A7i

A7i

Politique


Centrafrique : C'est le scandale des logements administratifs de Berbérati

 Africa7Info-Par Isidore Mbayo -Mis à jour le 15 Août 2016

 

 

Centrafrique : Armel Sayo, rebelle truand et délinquant, ou l'arbre qui cache la forêt

Armel Sayo, rebelle truand et délinquant, ou l'arbre qui cache la forêt


Sur une courte période sous la transition, Armel Ningatouloum Sayo, chef rebelle notoire et inculte, avec son groupe R.J, aura été ministre de l’habitat et du logement. Il n'aura pas perdu son temps à ce poste pour des pratiques illégales.

L'AFFAIRE

Le 23 Juillet dernier, c'est Albert Eustache Nakombo, le maire de Berbérati, qui lors d’une conférence de presse avait allumé la mêche, en désignant nommément Armel Ningatoloum Sayo, comme initiateur et responsable de vente illégale de bâtiments administratifs à Berbérati à des personnes choisies par le même Sayo. "Des retraités de l'administration qui méritaient une maison pour leur retraite" s'en justifiait Sayo.

Or, ce même Albert Eustache Nakombo avait avoué à Berbérati le 23 Juillet 2016, avoir profité de la manne, et acheté localement un bâtiment de l'Etat, vendu par le Ministère en charge de l’urbanisme et du logement, pour une valeur (dérisoire) de 2 millions 500.000 F CFA. Pourquoi ce revirement soudain et ce réveil tardif de sa conscience à l'honnêteté ?

 

En vérité, il n'avait pas le choix, parce que dès le 21 juillet, des conseillers municipaux de la ville de Berbérati avaient dénoncé publiquement cette escroquerie, au point de se regrouper en une association pour exiger "une poursuite judiciaire contre tous ceux qui sont impliqués dans la vente illicite de la résidence du maire (Nakombo)."

Albert Eustache Nakombo l'avait dit publiquement : « plusieurs maisons au camp fonctionnaire ont été vendues avec la signature d'Armel Ningatoloum Sayo, ancien Ministre de l’habitat et du logement ».

Aujourd'hui, il lâche l'affaire en dénonçant Sayo pour pratiques illégales.

Un dossier que les ministère des finances et de la justice à Bangui ne pouvaient pas ignorer. Dès Juillet, Pascale Sanganda, directeur régional de l’urbanisme et du logement, lui aussi parti pris et impliqué aussi dans cette affaire avait dénoncé ces ventes douteuses des biens de l'ETAT : « nous avons adressé une correspondance au Ministre en charge de l’urbanisme et du logement pour ces cas »

Ce sont les journalistes Fridolin Ngoulou et Jean Claude Waniewa qui avaient soulevé ces lièvres, en mettant à jour des escroqueries de ventes massifs de bâtiments administratifs à des "amis" durant la période la transition, entre 2013 et 2015.

Cependant, il s'avère que Sayo, usant de son titre de ministre de l’habitat et du logement, avait étendu cette pratique sur tout le territoire national. C'est ainsi que de nombreux bâtiments administratifs, pour la plupart, héritage de la colonisation française, et en "état de ruine", toujours selon Sayo, ont été vendus à prix d'ami, à des personnes choisies, des "administrés de l’Etat inscrits sur le départ à la retraite" 'Sayo dixit.

Armel Ningatouloum Sayo reconnait bien avoir procédé à la vente de ces biens publics à ces personnes sélectionnées par lui-même entre autre, dans une vaste escroquerie remontant à 2013, bien avant son passage au ministère de l’habitat et du logement. Il n'aura fait que poursuivre le courant.

Problème : La loi centrafricaine n'autorise en aucune manière le ministère de l’habitat et du logement a dépouiller l'Etat de certains de ses biens au profit de personnes tierces choisies. Ceci s'apparente à du détournement de biens public et de trafic en réunion.

Seul le ministère des finances et apparentés est habilité à mettre en vente public des bâtiments de l'administration, et, ajoutons sur la base d'un décret d'offres publiques promulgué au Journal Officiel pour la connaissance de tout le peuple centrafricain.

