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Centrafrique: Les groupes armés en RCA

 [ Par  Cd/Cb/Am-Ld/Amz |Mis à jour|vendredi 19 septembre 2014 ]

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Le lancement officiel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a eu lieu cette semaine. La MINUSCA a pris le commandement des 6 000 soldats déployés par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) de l'Union africaine.

Le déploiement des forces de maintien de la paix suit l'accord de cessation des hostilités signé en juillet par plusieurs groupes armés agissants dans ce pays en proie à des insurgés de tout poil et frappé depuis une vingtaine d'années par une série de coups d'État.

Cette instabilité chronique était censée prendre fin en 2008 grâce à un « dialogue politique inclusif ». Cependant, les engagements pris lors de cette initiative historique n'ont pas été appliqués conformément aux attentes des principaux groupes armés ou d'autres groupes qui ont depuis pris les armes par frustration.

Au cours des deux dernières années, certains de ces groupes ont été neutralisés militairement ou dissouts, d'autres sont en passe d'être dissouts et d'autres encore sont toujours actifs.

Les Forces armées centrafricaines (FACA)

Ces dernières décennies, les 7 000 à 8 000 membres des FACA ont davantage constitué une menace envers la population qu'une garantie de leur sécurité. Les FACA sont craintes pour leur brutalité et les violations graves des droits de l'homme qu'elles ont commises en toute impunité. Elles ne s'éloignent jamais vraiment de la capitale, Bangui.

C'est là que l'armée, sous-financée, ethniquement déséquilibrée, mal administrée, à peine entraînée et mal payée a été vaincue par la rébellion de la Seleka, qui a pris le pouvoir en mars 2013, pillant toutes les armes trouvées dans les casernes. Michel Djotodia, leader du coup d'État, a ensuite annoncé la dissolution des FACA.

Actuellement, l'armée est à peine fonctionnelle et, grâce à un embargo des Nations Unies sur les armes, elle n'est même presque plus armée.

Reconstruire une armée reflétant la diversité de groupes ethniques du pays et capable de contribuer à la sécurité nationale est l'une des tâches les plus importantes et difficiles auxquelles la RCA doit faire face.

La Seleka CPSK-CPJP-UFDR

La Seleka (« alliance » en sango, la langue nationale) était une coalition de mouvements rebelles formée dans le but de destituer le président, M. Bozizé. Créée en septembre 2012, elle comprenait la Convention Patriotique du Salut du Kodro (CPSK), la Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale (CPJP-Fondamentale - faction dissidente de la CPJP) et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), fondée en 2006 par le futur leader du coup d'État, Michel Djotodia, revenu de son exil au Bénin pour prendre les commandes du groupe.

Dans sa déclaration inaugurale, la Seleka appelait à ce que les termes d'un accord entre le gouvernement et l'UFDR soient respectés et à l'application des conclusions du dialogue national.

©IRIN



19/09/2014

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