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RCA : regain de violence à Bangui et dans le reste du pays

 [La rédaction|Mise à jour| 1er septembre 2014]

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communiqué de presse

 

Alors que les conditions de sécurité semblaient s'améliorer dans la ville de Bangui, des affrontements ont éclaté les 19 et 20 août dans le secteur du km 5, opposant les forces internationales à des hommes armés. Plusieurs personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées. Parmi les victimes figure un chauffeur-secouriste de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, touché par une balle alors qu'il procédait à l'évacuation de blessés.

« Dans tout le pays, les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit et sont victimes d'actes de représailles qui les visent directement, déclare Jean-François Sangsue, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en République centrafricaine. Une fois encore, nous lançons un appel à toutes les parties au conflit ainsi qu'aux forces internationales présentes dans le pays afin qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour épargner les civils et faciliter le travail du personnel de la Croix-Rouge qui s'emploie à venir en aide à la population centrafricaine. »

La tension reste vive dans la capitale et laisse craindre de nouveaux incidents. Par peur de subir des représailles, plusieurs personnes déplacées vivant dans des lieux proches du km 5 se sont réfugiées sur le site de l'église Saint-Sauveur, où la situation humanitaire était déjà très difficile. La peur est également palpable du côté des personnes déplacées à la Mosquée centrale, située dans le secteur où se sont déroulés les affrontements.

La tension est grande également à Bambari, où des combats en pleine ville entre deux factions d'un même groupe armé ont fait de nombreux morts et blessés les 25 et 26 août derniers. Les civils, déjà traumatisés par les affrontements de juillet dernier, vivent dans la peur et l'incertitude. À ce stade, tout retour à la normale semble très difficile. Ceux qui avaient regagné depuis peu leur domicile sont vite retournés sur les sites de déplacés. La précarité des conditions de sécurité rend difficile l'évacuation des blessés. Le CICR a néanmoins pu fournir du carburant à l'hôpital de la ville pour faciliter la prise en charge des blessés et des malades.

« Les personnes blessées et malades, civiles ou combattantes, quel que soit leur camp, doivent être protégées par les parties au conflit. Les blessés et les malades doivent en outre pouvoir être évacués et soignés en toute sécurité », insiste M. Sangsue.

La ville de Batangafo, dans le nord-ouest du pays, reste paralysée ; les activités économiques sont à l'arrêt depuis les heurts qui se sont produits entre groupes armés et les affrontements qui ont impliqué les forces multinationales, le 30 juillet dernier. Même les cultivateurs n'ont plus accès à leurs terres. Le 26 août, une équipe du CICR s'est rendue à Farazala pour évaluer la situation humanitaire des personnes déplacées en provenance de Batangafo et pour déterminer leurs besoins et l'assistance à leur apporter.

À Boda (115 km à l'ouest de Bangui), les violences intercommunautaires qui secouent la ville depuis le 21 août ont fait des morts et des blessés et provoqué le déplacement de centaines de personnes.

 

©International Committee of the Red Cross (Geneva)



01/09/2014

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