dimanche matin la frontière russe ont été arraisonnés en mer Noire », a annoncé dimanche le Service fédéral russe de sécurité (FSB), cité par l’agence de presse russe « Sputnik ».

« Les trois navires de la Marine ukrainienne ont été arraisonnés dans les eaux territoriales russes », a noté la même source.

«Trois militaires ukrainiens blessés ont reçu des soins médicaux, leur pronostic vital n'est pas engagé», a précisé la partie russe.

Une manifestation a été organisée devant l’ambassade russe à Kiev, la capitale de l’Ukraine, en guise de protestation contre l’attaque essuyée par les navires de guerre ukrainiens.

La marine ukrainienne avait précédemment déclaré, dans un communiqué, que le FSB a ouvert le feu sur des navires de guerre ukrainien au détroit de Kertch, en mer d’Azov.

Six militaires ukrainiens ont été blessés dans l’opération, a souligné la marine ukrainienne, précisant que la Russie a saisi les navires en question.

En mai dernier, Moscou avait inauguré un pont reliant la péninsule de Crimée à la Russie. L’initiative était destinée à mettre fin à l'isolement géographique et économique de la Crimée annexée par la Russie en mars 2014.

©AA

 


26/11/2018


Attentats de Paris: Salah Abdeslam arrêté à Bruxelles

Africa7-mis à jour le 18/03/2016

Salah Abdeslam, le suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris, a été arrêté ce vendredi 18 mars à Bruxelles, indiquent des sources policières citées par l'AFP. Ses empreintes avaient été retrouvées dans un appartement perquisitionné par les polices belge et française le mardi 15 mars.

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C'est la fin de quatre mois de traque pour Salah Abdeslam. Le suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris à Paris a été arrêté ce vendredi 18 mars dans la commune bruxelloise de Molenbeek lors d'une importante opération policière. Selon des sources policières citées par l'AFP, un homme a été blessé et au moins un homme serait encore retranché.

La traque de Salah Abdeslam a été relancée après une perquisition le 15 mars à Forest, dans la banlieue de Bruxelles, par les polices belge et française. Lors de cette opération, quatre policiers ont été blessés, tandis qu'un homme a été tué par les forces de l'ordre. Il s'agirait d'un des logisticiens présumés des attentats. « Mohamed Belkaïd, tué à Forest mardi, est un des complices de Salah Abdeslam. Il utilisait le faux nom de Samir Bouzid. C'est l'un des logisticiens des attentats de Paris », lit-on sur le site internet de la RTBF.

L'ADN d'Abdeslam retrouvé sur un débris

Le parquet fédéral de Belgique a confirmé cet après-midi que deux traces de Salah Abdeslam ont été relevées dans le logement. Il y a d’abord un relevé ADN mais aussi une empreinte digitale. Elle a été retrouvée sur un débris de verre résultant de la fusillade ou plutôt des trois échanges de tirs qui ont eu lieu entre l’arrivée des enquêteurs pour une perquisition qu’ils pensaient de routine et le moment où le dernier jihadiste présumé a été abattu par un tireur d’élite de la police.

Salah Abdeslam pourrait donc être un des deux hommes qui ont fui par les toits dans le courant de l’après-midi avant de s’égailler dans la nature et sont depuis recherchés par toutes les polices du royaume. Il faut cependant souligner que le parquet refuse de commenter cette hypothèse et qu’un seul portrait-robot a pu être établi et qu’il ne lui ressemble pas.

 

©RFI

 


18/03/2016


De l’état d’urgence au projet de réforme de la procédure pénale : quand l’exception devient la règle

Africa7-Mis à jour le 07/02/2016

La controverse sur l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français a fait passer au second plan la réforme pénale et l'inscription de l’état d’urgence dans la Constitution qui concerneraient, elles, tous les Français.

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"Des vies bouleversées". Celle de Karim, assigné à résidence depuis le 15 novembre, ou encore d'Amar, perquisitionné à son domicile, tous deux interrogés par Amnesty International dans un rapport dénonçant "l’impact disproportionné de l’état d’urgence en France", publié jeudi 4 février.

