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RCA: des manifestants exigent le départ des forces Sangaris

 [ Par  Rémy Djamouss |Mis à jour|dimanche 26 octobre 2014 ]

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"Notre malheur est en partie lié à l‘arrivée des forces Sangaris qui n’ont fait qu’attiser les tensions en choisissant d’armer les Peuls"

 

Des centaines de manifestants chrétiens ont reproché, samedi, aux forces militaires françaises la distribution d’armes aux Peuls (groupe ethnique constitué d’éleveurs partisans de la coalition séléka), a rapporté un correspondant de Anadolu.

Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, toutes catégories confondues, ont exigé en manifestant dans les rues depuis vendredi matin le départ immédiat des forces  françaises "Sangaris" .

La ville est devenue peu fréquentable, vu les pneus brûlés et les barricades érigés partout par les manifestants qui considèrent que les Peuls étaient derrière les tueries récemment survenue à Ouaka (Bambari).  

«  Non à l’impérialisme, non au colonialisme français », « non à l’armement des Peuls par les forces françaises », tels étaient les slogans brandis par les manifestants.

 « Notre malheur est en partie lié à l‘arrivée des forces Sangaris qui n’ont fait qu’attiser les tensions en choisissant d’armer les Peuls. Ces derniers commettent des exactions au quotidien», a déclaré un manifestant à Anadolu.

Inquiète de la situation instable qui prévaut à Bambari, une habitante de la ville a déclaré, sous couvert d’anonymat, qu’elle était depuis ce matin bloquée bloquée chez-elle, ne pouvant regagner son travail dans un champ ».

Dans un mémorandum qu’ils ont ensuite remis au chef des forces rattachées à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), actives à Bambari, les manifestants exigent : l’Arrêt des hostilités dans la région, le désarmement forcé des milices séléka et anti- balaka, l’arrêt de distribution d’armes par les militaires français aux peuls, le départ des forces sangaris, la protection des civiles et l’envoi des forces armées centrafricaines (FACA) dans leur région.

Par ailleurs, les éléments de la séléka qui ont suivi ces manifestations n’ont pas réagi.

De leur côté, les militaires français n'ont émis aucune réaction par rapport à ces manifestations et aux revendications des protestataires, jusqu'à venderdi en débutr d'après-midi.

Au moins 30 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées lors d'attaques perpétrées mardi et mercredi par un groupe armé dans la localité de Yamalé, près de Bambari, au centre de la République Centrafricaine.

La ville de Bambari est secouée par la violence depuis mai dernier, quand des milices chrétiennes anti-balaka se sont approchées de la localité. La cohabitation avec l'ex-rebellion Seleka (à majorité musulmane) y est délicate et plusieurs affrontements éclatent régulièrement dans la région.

Au début du mois d'octobre, un accrochage entre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) et un groupe de musulmans, avait fait 16 morts dans cette région.

 

 

©AA



26/10/2014

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