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Centrafrique : heurts sanglants à Bambari

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[Mise à jour|23 mai 2014]-Une personne a trouvé la mort et six autres ont été blessées lors d'une tentative de désarmement des ex-rebelles de la Séléka par la force française Sangaris et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) jeudi matin à Bambari, à 400 km au Nord de Bangui où l'ex-rébellion a annoncé avoir établi son état-major depuis une semaine.

"Sangaris et Misca sont rentrés sur notre site ce matin. Ils voulaient désarmer les éléments. Ces éléments ont refusé de remettre leurs armes. La tension est montée. La population est descendue dans la rue pour manifester contre cette opération. Sangaris et Misca ont tiré sur la foule. Il y a eu un mort et six blessés qui ont été transportés à l'hôpital", a rapporté le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Séléka joint par Xinhua.

Plusieurs heures après cet incident survenu aux environs de 08h00, heure locale (07h00 GMT), le calme est revenu dans la ville, indique l'ancien commandant de la gendarmerie mobile centrafricaine nommé après la prise du pouvoir de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle hétéroclite, le 24 mars 2013 à Bangui au terme de trois mois de conflit avec le régime de François Bozizé.

Ecartée à son tour du pouvoir après la démission forcée de son chef le 10 janvier 2014 sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France, la Séléka a annoncé la mise en place il y a deux semaines d'un nouveau commandement militaire et politique à Ndélé, dans le Nord où elle s'est repliée à la suite de cette démission, menaçant de provoquer une partition du pays.

Ses responsables accusent les forces française et africaine mandatées par les Nations Unies en vue d'aider à restaurer la paix et la sécurité dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, de les avoir livrés à la merci des milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) fidèles à Bozizé, après leur désarmement lancé début décembre 2013 par Sangaris.

"Ils ont détruit Bangui. Coûte que coûte ils veulent aussi détruire Bambari. Chaque fois que Sangaris s'engage à nous désarmer, c'est en présence des anti-Balakas. Depuis 48 heures, nous avons appris que ces derniers sont en route pour venir nous attaquer. Avant-hier, ils ont attaqué Grimari (80 km de Bambari) puis un petit village à 35 km où ils ont tué 4 Peuls", accuse le colonel Narkoyo.

"Nous sommes dans les casernes, si on nous attaque, on ne va pas aussi rester comme ça", poursuit-il.

Selon l'ancien gendarme de deuxième classe devenu colonel dans la rébellion, il n'y a cependant pas eu de combats entre les ex-rebelles et les forces française et africaine dont l'opération peut être interprétée comme une réponse à l'appel de libération de la ville de Bambari lancé la veille à Bangui par le président du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), Ferdinand-Alexandre Nguendet.

 

© xinhua



23/05/2014

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