Comme l’ONG, le Défenseur des droits Jacques Toubon a dénoncé l’entrée de la France dans "l’ère des suspects" avec l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution. Le projet de révision constitutionnelle sera examiné par l’Assemblée nationale vendredi 5 février. Une fois votée, la réforme permettrait de pérenniser le système, d’y avoir recours plus facilement et pour des durées plus longues.

C’est pourtant sur un autre chantier législatif que l’état d’urgence – qui doit théoriquement prendre fin le 26 février – devrait laisser l’héritage le plus lourd : celui de la réforme pénale, qui compte faire glisser certaines de ses mesures sécuritaires d’urgence dans le droit commun.

France 24 a recensé les principales mesures qui devraient perdurer une fois l’état d’urgence levé.

  • Les assignations à résidence

La loi sur l’état d’urgence de 2015 donne la possibilité au ministre de l’Intérieur d’assigner à résidence "toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public". Les assignés ont l’obligation de pointer régulièrement au commissariat et peuvent, dans certains cas, être sommés de porter un bracelet électronique.

Le projet de réforme de procédure pénale vise à rendre permanente cette disposition en donnant la possibilité d’assigner à résidence, pour une durée maximum d’un mois, les personnes soupçonnées de s’être rendues à l’étranger pour participer à des activités terroristes. En ligne de mire, les Français revenus de Syrie ou d’Irak et susceptibles de "porter atteinte à la sécurité publique lors de leur retour sur le territoire français". L’équivalent d’un contrôle judiciaire, le juge en moins.

  • Les perquisitions de nuit

L’état d’urgence permet au ministre de l’Intérieur et aux préfets d’ordonner des perquisitions à domiciles "de jour et de nuit", sans l’aval préalable d’un juge.

Le projet de loi du gouvernement prévoit que les perquisitions de nuit, dont l’autorisation était jusqu’alors donnée par le juge des libertés et de la détention ou le juge d’instruction, selon le cadre de l'enquête, puissent être directement et normalement ordonnées par le préfet ou le procureur. Donc par un haut fonctionnaire d’État ou par un magistrat relevant hiérarchiquement du ministre de la Justice.

  • La surveillance d’Internet

Si la loi sur l’état d’urgence de 2015 a supprimé le contrôle de la presse ou de la radio initialement prévu par la loi de 1955, elle l’a remplacé par la possibilité pour le ministre de l’Intérieur de bloquer les sites "faisant l’apologie du terrorisme ou incitant à des actes terroristes".

Le projet de loi précise et rend encore une fois cette mesure permanente en proposant de condamner à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende les personnes consultant des sites "provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme" ou faisant leur apologie. Le texte prévoit des exceptions, mais uniquement pour les journalistes, les chercheurs, les avocats ou les enquêteurs. Méfiance donc pour les internautes lambda curieux.

Le texte permettrait aux procureurs d’autoriser le parquet à utiliser des "lmsi-catcher", une technologie qui permet d’intercepter des communications téléphoniques dans un certain périmètre, sans autorisation préalable d’un juge.

  • Le renforcement des pouvoirs de la police

Les policiers et les gendarmes pourraient être autorisés à fouiller les bagages et les véhicules sur simple demande du préfet et de procéder à des contrôles d’identité, hors suspection de délit. Sur ce dernier point, la police aurait également la possibilité de retenir une personne, même mineure et sans la présence d’un avocat, pendant quatre heures, "lorsqu'il y a des raisons sérieuses de penser que son comportement est lié à des activités à caractère terroriste". À noter qu’aucune définition du terme "terrorisme" n’est donnée par le texte.