Aussi, "vendre" en catimini des bâtiments de l'état à des personnes choisies par le ministre de l’habitat et du logement et à des prix à sa discrétion, c'est ILLEGAL, c'est de l'ESCROQUERIE CARACTERISEE.

Justification de Sayo : " Il est prévu dans les textes du département de l’habitat et du logement que les administrés de l’Etat inscrits sur le départ à la retraite et qui manifestent le besoin d’avoir un logement pour terminer sa carrière et que la demande est exprimée, il est de notre devoir de leur apporter une réponse après le travail des techniciens sur le terrain. C’est ce que j’ai fait."

Argument fallacieux qui ne correspond à aucune directive légale du ministère des finances, seul en charge d'une telle pratique.

Car à part ce même Armel Ningatoloum Sayo, qui a choisi les bâtiments vendre ? Qui a choisi les bénéficiaires ? Qui a estimé la valeur des biens vendus ?

En final, toute cette affaire doit être examinée par la justice, afin d'éclairer le public sur ces pratiques mafieuses de détournement de biens publics, népotisme, favoritisme, enrichissement personnel illégal de Mr Armel Ningatoloum Sayo, lors de son passage éclair à la tête du ministère de l’habitat et du logement, ainsi que de toutes les personnes impliquées depuis 2013.

Et qu'en est-il de l'évaporation de véhicules de l'Etat lors de la fin de la transition ?

Un scandale de plus dans cette Centrafrique sans justice et où coule toujours l'impunité sans inquiétude aucune.

 

 

©Alwihda Info


15/08/2016


Centrafrique : Cinq ministres débarqués du gouvernement

csp4.png
 

[La rédaction|Mis à jour|22 juillet 2015  ]

La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a procédé lundi à un léger remaniement ministériel marqué par des changements notamment à la tête des portefeuilles des Affaires étrangères et de la Sécurité publique, a annoncé la radio nationale.

L’ancien ministre de la Sécurité, Nicaise Samedi Karnou, change de portefeuille et devient ministre du Tourisme en remplacement de Gilbert Kogrengbo qui quitte le gouvernement avec les cinq autres personnalités.

Il s’agit de Toussaint Kongo Doudou (Affaires étrangères), Victor Waké (Communication), David Banzoukou (Développement rural), Jeannette Déthoua (Réconciliation), et Robert Namséné (Environnement).

Six nouvelles personnalités font leur entrée dans le nouveau gouvernement. Samuel Rangba, ancien directeur de cabinet du ministre sortant, est nommé aux Affaires étrangères, tandis que Dominique Saïd Paguindji, magistrat, prend le portefeuille de la Sécurité publique.

Bruno Yapandé obtient le ministère de la Communication, Florence Lydie Ndouba est nommée à la Réconciliation nationale, Sébastin Wénézoui, réputé proche des milices chrétiennes anti-balaka, à l’Environnement, et Michel Bindo devient ministre délégué à l’Economie.

Les postes clés comme la Défense, la Justice, l’Administration du territoire ou les Finances, restent aux mains de leurs titulaires, dont plusieurs proches de la présidente et du Premier ministre, Mahamat Kamoun. Ce léger remaniement avait été annoncé il y a déjà plusieurs mois par la présidente Samba Panza, qui réclamait des « actions concrètes et visibles » à son équipe gouvernementale.

Le décret lu à la radio porte à 32 le nombre de ministres, contre 31 que comptait le gouvernement de transition formé en août 2014 et qui se voulait « inclusif », comprenant notamment des représentants des groupes armés.

La Centrafrique s’était retrouvée en plein chaos après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia qui était à la tête d’une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

©Afrique7


22/07/2015


Sans commentaire : Décret nommant les membres du Comité technique de pilotage du Forum de Bangui

D1-PARIS-1.png

 

D4-P1.png


06/04/2015


COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 [La rédaction|Mis à jour|samedi 27 septembre 2014  ]

 MONTAIGNE.png

Bangui, le 26 septembre 2014

 

La Présidence de la transition déplore la propagande acharnée avec laquelle des intérêts occultes cherchent à déstabiliser d’avantage, sous couvert d’allégations mensongères médiatisées, la République Centrafricaine, pays particulièrement fragilisé par une crise militaro politique profonde et confronté à un grand défi de mobilisation de ressources pour sortir la population de l’extrême vulnérabilité.

