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Amnesty lance une campagne pour la libération d'activistes congolais

 [ Par  Fiston Mahamba Larousse |Mis à jour| 01-01-2015 ]

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 Au moins cinq militants ont été arrêtés le 15 mars dernier à l'occasion d'une rencontre sur la démocratie à Kinshasa.

L'ONG Amnesty International a annoncé lundi le lancement de la campagne pour la libération de militants pro-démocratie encore détenus en secret selon elle, depuis 15 jours à Kinshasa par les services de renseignement de la République Démocratique du Congo (RDC).

Au moins cinq militants (des sources juridiques parlent de 7 militants) arrêtés le 15 mars dernier à l'occasion d'une rencontre sur la démocratie et la bonne gouvernance à Kinshasa sont toujours derrières les barreaux et risquent d'être maltraités et torturés, assure Amnesty.

De son côté, le parlement de la RDC a indiqué, lundi, qu'une de ses commissions va se pencher sur la question pour découvrir les circonstances dans lesquelles ces militants citoyens sont détenus et les raisons qui retardent leur libération, selon une source gouvernementale jointe par Anadolu, qui assure de son côté "qu'il n' y a pas de risque de torture".

D'après le communiqué d'Amnesty International, cette campagne qui consistera à signer une pétition, écrire aux autorités congolaises et envoyer des messages de solidarités aux détenus sur Twitter,  permettra aux membres de l’ong et au grand public d’exprimer leur solidarité envers ces militants victimes d’une « répression continuelle à l’approche de l’élection présidentielle de l’an prochain ».

La semaine passée, une plainte a été déposée par des avocats congolais pour arrestation et détention "arbitraire" de 7 activistes congolais par la police militaire.

Les 7 militants congolais participaient, à l’occasion du lancement d'un mouvement citoyen congolais «Filimbi», à la rencontre sur la bonne gouvernance avec deux mouvements sénégalais et burkinabè, respectivement, "Y en a marre" et Balai citoyen", ainsi que d'autres activistes, avant d'être arrêtés par la police militaire, selon des sources concordantes.

Les mouvements citoyens sénégalais et burkinabè avaient respectivement contribué à barrer la route à un troisième mandat du président sénégalais Abdoulaye Wade, en 2012, et conduit à la chute du président Blaise Compaoré, en octobre dernier.

 Quelques militants congolais ainsi que des journalistes occidentaux présents, ont été libérés depuis, alors que les 7 activistes, dont le fils d'un député de l'opposition, Gilbert Kikwama, restent en détention.

Pour le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, joint par Anadolu à l’occasion, "l'affaire est entre les mains de la justice, le gouvernement n'a pas à interférer."

La République Démocratique du Congo vit depuis plusieurs semaines au rythme de tensions politiques, sur fond de contestation du Président Joseph Kabila, suspecté de vouloir briguer un nouveau mandat en 2016 exclu par la Constitution du pays.

©AA



01/04/2015

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