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Bangui : Christophe Gazam-Béti dénonce les opérations de transfèrement des ex-Séléka

 [ Par Sylvestre Sokambi  |Mis à jour|16/11/2014 05:10 ]

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Dans une interview accordée au RJDH, le vendredi dernier, l’ancien ministre d’Etat et ancien cadre de la Séléka, Christophe Gazam-Béti s’est dit opposé au transfèrement des ex-Séléka dont les opérations sont menées par le gouvernement avec l’appui de la Minusca et de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) en Centrafrique. Pour cet ancien leader de la Séléka, cette organisation crée davantage de problèmes qu’elle n’en résoud.

C’est sur un ton coléreux que Christophe Gazam-Béti a abordé la question relative au transfèrement dans les provinces des combattants de l’ex-Séléka. L’ancien ministre d’Etat et ancien cadre de cette coalition a qualifié ce processus de « désordre ». Pour lui, « l’Organisation Internationale des Migrations ne fait qu’à sa tête en Centrafrique. Elle ne réunit pas les conditions de transfèrement mais débarque les ex-combattants. A M’Baïki et dans d’autres villes, les préfets et les sous préfets ne sont pas informés des opérations, il en est de même pour le gouvernement, ça, c’est du désordre que l’OIM est en train d’organiser et elle ne résoud pas le problème d’ailleurs ».

L’ancien ministre d’Etat a dénoncé les moyens que l’OIM met à la disposition des combattants volontaires au transfèrement. « Comment imaginez que des gens qui ont quitté leurs villages pendant deux années, l’OIM leur remet 10000 Fcfa et les débarque dans leurs localités sans aucun suivi. Ce n’est pas normal. C’est pourquoi j’émets des réserves par rapport à ces opérations », dit-il.

Christophe Gazam-Béti a demandé au gouvernement de prendre des mesures pour éviter que l’OIM continue d’agir. « Cet organisme doit savoir qu’il opère dans un pays qui a des lois auxquelles il doit soumettre. C’est au gouvernement aujourd’hui de prendre des mesures pour arrêter ce genre de dérapages » a-t-il expliqué.

Dans cette interview, l’ancien proche de Michel Djotodia a reconnu que la coalition a commis des erreurs qui lui ont couté. « Il faut aujourd’hui dire qu’à l’époque, nous avons commis des erreurs qui nous ont écartées du pouvoir. La première erreur a été l’enrôlement en désordre des éléments », a reconnu cet ancien cadre de la Séléka.

Christophe Gazam-Béti fut porte-parole de la Séléka au moment de la lutte armée. Après la prise du pouvoir, il fut nommé ministre d’Etat en communication. Il a été démis de ses fonctions peu avant la chute du pouvoir de la Séléka. Après plusieurs mois en France, ce dernier revient à Bangui avec une organisation dénommée « vivre ensemble » qui se propose de travailler sur la cohésion sociale.

 

©rjdhrca



16/11/2014

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