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Que pour Vous : Partout en Centrafrique

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Vive tension à Dékoa, 30 personnes tuées 

mercredi 9 avril 2014 14:09

Selon des sources présentes dans la ville, des tirs d’armes ont été entendus ce mardi entre 5 heures et 9 heures du matin. Un affrontement a opposé des Antibalaka aux éléments de l’ex-Séléka.
 
La même source explique qu’ « au moins trente personnes sont tuées et plusieurs autres blessées » et que « la plupart des personnes tuées sont des civiles assimilés à tort à des Antibalaka ». Des dégâts matériels considérables ont également été enregistrés.
 
Les éléments de l’ex-Séléka, basés à Dékoa, ont reçu un renfort lourdement armé venu de Kaga Bandoro. Ces hommes armés, qui n’ont pas fait de distinction entre les jeunes de la ville, ont même « tué un volontaire de la Croix rouge locale qui voulait leur fournir des explications sur sa situation d’humanitaire », a indiqué à RNL une des personnes refugiées.

Un autre habitant de la ville a fait savoir que les exactions se sont automatiquement amplifiées avec « des pillages, braquages et menaces de mort perpétrés par les éléments de l’ex-coalition Séléka ».

Contrainte par les violences, la population a été obligée de se réfugier en brousse. Au moins 700 personnes ont trouvé refuge dans l’enceinte de l’église Sainte Anne de Dékoa. La population demande aux autorités de la transition de déployer des soldats de la Mission Africaine, MISCA, ou de la force française Sangaris dans la ville pour leur sécurité. Elle réclame aussi le retour de la paix pour leur permettre de vaquer à ses activités champêtres.

 

Panique au sein de la population de Bossangoa dans l’Ouham 

 mardi 8 avril 2014 12:21

Les militaires tchadiens de la Mission africaine, MISCA, en fin de mission en Centrafrique et de retour au Tchad, se sont regroupés depuis le 4 avril dernier à Bossangoa. Une présence qui traumatise la population locale.

Selon des sources concordantes, ces hommes armés ont investi les différents lieux notamment l’IBMC, la région sanitaire et l’Hôtel de tourisme situé à coté de la rivière Ouham.

La présence massive de ces hommes en treillis a scandalisé la population de la ville. Pour des raisons de sécurité, le marché central de Bossangoa a été déporté depuis trois jours à l’évêché.

La même source a affirmé que dans la nuit de dimanche à lundi, ces soldats venus de Bangui ont quitté la ville. Par peur d’une éventuelle attaque, la population musulmane basée à l’école Liberté a demandé à la MISCA tchadienne de la transférer au village Goré ou encore au Tchad.

 

RCA: Boda, une ville minée par les fantasmes et les rivalités

 

RFI : A Boda, on pouvait trouver quelques commerces. Aujourd'hui, il n'en reste que des décombres. RFI/Olivier Rogez

 

La ville de Boda, à 180 kilomètres au sud-ouest de Bangui, vit déchirée entre communautés chrétienne et musulmane. Le quartier musulman est encerclé par les anti-balaka qui réclament le départ de ses habitants. La haine et à son comble et les deux communautés nourrissent les fantasmes, la haine et la peur.

 

Avec nos envoyés spéciaux à Boda,

 

A Boda, les propos sont radicaux et les peurs réelles. Dans le quartier musulman, certains n’osent pas acheter de manioc aux chrétiens de peur d’un empoisonnement. Et les fantasmes prennent parfois le pas sur la réalité. « On n’achète pas, parce que les anti-balaka mettent du poison dedans. L’autre jour, presque dix enfants sont morts », raconte un habitant. En réalité les anti-balaka empêchent les chrétiens de commercer avec les musulmans. « Ils ont interdit le manioc aux musulmans. Si on en vend aux musulmans, ils viennent prendre l’argent et nous tabasser », témoigne un commerçant.

 

Dans la communauté chrétienne, la haine contre les musulmans prend souvent le masque d’une jalousie qui ne dit pas son nom. Et les plus radicaux sont aujourd’hui prêts à affamer les musulmans pour qu’ils partent. « Qu’ils décident eux-mêmes de partir, parce que s’ils restent, nous avons toutes les possibilités », prévient un homme.

 

Des deux côtés, on se renvoie la responsabilité du déclenchement des affrontements de la fin janvier. Qui a tiré le premier ? Chacun a sa version. Ce qui est certain, c’est que l’aventurisme de la Seleka a déchiré un tissu social élimé par plusieurs décennies de mauvaise gouvernance et de misère sociale.

 

La revanche des laissés-pour-compte

 

Derrière les clivages entre chrétiens et musulmans, on entraperçoit ainsi une véritable lutte entre riches et pauvres. Mahamat Adoum pesait autrefois 600 millions de francs CFA par mois. Ce négociant en diamants, taillé comme un roc, est la plus grosse fortune de Boda. Il vit aujourd’hui reclus dans le quartier musulman de la ville, encerclé d’anti-balaka. Pour lui, cette guerre entre chrétiens et musulman est une pure invention de la part de ceux qui veulent s’approprier les affaires de la communauté musulmane. « C’est de la jalousie », affirme-t-il.