Les policiers, gendarmes et militaires devraient pouvoir bénéficier d’un principe "d’irresponsabilité pénale", même "hors cas de légitime défense", lorsque l’usage de leur arme est "rendu absolument nécessaire pour mettre hors d'état de nuire une personne venant de commettre un ou plusieurs homicides volontaires et dont il existe des raisons sérieuses et actuelles de penser qu'elle est susceptible de réitérer ces crimes dans un temps très voisin des premiers actes".

Avec la constitutionnalisation de l’état d’urgence et avec la réforme pénale, le gouvernement entend bien faire de l’exception, la règle. Si dans le rapport d’Amnesty International, il est question "des vies bouleversées" de Karim, d’Amar et des quelques centaines de personnes directement touchées par les mesures sécuritaires de l’état d’urgence, il pourrait bientôt devenir l’affaire de millions de Français.

Il est vraisemblable que le projet sera amendé lors de la discussion au Parlement. Mais la loi, en tout cas, s’apprête peut-être à connaître un bouleversement.

©France24


07/02/2016


DSK rejoint le conseil de surveillance de la banque d'un milliardaire ukrainien

Africa7-Mis à jour le 07/02/2016

Dominique Strauss-Kahn a été nommé au conseil de surveillance de la banque ukrainienne Crédit Dniepr, propriété du deuxième homme le plus riche en Ukraine, a annoncé mercredi l'établissement bancaire.

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L’ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn a intégré le conseil de surveillance de la banque ukrainienne Crédit Dniepr, détenue par le milliardaire Viktor Pintchouk, a annoncé la société, mercredi 3 février.

"Les actionnaires de la banque ont pris la décision de nommer un nouveau conseil de surveillance. Sont entrés dans le conseil six personnes", parmi lesquelles Dominique Strauss-Kahn, a indiqué Crédit Dniepr dans un communiqué. "Nous sommes honorés de collaborer avec des économistes et financiers reconnus mondialement. Nous avons une opportunité merveilleuse de construire la stratégie future de notre banque en s'appuyant sur leur expérience", poursuit le communiqué.

Créée en 1993, la banque Crédit Dniepr est la propriété de Viktor Pintchouk, deuxième homme le plus riche d'Ukraine derrière Rinat Akhmetov et gendre de l'ex-président Léonid Koutchma. Sa fortune a été estimée à 1,43 milliard de dollars par le magazine Forbes.

Dominique Strauss-Kahn et Viktor Pintchouk sont amis de longue date, l'économiste français se rendant depuis des années à des conférences organisées par le milliardaire ukrainien. Après sa démission forcée du FMI en 2011, la venue à Kiev de DSK à l'invitation de Viktor Pintchouk pour un discours devant des étudiants avait été l'une de ses premières apparitions publiques.

 

 

©Fance24 & AFP


07/02/2016


Taïwan: Victoire écrasante de la candidate de l'opposition à la présidentielle

Les Taïwanais ont exprimé leur souhait de tourner le dos à des années de rapprochement avec la Chine

 

La candidate de l'opposition à Taïwan, Tsai Ing-wen, a enregistré samedi une victoire électorale écrasante pour devenir la première femme présidente de l'île, le parti au pouvoir du Kuomintang favorable au rapprochement avec Pékin ayant concédé sa défaite.

 

"Je suis désolé... Nous avons perdu. Le KMT a subi une défaite électorale. Nous n'avons pas travaillé assez dur et nous avons déçu les attentes des électeurs", a déclaré Eric Chu, candidat du Kuomintang, au siège du parti alors que le comptage se poursuivait, plus de trois heures après la clôture du scrutin.

 

D'après les chiffres communiqués en direct par la télévision, la victoire de Mme Tsai prenait la forme d'un raz-de-marée, avec quelque 60% des voix contre 30% à M. Chu, dont le parti enregistre une défaite historique.

 

En votant massivement pour le Parti démocratique progressiste (PDP) de Mme Tsai, le principal parti d'opposition, les Taïwanais ont clairement exprimé leur souhait de tourner le dos à des années de rapprochement avec la Chine. Le KMT a mené depuis depuis huit ans une politique inédite de réchauffement avec Pékin sous l'égide de Ma Jing-jeou.