 

Le discrédit permanent, jeté sur les relations fortes d’amitié, de fraternité et de solidarité existantes entre la République de l’Angola et la République Centrafricaine, poursuit l’unique dessein de priver le peuple centrafricain, plongé dans la détresse humanitaire la plus grave de son histoire depuis décembre 2012, de toute assistance significative et durable de ses pays voisins membres de la CEEAC, qui se sentent concernés par le sort de l’Etat  Centrafricain et de sa population meurtrie.

 

La Présidence de la transition tient à informer l’opinion nationale et internationale que sur initiative de la Cheffe de l’Etat de la Transition, toute la lumière a été faite sur la gestion de l’assistance financière mise à la disposition de la République Centrafricaine par le gouvernement angolais avec les hautes autorités du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New-York.

 

Par conséquent, la Présidence de la transition demande instamment que cesse la campagne calomnieuse en cours, dont le peuple centrafricain n’a pas besoin, à un moment où des efforts sont déployés pour maintenir la République Centrafricaine en bonne place dans  l’agenda de la communauté internationale à coté des nombreuses urgences qui mobilisent l’attention des bailleurs de fonds.

.

Pour la Présidence de la transition,

 

Antoinette Montaigne,

 

Porte parole de la Présidence.

fangolais.png


27/09/2014


ALLOCUTION DE MADAME CATHERINE SAMBA-PANZA, CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION

[La rédaction|Mis à jour|samedi 27 septembre 2014  ] 

 CSP22.png

 
Réunion de haut niveau sur la République Centrafricaine en marge de

 l’Assemblée Générale des Nations Unie


New York, 26 septembre 2014

 

Leurs Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,


Mesdames, Messieurs les Membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, 


Monsieur le Médiateur International dans la crise Centrafricaine,


Monsieur le Secrétaire d’Etat Américain,


Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales, des Représentations diplomatiques et des Institutions financières Internationales,


Distinguées Personnalités,


Mesdames, Messieurs,


Une fois de plus, la Communauté Internationale se mobilise au chevet de la République Centrafricaine à travers cette réunion de haut niveau en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies que le Secrétaire Général des Nations Unies a bien voulue organiser et à laquelle tous les partenaires de mon pays sont conviés. Je suis très sensible à cet élan de solidarité internationale à l’égard de la population de mon pays et me réjouis que la crise Centrafricaine demeure encore au cœur des préoccupations de la Communauté Internationale.


Cette réunion va nous donner l’occasion d’évaluer les actions menées depuis la signature de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville et d’examiner les perspectives de la sortie définitive de crise dans mon pays, avec l’appui de la coopération internationale. 


Avant d’en arriver là, je voudrais m’acquitter d’un agréable devoir, celui de saluer la présence nombreuse de Très Hautes personnalités, des organisations et institutions qui ont toujours soutenu et accompagné mon action en faveur de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans mon pays. Leur présence ici est un véritable réconfort sinon le gage de la réussite de cette réunion qui porte les espoirs de tout un peuple meurtri par des conflits récurrents.

 

Je peux rassurer toutes ces hautes personnalités que le peuple Centrafricain sera toujours reconnaissant des efforts accomplis par leur pays respectif en sa faveur, des moyens déployés et des sacrifices consentis.


Je voudrais surtout saisir cette occasion exceptionnelle pour rendre un hommage renouvelé au dynamisme et à l’engagement du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban KI-MOON, qui n’a ménagé aucun effort pour être aux côtés du peuple Centrafricain et de ses dirigeants tout au long de cette crise.
 

Leurs Excellences,


Distinguées personnalités,


Mesdames, Messieurs,


Au moment où je m’adresse à vous du haut de cette tribune, la situation de la République Centrafricaine reste encore préoccupante malgré les avancées enregistrées depuis huit(8) mois. 


Parmi les résultats palpables, nous pouvons relever : le retour progressif de la sécurité à Bangui et dans certaines villes de l’arrière pays, grâce à l’appui des troupes internationales, la réduction du nombre de sites des déplacés, le retour progressif des réfugiés, la reprise timide des activités socioéconomiques, le redéploiement progressif de l’administration en province, la reprise de la coopération avec les institutions financières internationales, le déploiement de la MINUSCA et surtout la signature de l’Accord de cessation des hostilités sous les auspices du Médiateur International de la crise Centrafricaine, le 23 juillet à Brazzaville.

