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Violences en Centrafrique: création d'une unité rapide d'intervention

  [La rédaction|Mis à jour| jeudi 23 octobre 2014 ]

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La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza s’est exprimée, ce mercredi 22 octobre, devant le CNT, le Parlement de transition. Une adresse à la nation qu'elle tenait à faire après les violences qui ont touché Bangui, la capitale, ces deux dernières semaines. Après avoir reçu les forces vives la semaine dernière, la présidente voulait rendre compte de ces consultations et faire des propositions. Sécurité, justice, élections... pendant plus d'une heure, elle a tout passé en revue.

« Je siffle la fin de l'impunité », a déclaré la présidente de transition, mercredi 22 octobre, dans un discours dans lequel il aura beaucoup été question de sécurité. Catherine Samba-Panza a ainsi promis que les auteurs des actes criminels de ces dernières semaines seraient poursuivis.

La présidente centrafricaine a aussi annoncé la création d'une brigade d'intervention, constituée d'un noyau de Forces armées centrafricaines (FACA), capable de sécuriser efficacement la population contre les attaques meurtrières récurrentes. 

On a assisté, il y a quelques jours, à l'intervention des FACA contre des groupes anti-balaka dans le sud de la capitale, sur leur propre initiative. Une initiative qui, semble-t-il, a inspiré la présidente. Ce noyau pourrait donner l'impulsion à la refondation des Forces de défense et de sécurité tant voulue par la Transition mais entravée par l'embargo sur les armes.

Le rétablissement de la sécurité comme préalable aux élections

Dans son discours, Catherine Samba-Panza a également évoqué le rétablissement de la sécurité comme préalable à la tenue des élections qui doivent mettre un terme à la transition. La présidente n'a pas donné de date, mais a expliqué que l'Etat avait fait sa part et qu'il revenait à l'autorité nationale des élections (ANE) de proposer un nouveau calendrier. Au passage, elle a rappelé qu'elle ne sera pas candidate lors de la prochaine présidentielle.

Dans son discours, il a aussi été question de justice. La présidente a exhorté les magistrats à « enregistrer toutes les plaintes » et « à rendre justice rapidement ». Elle rappelle qu'elle a saisi la Cour pénale internationale (CPI).

La présidente centrafricaine a également évoqué l'affaire du don angolais - deux millions et demi de dollars qui ne sont pas passés par le Trésor - e a balayé la polémique. « J'en ai saisi la Cour des comptes qui examinera cette question en toute impartialité », a-t-elle précisé. Elle a, par ailleurs, reconnu des erreurs de procédure, mais a expliqué que l'argent avait été utilisé pour le bien de l'Etat.

Jeudi, le Conseil national de transition (CNT) se réunira de nouveau en plénière. Il discutera notamment d'une éventuelle commission d'enquête sur ces fonds angolais.

C’est « un discours qui, dans son ensemble, va dans le sens de l'apaisement », a commenté un membre du CNT avant d'ajouter « Cela rassure un peu, on espère que ce climat va perdurer », a-t-il conclu.
 

©RFI



23/10/2014

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