 

« Les musulmans vivent de notre ressource minière. Mais les Centrafricains sont aussi capables de gérer ça », assure un jeune homme qui se pose en porte-parole de la jeunesse chrétienne de Boda. Pour lui, les chrétiens doivent désormais remplacer les musulmans dans le domaine des affaires. « Les chantiers appartiennent aux autochtones, pas aux musulmans. On n’a jamais vu un musulman ou un Tchadien creuser un trou pour chercher les diamants. Mais le problème est qu’ils ont monopolisé ce commerce il y a longtemps », dénonce-t-il.

 

Si l’affrontement entre chrétiens et musulmans a plusieurs causes, la volonté de revanche sociale des laissés-pour-compte est sans doute l’une des motivations les plus puissantes.

 

Centrafrique: deux soldats français légèrement blessés à la grenade

09 Avr 2014

Deux soldats français de la force Sangaris ont été légèrement blessés à la jambe mercredi après-midi à Bangui par une grenade lancée par un homme qu'ils contrôlaient dans le quartier Combattants, a annoncé à l'AFP le chargé de communication de la force, le colonel François Guillermet.

"Nos soldats contrôlaient un individu ivre, excité, avec une arme blanche quand il a lancé une grenade. Deux hommes ont été blessés très légèrement à la jambe, il n'y a aucun souci pour eux", a précisé le colonel.

Le quartier Combattants se trouve à l'entrée du camp Mpoko, où sont basées les forces française Sangaris et africaine Misca.

Il fait partie des quartiers les plus tendus de la capitale centrafricaine, avec ceux de PK5 et de PK12. Malgrè la proximité des forces internationales, des miliciens anti-balaka et beaucoup de voyous s'en prennent aux musulmans mais aussi aux chrétiens.

Des gendarmes mobiles français, éléments précurseurs de la force européenne EUFOR, ont commencé à patrouiller dans Bangui, encadrés par des soldats de Sangaris.

 

Centrafrique: la belle idée des «brigades» multiconfessionnelles     

par RFI : Publié le 01-04-2014

A Bangui, chrétiens et musulmans peuvent encore vivre ensemble. La preuve : chaque matin, des brigades de jeunes des deux communautés nettoient les rues côte à côte. Un projet initié par l’organisation internationale des migrations (OIM).

Ils s’appellent Mireille, Giscard et Ali. Ils sont jeunes, et balaient chaque matin les rues du PK5 le dernier quartier musulman de Bangui. Par groupes de dix chrétiens et musulmans, main dans la main. « Tous les gens travaillent, ici, au Kilomètre 5. On est ensemble, avec eux. Au milieu de nous, il y a des musulmans, il y a des chrétiens », détaille Mireille. L’idée est belle. Elle est le fruit d’une politique de réconciliation menée par l’Organisation internationale des migrations (OIM) qui finance ces opérations.

→ A (RE)LIRE : RCA: fraternisation à la grande mosquée de Bangui

Au PK5, les jeunes ont immédiatement souscrit au projet, et pas seulement parce qu’ils y gagnent de l’argent. « Nous voulons que ce soit comme ça, parce que nous, avec les musulmans, on s’entend bien. On bosse ensemble, on cause, on s’amuse bien », assure Giscard. « L’OIM veut pousser à se réconcilier. Ils veulent mobiliser les musulmans et les chrétiens, qu’on soit ensemble, qu’on travaille », explique Ali qui évoque une volonté de « créer une nouvelle société, une nouvelle famille : c’est comme ça que l’on partage les idées. »

Dans les brigades, l’ambiance est bonne et l’optimisme des jeunes Banguissois communicatif. Un véritable rayon de lumière, dans un paysage sombre. Illusion ou début du changement ? Toujours est-il qu’à Bangui, certains combattent les relents de purification ethnique.

 

 

(Ndeke Kuka :vendredi )11 avril 2014 14:21

Trois personnes ont été tuées ce mercredi vers 4h du matin au quartier Damala dans l’Ombella M’Poko. Les habitants du quartier attribuent l’acte à un groupe d’hommes assimilés aux Antibalaka. Une histoire de vol d’un bœuf serait à l’origine de ces tueries.

L’un des témoins oculaires, Hippolyte Yazigba, cousin aux trois victimes, explique à RNL les circonstances qui ont occasionné ces pertes en vie humaines.

« A 4h du matin, quatre Antibalaka tous armés, basés à l’OCRB de Damala à bord d’une voiture ont tué le bœuf  et l’ont emporté. Avec mes cousins, nous les avons suivis et retrouvés avec les carcasses dans la voiture. Ils nous ont demandé de nous rendre chez le chef de groupe pour trancher l’affaire. Chemin  faisant, l’un d’entre eux s’est retiré du groupe et a tiré sur mes trois cousins, tous d’une même famille. Ceux-ci sont décédés sur le champ », a indiqué ce témoin.

Il a poursuivi pour dire que le véhicule ayant servi au déplacement des malfrats et au transport du bœuf est toujours bloqué par les habitants.



10/04/2014

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