 

A travers cet Accord, les groupes armés, la société civile et les partis politiques se sont engagés à œuvrer ensemble pour sauver la RCA. 


Depuis lors, les leaders des communautés musulmanes, chrétiennes et protestantes œuvrent ensemble pour interpeller la population à la tolérance et à réapprendre à vivre ensemble. Les femmes sont également engagées dans cette dynamique et les jeunes ont pris conscience des méfaits de la violence sur leur avenir. Ils multiplient les actions de sensibilisation et de réconciliation dans les quartiers et les arrondissements et ensemble, nous avançons dans le processus du dialogue national inclusif. 

 

Leurs Excellences,


Distinguées personnalités,


Mesdames et Messieurs,

 

Malgré son potentiel naturel très important, mon pays enregistre des niveaux d’indicateurs socioéconomiques encore très critiques. L’Indice de Développement Humain (IDH) s’est considérablement détérioré, plaçant la RCA parmi les cinq derniers pays à l’échelle mondiale, soit au 172èmerang sur 177 pays. Ces indicateurs expriment à suffisance l’étendue des défis socio-économiques auxquels la République Centrafricaine doit faire face.

En réponse à ces défis, un Programme d’Urgence et de Relèvement Durable de la République Centrafricaine a été élaboré. Ce document constitue aujourd’hui le cadre de dialogue et de concertation avec les partenaires pour l’assistance en faveur de mon pays. 
Ce Programme met en œuvre une stratégie qui associe les actions d’assistance humanitaire et de relèvement précoce pour renforcer l’objectif général de lutte contre la pauvreté. 


Il est en effet important de maintenir une cohérence dans l’aide dont le paquet devra comporter nécessairement l’humanitaire, le développement et la sécurité dans ses aspects politique, civile et militaire. Mais il faut reconnaitre que nous devons vite sortir de l’humanitaire qui absorbe la majeure partie de l’aide en ce moment pour envisager le relèvement et le développement. 


C’est pourquoi, cette stratégie, qui fait l’objet du plaidoyer que je fais auprès de la Communauté Internationale, s’articule autour des piliers suivants: 


La sécurité d’abord. Dans ce domaine, nos attentes à l’endroit de la Communauté Internationale portent sur :


L’appui à la mise en œuvre des programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration (DDRR) et de réforme du secteur de la sécurité(RSS) pour parvenir à une réhabilitation et une refondation des Forces Armées Centrafricaines. Il est extrêmement important et urgent que le pays dispose d’une armée qui apporterait d’ailleurs son concours aux forces de maintien de la paix de l’ONU sur le terrain. Or, en raison des sanctions imposées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies et notamment de l’embargo sur les armes, la République Centrafricaine ne peut pas équiper son armée. 


Les questions sécuritaires doivent nécessairement être abordées dans le cadre d’une collaboration renforcée avec les pays voisins que nous avons déjà amorcée avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et les efforts dans ce sens devront être renforcés. 


Ensuite, nous attendons de la Communauté Internationale qu’elle nous soutienne dans la promotion de la bonne gouvernance et de la construction de l’Etat de droit en vue de rompre radicalement avec les dérives de la mauvaise gouvernance. 


A cet égard, il est fondamental de mettre un accent particulier sur le rétablissement de la fonction judiciaire pour mieux lutter contre l'impunité et la corruption. Dans ce cadre, j’ai accepté de céder une partie de l’autorité nationale en matière de justice transitionnelle à la Mission Onusienne de Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) afin de renforcer les capacités des juges. 


Nous insisterons tout particulièrement sur le développement durable parce qu’il apparaît clairement que le déterminant décisif de la crise Centrafricaine est la pauvreté. 


La RCA connaît une forte mobilisation de l’assistance humanitaire à travers les interventions de plus de 90 ONGs internationales. Malgré tout, on peut noter une faiblesse de l’accès aux services sociaux. Mon appel à ces courageux partenaires est de revoir le contenu de l’aide humanitaire afin que celle-ci permette le relèvement effectif des communautés. 


