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Elections en RDC: portraits et interviews de candidats

 

 

 

RFI présente tout au long de la semaine des entretiens avec les candidats aux élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre. La présidentielle doit désigner le successeur du président Kabila, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat. La campagne électorale est émaillée d'incidents. L'ONU a dénoncé les violences commises à l'égard des candidats de l'opposition et appelé les autorités à faire respecter « le droit à la liberté d'expression ». Un des points de désaccord majeur entre l'opposition, les candidats indépendants et Emmanuel Ramazani Shadary, présenté comme l'héritier du président sortant, est l'utilisation de machines à voter électronique. Deuxième point qui soulève l'inquiétude : la composition du fichier électoral, de très nombreux Congolais n'étant pas inscrits sur les listes. L'ordre choisi est celui de la diffusion sur l'antenne. Tous les candidats n'ont pas encore pu être joints.

 

Les candidats en lice veulent avant toutes choses mettre fin à l’insécurité dans le pays, notamment dans l’Est. Tous font ce constat : sans sécurité, sans paix, pas de développement en RDC où la très grande majorité des habitants vivent avec moins de deux dollars par jours.

Les candidats indépendants sont nombreux, mais trois « poids lourds », Martin Fayulu, opposant, candidat de la coalition Lamuka, l’opposant Félix Tshisekedi de l'UDPS et Emmanuel Ramazani Shadary, héritier désigné de Joseph Kabila, battent campagne. Deux maîtres-mots : crédibilité et transparence.

Charles Diavéna Luntadila

Charles Diavéna Luntadila reconnait les très grosses difficultés rencontrées lors du processus électoral mais souligne que pour la première fois, la RDC finance elle-même des élections. Ce « fils du pays », comme il aime à dire déclare qu’une mesure urgente doit être prise : faire un audit des finances, un état des lieux général pour définir des projets concrets pour l’intérêt général. Autre axe majeur de cette candidature : la lutte contre l’insécurité dans l’Est du pays. Mais tout d’abord, pourquoi les Congolais voteraient-ils pour Charles Diavéna Lutadila ?

 

Jean-Philbert Mabaya Gizi Amine

Jean-Philibert Mabaya Gizi Amine, sénateur, président du Mouvement L'Arc en Ciel. Ce candidat indépendant ne pense pas que le scrutin soit crédible. Son parcours professionnel l’a amené aux quatre coins de la RDC. Mais pourquoi voter pour Jean-Philibert Mabaya Gizi Amine, quels sont ses atouts ?

Seth Kikuni Masudi

Seth Kikuni Masudi, candidat indépendant, jeune entrepreneur. Il met en doute la crédibilité du scrutin et sa transparence. Il veut favoriser l’investissement, créer des emplois et mettre fin à une crise économique et sociale profonde. Et sans sécurité, pas de développement. Seth Kikuni Masudi explique pourquoi les Congolais doivent lui faire confiance.

Alain Daniel Shekomba Okende

Alain Daniel Shekomba Okende, candidat indépendant. Cet ancien leader étudiant a deux grandes priorités : mettre en place un audit général de l’Etat « afin de lutter contre la corruption ». L’autre priorité absolue c’est mettre un terme à l’insécurité dans l’Est et cela « doit passer par un dialogue avec les différentes rébellions et un dialogue avec les pays voisins ». Alain Daniel Shekomba Okende pense être l’homme de la situation.

 

Marie-Josée Ifoku Mputu

Marie-Josée Ifoku Mputu, seule femme en lice, « dans un pays où la femme joue un rôle majeur », explique-t-elle. Marie-Josée Ifoku Mputu, qui a une expérience à l’international, se dit déterminée à redresser le pays. Un atout : sa maîtrise des dossiers, son sens des responsabilités.

Samy Badibanga Ntita

Samy Badibanga Ntita, candidat indépendant, ancien Premier ministre, député national. Le candidat se présente comme un progressiste.

Joseph Mba

Le pasteur Joseph Mba, candidat indépendant. Son message fort : combattre l’impunité et réunifier le pays. Le pasteur Joseph Mba est très investi dans l’action humanitaire et les œuvres sociales.

Yves Mpunga

Yves Mpunga, candidat indépendant. Il veut un terme au tribalisme, à la corruption, au népotisme. Il fera tout pour que les richesses du pays, notamment les minerais, profitent aux Congolais.

Gabriel Mokia Mandemo

Gabriel Mokia Mandemo, candidat indépendant, président de l’Alliance nationale des élites du Congo. Son point fort : sa grande détermination. « Il faut un type comme moi », voilà son message.

Théodore Ngoy Ilunga Nsenga

Théodore Ngoy Ilunga Nsenga, président du parti Congo pour la Justice, candidat indépendant. Sur le dossier sécuritaire, il assure que « derrière le Rwanda, il y a les Occidentaux .» Le candidat a refusé à plusieurs reprises des postes ministériels. Théodore Ngoy Ilunga Nsenga se présente comme un homme aux mains propres.

Noël Tshiani Muadiamvita

Noel Tshiani Muadiamvita, candidat indépendant. Sa priorité : rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du pays. « Sans paix, pas de développement », affirme ce banquier expérimenté.

Martin Fayulu

Martin Fayulu, opposant, candidat de la coalition Lamuka. Martin Fayulu, avec l’opposant Félix Tshisekedi de l'UDPS et Emmanuel Ramazani Shadary, héritier désigné de Joseph Kabila, pèse sur l’échiquier politique congolais. Son ambition est clairement affichée : devenir président la République. Martin Fayulu veut une présidentielle crédible et transparente. Pour lutter contre l’insécurité dans l’Est, le candidat préconise la création d’une force spéciale militaire d’intervention qui sera installée à Béni.

Emmanuel Ramazani Shadary

Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin de Joseph Kabila. Le président sortant ne craint-il pas l'opposition, qui rassemble des foules ? Si son dauphin est élu, essaiera-t-il de revenir en 2023 ? Et si l'opposition gagne, acceptera-t-il le verdict des urnes ? Néhémie Mwilanya est à la fois le directeur de cabinet du président Kabila et le coordonnateur du FCC, la plate-forme du candidat Ramazani Shadary.

Félix Tshisekedi

Le camp d’Emmanuel Ramazani Shadary affirme être certain de l’emporter dimanche 23 décembre. La preuve, selon eux, l’opposition est divisée, entre Martin Fayulu et Félix Tshisekedi. Le camp Ramazani Shadary déclare aussi que le président de l’UDPS n’a pas de programme. Félix Tshisekedi et son directeur de campagne, Vital Kamerhe ont battu campagne sur l’ensemble du pays. L’insécurité est la priorité des priorités explique Félix Tshisekedi. La présidentielle sera-t-elle crédible ? « Si je vous disais oui, je vous mentirai ». Alors l’opposition est-elle vraiment divisée ? « Ridicule » rétorque Félix Tshisekedi.

©Par RFI, publié le 17/12/2018-mis à jour le 20/12/2018

 



20/12/2018

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