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RCA: la démission du Premier ministre pour un gouvernement élargi

 [La rédaction|Mis à jour|mercredi 6 août 2014 ]

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Le Premier ministre André Nzapayéké (debout) remettra formellement sa démission à la chef de l'Etat, Catherine Samba Panza, mercredi 6 août en fin de matinée.

 

En Centrafrique, le Premier ministre André Nzapayéké remettra formellement sa démission à la chef de l'Etat, Catherine Samba Panza, mercredi 6 août en fin de matinée. La présidence a annoncé en fin d'après-midi qu’elle avait demandé à son chef de gouvernement sa démission.

L’entourage d’André Nzapayéké évoque des pressions de la communauté internationale pour exiger son départ. Ce mardi, le Premier ministre a donc fini par céder. Il remettra officiellement sa démission ainsi que celle de son gouvernement, mercredi 6 août, à 11h00, à la présidente Catherine Samba-Panza.

Pour autant, André Nzapayéké n’avait pas l’intention de partir aussi tôt, à peine plus de six mois après avoir été nommé, le 25 janvier dernier. Selon ses proches, tout s’est joué fin juillet, à Brazzaville, lors de la signature de l’accord de paix entre anti-balaka et Seleka. A ce moment-là, « il a fallu faire des concessions et sa démission en faisait partie », explique son entourage.

Les Seleka ont souvent affirmé que le poste de Premier ministre leur avait été promis en contrepartie du départ de l’ex-président Michel Djotodia à Ndjamena. Parallèlement, à Paris, certains diplomates évoquaient, depuis plusieurs mois, la possibilité d’un départ d’André Nzapayéké dans un souci de réconciliation, pour être - peut-être - remplacé par un Premier ministre de confession musulmane.

Ce mardi après-midi, le porte-parole de la présidence expliquait que cette démission était destinée à « faciliter la mise en œuvre effective des accords de paix de Brazzaville ».

« Il faut élargir le gouvernement et prendre en compte la dimension politique des groupes armés », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Gaston Mackouzangba. Selon lui, il en va de la «  poursuite du processus de paix et de réconciliation nationale ».

Des noms qui circulent

Dans la presse, comme dans les cercles politiques, des noms circulent comme celui de Karim Meckassoua qui vient d’ailleurs de rentrer à Bangui. C’est un musulman, mais c’est aussi un ancien ministre de l’ex-président Bozizé, souvent considéré comme proche de la France mais rien n’est encore joué. En janvier déjà, son nom était pressenti. Il n’avait finalement pas été désigné.

Et puis, d’autres noms sont également évoqués et quoi qu’il en soit, la présidence fait savoir qu’elle entend respecter l’esprit de Brazzaville. Avant toute décision, les Forces vives, présentes au forum de Brazzaville, seront consultées. Dès mercredi, Catherine Samba-Panza recevra chaque entité - pendant une demi-heure chacune - pour écouter les propositions de chacun.

La présidence espère ensuite d’être en mesure d’annoncer, dès cette semaine, le nom du nouveau Premier ministre centrafricain.

 

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©RFI



06/08/2014

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