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Centrafrique : à Bossangoa, l’insécurité perdure dans les zones périphériques

 [La rédaction|Mis à jour|08/07/14]

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Des habitants des villages situés dans la commune de Nana Bakassa, témoignent vivre dans l’insécurité. Les derniers faits remontent à mercredi dernier où un jeune a été tué et la population mise en débandade avant de voir leurs marchandises et autres biens pillés par des hommes armés. Selon des témoins, ces assaillants seraient des ex-Séléka appuyés par certains individus armés.

Selon un témoin qui a réussi à regagner la ville de Bossangoa, c’était mercredi dernier qu’une bande armée a fait irruption lors d’un marché hebdomadaire au village Kouki. Ces hommes armés ont d’abord ouvert le feu en plein marché.

«Effrayés, les habitants qui se trouvaient sur le marché ont pris fuite. Et ces assaillants en ont profité pour piller les marchandises», a relaté un jeune homme, qui lui aussi faisait partie des otages de ces hommes armés. Celui-ci s’est échappé lors d’un affrontement entre les éléments des Anti-Balaka et des assaillants soupçonnés d’être des ex-Séléka qui voulaient rebrousser chemin après le forfait», a rapporté un autre témoin.

«Lorsqu’ils étaient en train de piller, un jeune homme qui était venu de la ville de Bossangoa a pris sa moto et a tenté de s’échapper, mais ces hommes armés l’ont poursuivi et intercepté. Il a été torturé avant d’être abattu par balle », a expliqué la source.

D’autres sources locales ont fait savoir qu’en rebroussant chemin, cette bande armée était tombée dans l’embuscade des Anti-Balaka. Le bilan de l’affrontement n’est pas connu. Toutefois, trois jeunes pris en otage par les assaillants ont réussi à s’échapper.

Certaines sources ont affirmé que les personnes qui continuent de commettre ces exactions sont des ex Séléka et certains musulmans armés qui ont quitté les villages de Kouki, et Nana Bakassa. Ils se sont basés à Mbari, localité située à 150 kilomètres de la vile de Bossangoa.

La présence des forces internationales est signalée dans la ville de Bossangoa ainsi que sur l’axe Nana Bakassa. Les communes et villages environnants sont restés jusque là non sécurisés.

Contacté à ce sujet, le porte-parole de la Misca a précisé que la force africaine est installée à Bouca, Batangafo et Bossangoa. D’après lui, la Misca privilégie les zones où il y a plus d’habitants, compte tenu de l’effectif réduit de la force.

« S’agissant des trois communes où les exactions sont enregistrées, l’accès est difficile à cause des intempéries. Il faut un hélicoptère que la Misca n’a pas», selon Francis Ché.

 

©rjdh



08/07/2014

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