Conformément à la Charte de Transition, j’ai fait du dialogue et de la concertation mon mode de gouvernance du pays en maintenant de manière régulière le dialogue avec les Institutions de la Transition et toutes les forces vives de la nation, ce qui a abouti à l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Le processus doit désormais se poursuivre avec les consultations populaires dans les 16 préfectures et le forum de réconciliation à Bangui. Toutes ces consultations nécessiteront des moyens matériels et financiers colossaux. Je sollicite l’appui de la Communauté Internationale à la mise en œuvre effective de ce processus politique. 


S’agissant des élections prévues en février 2015 et auxquelles je ne participerai pas, le cadre juridique électoral et les différents organes de régulation des élections ont déjà été mis en place. Cependant, notre ferme volonté d’aller résolument à l’organisation de ces élections bute sur de nombreux préalables d’ordre juridiques, institutionnels, politiques, sécuritaires, techniques et financiers.


Je sollicite la mobilisation de la communauté internationale pour l’appui technique et le financement des élections en République Centrafricaine afin de permettre à ce pays de retrouver rapidement sa place dans le concert de Nations démocratiques. 


L’autre défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui en Centrafrique est la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, dont l’objectif est de rapprocher l’administration des administrés afin d’accélérer le retour rapide des personnes déplacées internes et refugiées, et de renforcer la protection des civils. 


Nous sommes cependant conscients que ces actions passeront d’abord par la poursuite des réformes économiques et la promotion de la croissance soutenue. Il est en effet urgent, à court terme, de créer des richesses et des emplois afin non seulement de prendre en charge les dépenses régaliennes de l’Etat mais d’offrir des opportunités de formation et d’emplois aux femmes et aux jeunes désœuvrés qui forment les bataillons des rebellions armées. 


La mise en œuvre d’une assistance économique et budgétaire rapide devrait permettre de renforcer les capacités des principaux acteurs de l’économie et relancer les secteurs productifs créateurs d’emplois. 


Elle devrait également permettre de construire, réhabiliter et viabiliser les équipements et infrastructures économiques détruits et renforcer la gouvernance financière avec la poursuite des réformes globales des finances publiques.

 

Je suis cependant consciente qu’il est plus important et urgent de redonner à l’Etat Centrafricain des capacités financières propres. Pour cela, la sécurisation des zones minières est une action prioritaire devant conduire à terme au rétablissement de la République Centrafricaine dans le processus de Kimberley. Mon souhait le plus ardent est que les forces de l’ONU désormais déployées dans le pays apportent tout leur appui à cette action prioritaire. 

 

Leurs excellences,


Distinguées personnalités,


Mesdames et Messieurs,


Pour ramener la sécurité et la paix en République Centrafricaine, il faut reconnaître que les besoins sont énormes et les moyens demeurent encore très limités. La mise en œuvre du Plan d’Urgence pour le Relèvement Durable nécessite des moyens colossaux. C’est pourquoi, le peuple Centrafricain a encore besoin des Etats membres de la Communauté Internationale pour soutenir son espoir de reconstruire son pays et partant, de retrouver son unité et sa dignité. 


Cependant, il importe de souligner que la rigueur et la transparence dans la gestion des ressources extérieures et internes, est une nécessité et conditionne la capacité du pays à mobiliser des appuis extérieurs. Les allégations malveillantes relatives a la gestion du don angolais en est une démonstration. Ce dossier, d’une extrême importance pour les partenaires techniques et financiers a été clarifié avec le FMI lors de nos récentes rencontres.

 

Distinguées personnalités,


Mesdames et Messieurs,


Nous avons besoin du soutien de vos diverses institutions et organisations, pour promouvoir ce message d’espoir au sein de la communauté internationale par un plaidoyer sur la nécessité de faire de la République Centrafricaine un exemple concret de capacités de résilience pour sortir de la vulnérabilité. 


Je ne doute pas que la solidarité internationale qui s’est déjà manifestée en faveur du peuple Centrafricain va s’intensifier à l’issue de cette réunion par la tenue d’une table ronde des bailleurs de fonds dans les mois à venir pour un soutien plus accru aux efforts des Autorités de la Transition. 


Je vous remercie pour votre aimable attention.


27/09/2014