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RDC / Présidentielle : Violences à Lubumbashi

 

 

 

 Deux partisans de l'opposant Fayulu ont été tués par “balles” et 43 blessés (ONG)

 

Deux partisans de l’opposant Martin Fayulu, candidat à la présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC), ont été tués par "balles réelles" et 43 autres blessés, mardi à Lubumbashi, à son l'arrivée dans cette ville (Sud -est), a annoncé l'Association congolaise pour l'accès à la justice (Acaj).

"Il ressort du monitoring de l’Acaj qu’à la suite des violences survenues à Lubumbashi, le bilan provisoire se présente comme suit : deux morts par balles réelles parmi les partisans de la coalition Lamuka [qui porte la candidature de Fayulu] ; un policier grièvement blessé, dont l’état de santé est critique ; 43 blessés dont 15 par balles", annonce l'Acaj dans un communiqué publié mardi soir et

dont Anadolu dispose d'une copie.

 

Plusieurs témoignages recueillis par cette ONG congolaise établissent que certaines autorités politico-administratives de la province du Haut-Katanga (dont Lubumbashi est la capitale) ont "instrumentalisé un groupe de jeunes pour entraver la tenue de la réunion publique de Martin Fayulu", ajoute le communiqué.

 

Contacté par Anadolu le général Paulin Kyungu, chef de la police du Haut-Katanga, n'a pas confirmé la mort des deux partisans. L'officier supérieur a juste reconnu que 11 policiers et deux civils ont été blessés.

Un médecin, directeur d'un hôpital catholique dans la ville de Lubumbashi , a confirmé à Anadolu, la mort par balle, d'un partisan de Fayulu suite à ses blessures.

Arrivé dans la ville de Lubumbashi (fief de son allié Moise Katumbi) dans le cadre de sa campagne, Fayulu a été empêché de tenir son meeting, à douze jours des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales.

Son cortège a été touché par des bombes à gaz lacrymogène, utilisées par la police depuis l'aéroport jusqu'au centre-ville, a affirmé à Anadolu sa porte-parole, la députée Ève Bazaiba.

Des milliers de ses partisans, venus l'accueillir en grande pompe, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène et par des jets d'eau chaude, selon des témoins.

Dans la foulée, 27 partisans ont été arrêtés, souligne l'Acaj, demandant au Gouvernement "d’assurer réellement la sécurité de tous les candidats à la présidence de la République, pour le bon déroulement de la campagne électorale".

Cinq véhicules, dont deux jeeps de la police ont été incendiés, selon la même source faisant état de la confiscation du matériel de sonorisation par la police.

Lancée depuis le 22 novembre dernier, la campagne électorale prendra fin à la veille des élections, le 22 décembre.

Le directeur de campagne de Fayulu, Pierre Lumbi a indiqué, lors d’un point de presse mardi à Kinshasa, que le camp au pouvoir, cherche "par tous les moyens à arrêter le processus électoral".

Au total, 21 candidats sont en lice pour cette présidentielle à un seul tour, et qui se tiendra le même jour que les législatives nationales et les provinciales.

©Par AA, publié le 12/12/2018

 



12/12/2018

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