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Centrafrique: Cédric du Gardin - «Sangaris va adapter son dispositif à l'arrivée de la Minusca»

 [ Par Laurent Correau  |Mis à jour|vendredi 19 septembre 2014 ]

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L'opération Sangaris, conduite par la force militaire française en Centrafrique, ne cesse pas avec l'arrivée des casques bleus de la Minusca en Centrafrique. Le chef d'état-major de Sangaris, le colonel Cédric du Gardin, le réaffirme aujourd'hui.

Dans l'interview qu'il a accordée aux envoyés spéciaux de RFI à Bangui, le numéro 2 de la force française explique que Sangaris va modifier la répartition géographique de ses effectifs et de son matériel, mais que la force est maintenue et que son mandat reste le même.

Est-ce que Sangaris va partir avec l'arrivée de la Mission de maintien de la paix des Nations unies en Centrafrique, la Minusca ?

Non, Sangaris ne va pas partir avec l'arrivée de la Minusca. Sangaris va adapter son dispositif à la nouvelle donne qu'il y a avec l'arrivée des casques bleus. Nous étions déjà en appui, puis en soutien de la Misca [la force africaine, ndlr].

Nous allons donc perpétuer cette mission avec la Minusca. On va s'adapter au déploiement qui est prévu par la Minusca. Ce déploiement s'opère actuellement majoritairement dans Bangui et dans l'Ouest. Dans Bangui, nous restons présents comme nous le sommes actuellement.

Dans l'Ouest, petit à petit, la Minusca s'installe à notre place, notamment à Bouar par exemple, dans les prochains jours, ce qui nous permet à nous non pas de partir, mais de pouvoir déplacer nos efforts bien plus à l'est, dans le couloir central pour pouvoir appuyer ce déploiement progressif de la Minusca.

De quelle manière est-ce que Sangaris va coopérer avec la Minusca ?

Sangaris coopère déjà avec la Minusca depuis plusieurs semaines puisque nous les appuyons dans le domaine logistique. Vous n'êtes pas sans savoir que la logistique onusienne est énorme.

Donc nous l'appuyons quotidiennement sur l'aéroport de Mpoko pour décharger les mastodontes que sont les Antonov 124, surtout les convois logistiques qui arrivent du Cameroun.

Il y a des convois escortés, il y a des convois à faire rentrer. Il y a une fluidité à assurer sur cet axe puisque ce sont des convois de plus de 500 camions. C'est énorme.

Nous aidons également des différents contingents en leur prêtant des matériels puisque nous avons repeint, re-préparé des camions, des véhicules blindés au profit de différents contingents.

Donc toute la partie logistique est déjà en marche. Pour la partie des opérations, au fur et à mesure que les bataillons se déploient et qui nous demandent leur aide, nous venons sur place pour leur amener notre aide et notre connaissance du territoire.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

A Bouar, on est dans une situation où tout est apaisé, qui est saine, qui est gérable. A partir de ce moment-là, les troupes de l'ONU arrivent. On va prendre le cas des Bangladais. On se « colocalise » avec eux un certain temps.

 

©RFI



20/09/2014

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