 

Mme Tsai, une ancienne universitaire de 59 ans, a vraisemblablement bénéficié du malaise croissant suscité par les relations bilatérales avec Pékin et de la frustration d'une partie des 18 millions d'électeurs face à la stagnation économique.

 

Samedi soir, la foule commençait à se rassembler à Taipei au quartier général du PDP, beaucoup plus méfiant envers Pékin. "La Chine n'a pas le droit de revendiquer Taïwan et c'est ce que nous voulons dire au monde", a lancé Angela Shi, une électrice venue spécialement de San Francisco où elle habite pour voter. 

 

Le dégel des relations avec Pékin avait culminé fin novembre avec le premier sommet depuis la séparation de la Chine continentale et de l'île de Taïwan il y a plus de 60 ans.

 

Malgré la signature d'accords commerciaux et un boom touristique à Taïwan, nombre d'habitants estiment qu'en étant devenue dépendante économiquement de Pékin, l'île a perdu de son identité et de sa souveraineté.

 

Beaucoup estiment aussi être les laissés-pour-compte d'une politique qui n'a profité qu'aux grandes entreprises.

 

Mais c'est le sort de Chou Tzu-yu, chanteuse taïwanaise de variété K-pop de 16 ans, qui a dominé les débats samedi: les principaux candidats sont montés au créneau pour la défendre après qu'elle eut été contrainte de présenter ses excuses pour avoir agité un drapeau taïwanais et déplu à certains internautes chinois.

 

Le territoire vit sa propre destinée depuis 1949, lorsque les nationalistes du KMT s'y étaient réfugiés après avoir été vaincus par les communistes. Après la mort de Chiang Kai-shek en 1975, Taïwan s'est démocratisée peu à peu. 

 

La Chine considère toujours Taïwan comme une partie intégrante de son territoire qu'elle peut reprendre par la force le cas échéant. 

 

Mise en garde de Pékin

 

La candidate a expliqué que Taipei devait mettre fin à la dépendance économique envers Pékin et qu'elle écouterait l'opinion publique en ce qui concerne les relations bilatérales.

 

Signe de son pragmatisme, elle a pris soin de souligner que le "statu quo" serait maintenu, mettant beaucoup d'eau dans le vin du discours traditionnellement indépendantiste du PDP.

 

Un consensus tacite conclu en 1992 entre Pékin et Taipei veut qu'il n'y ait qu'"une seule Chine" et laisse à chaque partie le loisir d'interpréter cela comme elle l'entend. 

 

Il s'agit de tranquilliser Pékin mais aussi les Etats-Unis, principal allié de Taipei, qui craignent pour la stabilité de la région.

 

Mme Tsai sait que la grande majorité des électeurs veulent aussi la paix alors que le PDP n'a jamais reconnu ce consensus.

 

La Chine a d'ores et déjà averti qu'elle ne traiterait pas avec un dirigeant qui ne reconnaîtrait pas que Taïwan fait partie d'"une seule Chine".

 

La plupart des experts estiment inévitable une certaine dégradation des relations. Mais ils pensent qu'un retour éventuel de bâton ne sera pas immédiat, car s'aliéner Taïwan irait à l'encontre du but ultime de Pékin, la réunification. 

 

"Les relations vont être plus compliquées, moins prévisibles. Elle vont se détériorer mais l'intérêt de Pékin c'est de maintenir Taïwan dans la dépendance économique", estime Jean-Pierre Cabestan, de l'Université baptiste de Hong Kong.

 

Avec sa victoire, Mme Tsai va offrir à son parti sa deuxième présidence depuis les deux mandats de Chen Shui-bian (2000-2008).

 

Le PDP espèrait bien aussi surfer sur l'insatisfaction des Taïwanais pour en outre remporter, et pour la première fois, la majorité des 113 sièges au Parlement monocaméral aux législatives qui se déroulaient le même jour. 

 

 

©I24news/Avec AFP


16/01/2016