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Centrafrique : Un Etat de droit ?

Africa7info-Par Denise Yakazangba-Mis à jour, le 13/08/2016

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L’Etat de droit, c’est lorsque l’Exécutif ne s’ingère pas dans les affaires juridiques et que les magistrats ne sont pas corrompus, alors, on peut parler d’« impunité zéro ». Mais, ce n’est pas ce que nous constatons de nos jours. C’est la corruption qui bat son plein dans les juridictions centrafricaines. Comment peut-on prétendre à la paix et au développement s’il n’y a pas la justice équitable ? Partout dans les commissariats de police, les brigades de la gendarmerie, voire les Tribunaux de Grande Instance (TGI), ce phénomène incurable est toujours à la une. Et c’est ce qui pousse tant de concitoyens à opter pour la justice populaire.

De ce fait, dans les juridictions centrafricaines précitées ici, si un individu commet un délit, on le poursuit judiciairement. Arrivé à la justice, on va le mettre en garde-à-vue pour son audition. Dès que l’individu se sent coupable et sort une importante somme d’argent, il est libéré dans les 48 heures qui suivent. De là, l’accusé et le plaignant vont se retrouver au quartier. Quelle relation entretiendront-ils entre eux, dès lors que la justice n’a pas été rendue équitablement ? Et pire encore, si la procédure arrive à son terme et que la justice condamne l’accusé à dix (10) ans d’emprisonnement ferme et une amende de 100 000 francs CFA par exemple, et que ce dernier est transféré à la Maison d’Arrêt Centrale de Ngaragba, puis libéré quelques jours après son incarcération, quelle sera la réaction du plaignant ? Nous osons croire qu’il sera très mordant et n’hésitera pas à pratiquer la justice populaire. Par contre, le détenu libéré va se glorifier en disant : « même si on m’envoie en prison, je vais sortir et rien ne m’arrivera. J’ai suffisamment d’argent pour corrompre ».

En effet, les juristes, les Officiers de Police Judiciaire ont le privilège et le devoir de prononcer des sentences équitables à l’encontre des présumés criminels de guerre ou de crime contre l’humanité au lieu de ne regarder que vers la corruption et l’affinité parentale.

Ainsi, le ministre de la Justice a du pain sur la planche pour redorer le blason de la justice centrafricaine.



13/08/2016
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